Tu poses des questions très intéressantes sur le réalisme d’une alternative au capitaliste : QUI DECIDE ?
Tout d’abord, le capital est un rapport social entre 2 classes, qui permet à une des deux classes d’extorquer du surtravail à l’autre classe. Si on adopte cette définition, l’ex-URSS etait capitaliste (d’etat) puisque la nomenklatura, même si elle ne possedait pas, de facon privée, les moyens de production, contrôlait le processus de production, et s’arrogeait une part du travail des ouvriers et employés. Il y a des différences énormes entre le capitalisme d’état et le capitalisme de marché (sur la détermination des prix, .....) mais dans les deux cas, il y a accumulation du capital sous le pilotage d’une classe (qui décide, qui exploite en s’appropriant une part du travail des autres, ....).
Pourquoi j’evoque le capitalisme d’état ? Tout simplement parce que tu assimilais un peu vite communisme et planification ..... Tout dépend de la nature de la planification. Si la planification est démocratique, cela change tout. L’essentiel, c’est que les travailleurs controlent le processus de production, que la production soit fonction des besoins socaiux, .... mais je suis bien conscient que le passage au communisme ne se fera pas du jour au lendemain, il faut imaginer des étapes de transition, où les relations marchandes exerceront encore un rôle, encadrées socialement (et pas forcément uniquement au niveau central : les expériences de démocratie participative, au niveau local, le prouvent à l’état embryonnaire au Brésil) et démocratiquement.
Tu poses des questions très intéressantes sur le réalisme d’une alternative au capitaliste : QUI DECIDE ?
Tout d’abord, le capital est un rapport social entre 2 classes, qui permet à une des deux classes d’extorquer du surtravail à l’autre classe. Si on adopte cette définition, l’ex-URSS etait capitaliste (d’etat) puisque la nomenklatura, même si elle ne possedait pas, de facon privée, les moyens de production, contrôlait le processus de production, et s’arrogeait une part du travail des ouvriers et employés. Il y a des différences énormes entre le capitalisme d’état et le capitalisme de marché (sur la détermination des prix, .....) mais dans les deux cas, il y a accumulation du capital sous le pilotage d’une classe (qui décide, qui exploite en s’appropriant une part du travail des autres, ....).
Pourquoi j’evoque le capitalisme d’état ? Tout simplement parce que tu assimilais un peu vite communisme et planification ..... Tout dépend de la nature de la planification. Si la planification est démocratique, cela change tout. L’essentiel, c’est que les travailleurs controlent le processus de production, que la production soit fonction des besoins socaiux, .... mais je suis bien conscient que le passage au communisme ne se fera pas du jour au lendemain, il faut imaginer des étapes de transition, où les relations marchandes exerceront encore un rôle, encadrées socialement (et pas forcément uniquement au niveau central : les expériences de démocratie participative, au niveau local, le prouvent à l’état embryonnaire au Brésil) et démocratiquement.