25 juillet 2001, 08:14, par Jean-Patrick Abelsohn - http://cidcspes.free.fr
Il est à peine étonnant que le sujet du débat ouvre les souhaitables horizons d’une relecture de Marx. La référence à Paul Lafargue est alors intéressante parce qu’on ne peut oublier qu’il a sous-titré son livre "Le droit à la paresse" par "réfutation du droit au travail de 1848"...
A découvrir, lire ou relire, donc ... (fac-similé téléchargeable sur le site de la BNF)
Jacques Duboin fait sans aucun aussi doute parti de ces autres "veines pensantes" à sortir du placard.
Son "socialisme distributiste" trouve ses fondements dans une réflexion sur l’avénement d’une société d’abondance de biens(par la "grande relève de l’homme par la machine")et sur l’intérêt à porter à ce qui est produit..
Il développe une logique de production basée sur la demande et sur l’usage des biens ...
Il interroge ainsi sur la répartition des gains et des temps qui découleraient d’une société dont la production serait démocratiquement délibérée...
et, c’est alors très naturellement qu’il propose d’instituer le droit fondamental à une sorte de revenu de répartition acquis à tous ... (c’est dans les années 1930 et Duboin n’était pas un révolutionnaire, et pas vraiment même un homme de gauche...)
Et combien d’autres se sont (volontairement ou involontairement) inscrits dans les voies "associationnistes" de 1848-1850 ...
jusquà ceux qui défendent aujourd’hui le concept "d’économie solidaire" (si on retient ceux qui sont dans la construction d’une alternative)...
C’est sans doute le fait d’aborder séparément les problèmes (travail,logement, santé...etc...)qui pollue d’origine la réflexion ... En prenant les enjeux humains et environnementaux par le "petit bout de la lorgnette", on se met forcément dans une situation de tentative de "régulation" de l’existant, et donc rarement dans une possible contestation globale du système...
" une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste....Cette folie est l’amours du travail... poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu ...Au lieu de réagir à cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes ont sacro-sanctifié le travail ..." (premières lignes du "Droit à la paresse")
Je suis "preneur" de toutes pistes et références sur d’autres "utopistes de la réalité", sur des échanges avec des passionnés et spécialistes de tel ou tel de ces auteurs (à succès ou pas...)
Il est à peine étonnant que le sujet du débat ouvre les souhaitables horizons d’une relecture de Marx. La référence à Paul Lafargue est alors intéressante parce qu’on ne peut oublier qu’il a sous-titré son livre "Le droit à la paresse" par "réfutation du droit au travail de 1848"...
A découvrir, lire ou relire, donc ... (fac-similé téléchargeable sur le site de la BNF)
Jacques Duboin fait sans aucun aussi doute parti de ces autres "veines pensantes" à sortir du placard.
Son "socialisme distributiste" trouve ses fondements dans une réflexion sur l’avénement d’une société d’abondance de biens(par la "grande relève de l’homme par la machine")et sur l’intérêt à porter à ce qui est produit..
Il développe une logique de production basée sur la demande et sur l’usage des biens ...
Il interroge ainsi sur la répartition des gains et des temps qui découleraient d’une société dont la production serait démocratiquement délibérée...
et, c’est alors très naturellement qu’il propose d’instituer le droit fondamental à une sorte de revenu de répartition acquis à tous ... (c’est dans les années 1930 et Duboin n’était pas un révolutionnaire, et pas vraiment même un homme de gauche...)
Et combien d’autres se sont (volontairement ou involontairement) inscrits dans les voies "associationnistes" de 1848-1850 ...
jusquà ceux qui défendent aujourd’hui le concept "d’économie solidaire" (si on retient ceux qui sont dans la construction d’une alternative)...
C’est sans doute le fait d’aborder séparément les problèmes (travail,logement, santé...etc...)qui pollue d’origine la réflexion ... En prenant les enjeux humains et environnementaux par le "petit bout de la lorgnette", on se met forcément dans une situation de tentative de "régulation" de l’existant, et donc rarement dans une possible contestation globale du système...
" une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste....Cette folie est l’amours du travail... poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu ...Au lieu de réagir à cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes ont sacro-sanctifié le travail ..." (premières lignes du "Droit à la paresse")
Je suis "preneur" de toutes pistes et références sur d’autres "utopistes de la réalité", sur des échanges avec des passionnés et spécialistes de tel ou tel de ces auteurs (à succès ou pas...)
Merci