Bon, je vous crois : vous n’êtes inféodée (ni le MLC) à monsieur Dantec d’aucune façon, OK. J’ai tout du moins du mal à comprendre vos rapports, et votre présence ici, mais on dira que c’est parce que je suis un poil trop individualiste.
Je voudrais revenir à notre première discussion : celle où je n’avais pas vu, fatigue nocturne oblige, que vous faisiez partie du noble sexe... Alors donc, en plus de cette erreur de genre, je n’ai pas cru bon relever le fait que je ne connaissais point "les deux lois de cette pratique, séparées par un point-virgule". D’après ce que je comprend, AVANT c’est la simple juxtaposition de samples bruts, et APRES c’est le travail sur ces mêmes samples de façon à les rendre méconnaissables, non ? Oui, mais dans ce cas : suivant sa propre culture, ses propres connaissances, et sa propre oreille (importante pour reconnaitre le boulot sur les samples), où place-t’on le "point virgule" ? C’est selon chacun, ou bien il y a un emplacement absolu ?
Et après, si on entend quand même les samples (et même, disons que l’on ne fait que les devinez), on est sensé admirer quoi : le talent dit de "maquillage" des samples ? Le goût exquis de l’auteur qui sait si bien choisir ses samples ?
Sinon, je n’ai pas l’heur de connaître le Cardinal de Retz ou l’oeuvre de Sax Rohmer (ou alors "remixés" après le point virgule, et donc méconnaissable pour moi), c’est dire l’étendue de ma pauvre culture... Je ne connais d’ailleurs pas plus "l’esprit indie qui (sur)vit in Montréal City", ce qui est presque logique, coincé par le périph’ que je suis !
Ce qu’en fait je ne comprend guère dans l’attitude de Maurice, c’est de faire des oeuvres de divertissement (au délà du point virgule, si vous voulez) tout en ayant l’ambition d’abattre le nihilisme ambiant : il y a là une dichotomie bien particulière, que l’on retrouve d’ailleurs chez bon nombre d’artistes (pas seulement auteurs, aussi dans le domaine de la musique) actuels, en particulier ceux qui sont médiatisés. Tiens, citons Debord encore une fois (n’est plus coutume...) : "l’agent du spectacle mis en scène comme vedette est le contraire de l’individu, l’ennemi de l’individu en lui-même aussi évidemment que chez les autres. Passant dans le spectacle comme modèle d’identification, il a renoncé à toute qualité autonome pour s’identifier lui-même à la loi générale de l’obéissance au cours des choses". Vous me répondrez, oui mais un artiste peut-il renoncer à son succès, en tant qu’artiste, simplement parce que le très saint Debord en a décidé ainsi ? Certes non, mais la dichotomie est là tout de même.
Chère QWERTY,
Bon, je vous crois : vous n’êtes inféodée (ni le MLC) à monsieur Dantec d’aucune façon, OK. J’ai tout du moins du mal à comprendre vos rapports, et votre présence ici, mais on dira que c’est parce que je suis un poil trop individualiste.
Je voudrais revenir à notre première discussion : celle où je n’avais pas vu, fatigue nocturne oblige, que vous faisiez partie du noble sexe... Alors donc, en plus de cette erreur de genre, je n’ai pas cru bon relever le fait que je ne connaissais point "les deux lois de cette pratique, séparées par un point-virgule". D’après ce que je comprend, AVANT c’est la simple juxtaposition de samples bruts, et APRES c’est le travail sur ces mêmes samples de façon à les rendre méconnaissables, non ? Oui, mais dans ce cas : suivant sa propre culture, ses propres connaissances, et sa propre oreille (importante pour reconnaitre le boulot sur les samples), où place-t’on le "point virgule" ? C’est selon chacun, ou bien il y a un emplacement absolu ?
Et après, si on entend quand même les samples (et même, disons que l’on ne fait que les devinez), on est sensé admirer quoi : le talent dit de "maquillage" des samples ? Le goût exquis de l’auteur qui sait si bien choisir ses samples ?
Sinon, je n’ai pas l’heur de connaître le Cardinal de Retz ou l’oeuvre de Sax Rohmer (ou alors "remixés" après le point virgule, et donc méconnaissable pour moi), c’est dire l’étendue de ma pauvre culture... Je ne connais d’ailleurs pas plus "l’esprit indie qui (sur)vit in Montréal City", ce qui est presque logique, coincé par le périph’ que je suis !
Ce qu’en fait je ne comprend guère dans l’attitude de Maurice, c’est de faire des oeuvres de divertissement (au délà du point virgule, si vous voulez) tout en ayant l’ambition d’abattre le nihilisme ambiant : il y a là une dichotomie bien particulière, que l’on retrouve d’ailleurs chez bon nombre d’artistes (pas seulement auteurs, aussi dans le domaine de la musique) actuels, en particulier ceux qui sont médiatisés. Tiens, citons Debord encore une fois (n’est plus coutume...) : "l’agent du spectacle mis en scène comme vedette est le contraire de l’individu, l’ennemi de l’individu en lui-même aussi évidemment que chez les autres. Passant dans le spectacle comme modèle d’identification, il a renoncé à toute qualité autonome pour s’identifier lui-même à la loi générale de l’obéissance au cours des choses". Vous me répondrez, oui mais un artiste peut-il renoncer à son succès, en tant qu’artiste, simplement parce que le très saint Debord en a décidé ainsi ? Certes non, mais la dichotomie est là tout de même.
Voili-voilà,
Bien le bonsoir (heu, jour ?).