L’embêtant avec les marxistes, c’est qu’ils ne disent jamais comment dans leur société idéale le
capital s’accumulerait... ni qui déciderait de la part du produit qu’on consacrerait à l’accumulation
du capital. A croire que la suppression du capitalisme supprime la nécessité du capital. Mais
bon sang, même Ronbinson Crusoë sur son île a besoin d’accumuler du capital pour survivre !
Si on admet que le capital est productif comme le travail, il reste alors à prouver que la
planification centralisée est toujours plus efficace que les décisions privées décentralisées,
pour en décider l’affectation. D’autres s’y sont déjà cassés les dents.
On peut bien sûr imaginer que l’auto-gestion est justement un moyen de combiner propriété
collective par les travailleurs et décentralisation des décisions. Mais si les prix sont
déterminés par le marché, ça n’empêche pas Lipp et Moulinex. Si les prix sont décidés de
façon centralisée, ce n’est plus compatible à terme avec l’autonomie de gestion des
travailleurs dans l’entreprise.
Mais tout ça n’est que détail : n’empêchons pas économistes marxistes de croire à leur rêve.
Quant aux autres, ils trouveront tout de même profit à lire le Marx philosophe : on peut y faire
son miel. Par exemple, au hasard dans le "Manifeste" : "Tous les rapports sociaux traditionnels
et figés se dissolvent. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout se qui
était sacré est profané". On croirait du Arendt ; on est en plein dans l’entropie capitaliste
actuelle.
Amicalement quand même
Vandale, qui fuit avant de se faire taxer de larbin du grand capital
L’embêtant avec les marxistes, c’est qu’ils ne disent jamais comment dans leur société idéale le
capital s’accumulerait... ni qui déciderait de la part du produit qu’on consacrerait à l’accumulation
du capital. A croire que la suppression du capitalisme supprime la nécessité du capital. Mais
bon sang, même Ronbinson Crusoë sur son île a besoin d’accumuler du capital pour survivre !
Si on admet que le capital est productif comme le travail, il reste alors à prouver que la
planification centralisée est toujours plus efficace que les décisions privées décentralisées,
pour en décider l’affectation. D’autres s’y sont déjà cassés les dents.
On peut bien sûr imaginer que l’auto-gestion est justement un moyen de combiner propriété
collective par les travailleurs et décentralisation des décisions. Mais si les prix sont
déterminés par le marché, ça n’empêche pas Lipp et Moulinex. Si les prix sont décidés de
façon centralisée, ce n’est plus compatible à terme avec l’autonomie de gestion des
travailleurs dans l’entreprise.
Mais tout ça n’est que détail : n’empêchons pas économistes marxistes de croire à leur rêve.
Quant aux autres, ils trouveront tout de même profit à lire le Marx philosophe : on peut y faire
son miel. Par exemple, au hasard dans le "Manifeste" : "Tous les rapports sociaux traditionnels
et figés se dissolvent. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout se qui
était sacré est profané". On croirait du Arendt ; on est en plein dans l’entropie capitaliste
actuelle.
Amicalement quand même
Vandale, qui fuit avant de se faire taxer de larbin du grand capital
Voir en ligne : http://vandale.free.fr