On commence à très nettement s’éloigner du sujet initial (est-ce le but ? ça ne m’étonnerait qu’à moitié). Bon, sur le corridor VIII, info récente tirée du journal italien Il Sole 24 Ore du 29 mars 2001 :
« Avec les troupes américaines, et parfois même avant, viennent les multinationales. Comme d’habitude, Brown & Route - une entreprise opérant dans le champ des grands projets et très proche du Pentagone - a été la première sur place. L’entreprise fait partie du groupe Halliburton, qui était dirigée en août dernier par le ministre de Bush, Dick Chaney. Halliburton et Brown & Route font partie du consortium AMBO, qui espère transformer les trois petits pays des Balkans - l’Albanie, la Macédoine et la Bulgarie -, en principaux hôtes des pipelines qui doivent s’étendre de Bourgas sur la Mer noire à Vlore, pour un investissement d’environ 1 milliard de dollars. Pour les Américains, le Corridor VIII est une alternative au cas où le projet Bacu-Ceihan de l’Azerbaijan à la Turquie ne se réaliserait pas. Le projet devrait être réalisé dans les deux prochaines années, mais AMBO tente toujours de convaincre d’autres investisseurs tels que Shell, British Petroleum, Chevron et Agip de les rejoindre.
Une alternative plus économique et plus rapide serait un pipeline entre Bourgas et Alexandroulolis. Pendant ce temps, Gazprom et ENI, avec leur projet Blue Sream, qui doit prochainement s’étendre de la Russie à la côte turque de la Mer noire, prétend être le plus gros fournisseur de gas à l’Europe.
Ainsi la région semble être le point convergent d’intérêts et de destins qui dépassent de loin la puissance des états des Balkans. »
A ma connaissance, Il Sole 24 Ore n’est pas un canard marxo-trucmuche : il est désormais le premier quotidien économique européen, devant le Financial Times, avec plus de 400 000 numéros vendus chaque jour. Jusqu’au début des années 80, il était la propriété de la Confindustria, le MEDEF italien. Tu dois donc bien être le dernier à croire qu’il n’y avait ni pétrole ni intérêts géostratégiques (ni intérêts américains) en jeu dans ces conflits.
On commence à très nettement s’éloigner du sujet initial (est-ce le but ? ça ne m’étonnerait qu’à moitié). Bon, sur le corridor VIII, info récente tirée du journal italien Il Sole 24 Ore du 29 mars 2001 :
« Avec les troupes américaines, et parfois même avant, viennent les multinationales. Comme d’habitude, Brown & Route - une entreprise opérant dans le champ des grands projets et très proche du Pentagone - a été la première sur place. L’entreprise fait partie du groupe Halliburton, qui était dirigée en août dernier par le ministre de Bush, Dick Chaney. Halliburton et Brown & Route font partie du consortium AMBO, qui espère transformer les trois petits pays des Balkans - l’Albanie, la Macédoine et la Bulgarie -, en principaux hôtes des pipelines qui doivent s’étendre de Bourgas sur la Mer noire à Vlore, pour un investissement d’environ 1 milliard de dollars. Pour les Américains, le Corridor VIII est une alternative au cas où le projet Bacu-Ceihan de l’Azerbaijan à la Turquie ne se réaliserait pas. Le projet devrait être réalisé dans les deux prochaines années, mais AMBO tente toujours de convaincre d’autres investisseurs tels que Shell, British Petroleum, Chevron et Agip de les rejoindre.
Une alternative plus économique et plus rapide serait un pipeline entre Bourgas et Alexandroulolis. Pendant ce temps, Gazprom et ENI, avec leur projet Blue Sream, qui doit prochainement s’étendre de la Russie à la côte turque de la Mer noire, prétend être le plus gros fournisseur de gas à l’Europe.
Ainsi la région semble être le point convergent d’intérêts et de destins qui dépassent de loin la puissance des états des Balkans. »
A ma connaissance, Il Sole 24 Ore n’est pas un canard marxo-trucmuche : il est désormais le premier quotidien économique européen, devant le Financial Times, avec plus de 400 000 numéros vendus chaque jour. Jusqu’au début des années 80, il était la propriété de la Confindustria, le MEDEF italien. Tu dois donc bien être le dernier à croire qu’il n’y avait ni pétrole ni intérêts géostratégiques (ni intérêts américains) en jeu dans ces conflits.