La question qui se pose Marcuse et qui est selon essentielle est : Le
capitalisme satisfait-il des besoins latents ou génère-t-il de nouveaux
besoins intimement liés au capitalisme ? Autrement dit, le capitalisme
modifie-t-il la structure instinctuelle des hommes ? Pour Marcuse, et il
est très convaincant, il semble que oui.
Sans avoir lu Marcuse, on peut sûrement dire sans trop de risque que c’est
le cas de la plupart des grands changements historiques : invention du langage,
changement de religion dominante, de modèle économique, grandes découvertes
ou théorisations scientifiques... Dire que les besoins inventés par le capitalisme
sont "artificiels" ne suffit pas : est-ce que les australopithèques avaient besoin
d’amour, et faut-il bannir l’amour pour autant ?
On est bien obligés de revenir à la critique morale des dits besoins.
Force est de constater que les gens sont de plus en plus hermétiques à la
pensée critique, récupérée et travestie par l’idéologie dominante
De plus en plus ? Y a-t-il vraiment eu un mieux auparavant ? Entre les gens
convaincus par panurgisme que le capitalisme c’est bien, et les gens convaincus
par panurgisme que la révolution c’est bien, est-ce qu’on peut dire
que les seconds étaient plus intelligents que les premiers ?
La question qui se pose Marcuse et qui est selon essentielle est : Le
capitalisme satisfait-il des besoins latents ou génère-t-il de nouveaux
besoins intimement liés au capitalisme ? Autrement dit, le capitalisme
modifie-t-il la structure instinctuelle des hommes ? Pour Marcuse, et il
est très convaincant, il semble que oui.
Sans avoir lu Marcuse, on peut sûrement dire sans trop de risque que c’est
le cas de la plupart des grands changements historiques : invention du langage,
changement de religion dominante, de modèle économique, grandes découvertes
ou théorisations scientifiques... Dire que les besoins inventés par le capitalisme
sont "artificiels" ne suffit pas : est-ce que les australopithèques avaient besoin
d’amour, et faut-il bannir l’amour pour autant ?
On est bien obligés de revenir à la critique morale des dits besoins.
Force est de constater que les gens sont de plus en plus hermétiques à la
pensée critique, récupérée et travestie par l’idéologie dominante
De plus en plus ? Y a-t-il vraiment eu un mieux auparavant ? Entre les gens
convaincus par panurgisme que le capitalisme c’est bien, et les gens convaincus
par panurgisme que la révolution c’est bien, est-ce qu’on peut dire
que les seconds étaient plus intelligents que les premiers ?
a+
Antoine.