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> Critique marxienne du Manifeste logorrhéique, idéaliste et petit-bourgeois de Tarte tatin sur la Fin du travail

10 mai 2001, 19:17, par Croa 33

Encore cette étrange impression que rien d’autre n’existe quand on a lu Marx Pour ma part ça ne me donne pas
envie de lire Marx ! J’ai trop lu de beaux textes que je ne veux surtout pas oublier. Bon, j’exagère Mais j’invite
quand même Marx_attac à regarder un peu ailleurs et ainsi de découvrir d’autres cultures.

Pour ma part je persiste dans mon appréciation globale du texte de Tarte Tatin (Voir Forum correspondant)
qu’à mon avis tu n’as pas compris.

Je persiste aussi, contrairement à TT, à reconnaître le travail comme une valeur fondamentale. Une oeuvre peut même
être passionnante. Ce qui est en train de détruire les hommes c’est la RECUPERATION de cette valeur, ou pire, la
contrainte à des fins mercantiles et pour finir la dévalorisation de l’oeuvre devenue objet de consommation. Cela
débouche d’ailleurs fort logiquement sur le monde terne que tu nous décris mais dont tu te contentes de faire le
constat.

Tu as raison quand tu dis que les progrès scientifiques et techniques ne sont pas mauvais. Mais Tarte Tatin n’a pas
voulu dire autre chose ; Il pense en fait comme toi qu’il s’agit d’une force productive du capital. Quant au
communisme, je ne vois pas ce qu’il vient faire là dedans. Peut-être est-ce ton idéal ? Normal en ce cas que tu n’ais
rien compris car l’une des idées directrices du texte de TT était de dénoncer une aliénation par le travail générée par
une situation. Le communisme n’a à nous proposer qu’une aliénation par le travail planifiée et je ne voie pas où est le
progrès !

Quant à l’emprise de l’idéologie néolibérale, tu n’en es toi-même pas complètement exempt. (Personne d’ailleurs !) Je
remarque simplement que tu reconnais une part de légitimité au patron gestionnaire.

Pour finir, il est bon que des débats s’ouvrent sur les légitimités sociales. Le revenu d’existence en est une et c’était
une bonne idée de le proposer. Pour cela un débat doit aussi être ouvert sur les conditions nécessaires à ce type
d’objectif pour une nouvelle société dont celui des POUVOIRS DEMOCRATIQUES FORTS afin de réguler un
système où l’initiative individuelle aurait sa place, mais seulement celle qui lui sera attribuée, et pas plus ! Quant au
capital, il faudrait qu’on lui impose enfin quelques devoirs, comme celui de faire vivre décemment les hommes de
toutes les couleurs, de ne plus mettre en cage la viande (heu Pardon : les animaux), de ne plus salir la planète, etc