J’apprécie les réflexions autour de ce que certains appellent "la banlieue du travail salarié", d’autant plus que j’essaye d’appliquer ma propre réflexion à la pratique, c’est-à-dire consommer moins pour moins dépendre d’un système intégrant travail salarié et surconsommation dans une même logique. Mais quelle logique ?
Il me semble que cet article, malgré toutes ses qualités, laisse de côté, ne considère pas, une valeur primordiale liée au travail : le pouvoir. En effet, quelles que soient les solutions qu’on apporte aux problèmes de type différences de revenus, inégalités face au travail, etc. (ce que prétendait faire, par exemple, le système communiste), on ne résout rien si on oublie que si différences de traitements il y a, si inégalités il y a, ce n’est pas tant à cause du système en place qu’à cause de la valeur de pouvoir liée au fait de travailler et au type de travail qu’on occupe.
Si je parle de ça, c’est essentiellement parce que tarte tatin a l’air de ne rien trouver à redire au système libéral. Il/elle trouve même paradoxal que les travailleurs luttent contre les suppressions d’emplois "en acceptant des conditions de travail déplorables, des salaires de misère".
Je suis d’accord avec le fait qu’un revenu inconditionnel pour tous réduirait sensiblement les inégalités (mais surtout si on l’applique à l’ensemble de la planète...), mais ça ne réduira en rien les luttes de pouvoir liées à l’attribution de tel ou tel type de travail, au fait que tel ou tel poste de décision offre à la personne qui l’occupe une position sociale inégalable.
Ce texte me parait donc blesser par le fait qu’il est essentiellement "techniciste", c’est-à-dire pas assez politique. Des solutions techniques sont toujours intéressantes pour appuyer des changements politiques ; elles ne sont jamais suffisantes en elles-mêmes.
En s’attaquant au "culte du travail", c’est au "culte du pouvoir" qu’on s’attaque. Et ça, ça demande un engagement politique de fond, pas des réformes laissant en place un système libéral et capitaliste dont les bases mêmes sont destinées à maintenir une structure de pouvoir hiérarchique dans la société.
J’apprécie les réflexions autour de ce que certains appellent "la banlieue du travail salarié", d’autant plus que j’essaye d’appliquer ma propre réflexion à la pratique, c’est-à-dire consommer moins pour moins dépendre d’un système intégrant travail salarié et surconsommation dans une même logique. Mais quelle logique ?
Il me semble que cet article, malgré toutes ses qualités, laisse de côté, ne considère pas, une valeur primordiale liée au travail : le pouvoir. En effet, quelles que soient les solutions qu’on apporte aux problèmes de type différences de revenus, inégalités face au travail, etc. (ce que prétendait faire, par exemple, le système communiste), on ne résout rien si on oublie que si différences de traitements il y a, si inégalités il y a, ce n’est pas tant à cause du système en place qu’à cause de la valeur de pouvoir liée au fait de travailler et au type de travail qu’on occupe.
Si je parle de ça, c’est essentiellement parce que tarte tatin a l’air de ne rien trouver à redire au système libéral. Il/elle trouve même paradoxal que les travailleurs luttent contre les suppressions d’emplois "en acceptant des conditions de travail déplorables, des salaires de misère".
Je suis d’accord avec le fait qu’un revenu inconditionnel pour tous réduirait sensiblement les inégalités (mais surtout si on l’applique à l’ensemble de la planète...), mais ça ne réduira en rien les luttes de pouvoir liées à l’attribution de tel ou tel type de travail, au fait que tel ou tel poste de décision offre à la personne qui l’occupe une position sociale inégalable.
Ce texte me parait donc blesser par le fait qu’il est essentiellement "techniciste", c’est-à-dire pas assez politique. Des solutions techniques sont toujours intéressantes pour appuyer des changements politiques ; elles ne sont jamais suffisantes en elles-mêmes.
En s’attaquant au "culte du travail", c’est au "culte du pouvoir" qu’on s’attaque. Et ça, ça demande un engagement politique de fond, pas des réformes laissant en place un système libéral et capitaliste dont les bases mêmes sont destinées à maintenir une structure de pouvoir hiérarchique dans la société.
Voir en ligne : NON AU TRAVAIL SALARIÉ ET NON AU CHÔMAGE