uZine 3

Accueil > ... > Forum 3731

> Non au travail salarié et non au chômage

3 mai 2001, 22:29, par Croa33

Ce bon texte a su me surprendre. Les idées qui y sont développées sont loin d’être
idiotes et irréalistes. L’approche originale de certains points comme l’amalgame
surprenant fait entre chômage et oisiveté éclaire bien l’approche souvent perverse
que nous avons souvent vis à vis de la valeur travail....

Pourtant je proposerais une autre approche et d’autres solutions.

L’homme est fondamentalement un créateur. Il a construit des cathédrales, bâti des
lignes aériennes (lire St. Ex), rempli les bibliothèques et aussi planté des fleurs
autour de sa maison. Ce n’est donc pas un hasard si la valeur travail est importante.
Le problème vient de sa RECUPERATION par "le marché" et la propagande
libérale moyennant quoi seul le travail dit marchand aurait vraiment de la valeur.
Le travail ne détruit pas l’homme, l’esclavage si ! Mais l’esclave ne construit pas,
même si on le lui fait croire, il subit. C’est donc seulement cette approche
corrompue et intégriste de la valeur travail qu’il faut combattre.

En donnant une allocation minimale à tous les citoyens on n’ouvre pas seulement la
voie à la paresse mais aussi à l’autonomie créatrice. C’est donc de toute façon une
bonne idée.

Mais ce n’est pas suffisant. Une inflation différentielle peut très bien en réduire
l’effet dans tous les états faibles rapport au "marché" qui voudrait la mettre en
oeuvre, c’est à dire presque partout. En plus de celle-ci il conviendrait aussi
développer LA GRATUITE de tous les SERVICES FONDAMENTAUX auquel
tous citoyens, riches ou pauvres devraient avoir accès. Je pense au logement
(Affectation à tout demandeur d’un appartement public au confort minimal), aux
transports collectifs (on peut aussi les mettre à un prix symbolique afin d’éviter les
voyages purement récréatifs des enfants), aux pissotières (pourquoi ont-elles
disparu de nos villes ??? ), pour l’éducation... C’est déjà fait ! Et je ne pense pas
qu’aux services publics précités mais aussi à tous les services gratuits que nous
pourrions mettre en oeuvre sous forme associative voire individuellement par effet
boule de neige dès lors que les besoins fondamentaux pour vivre seront assurés à
tous.

Une telle révolution n’ira pas sans difficultés bien sûr. Contrairement à ce que l’on
voudra nous faire croire les obstacles ne seront pas économiques et encore moins
techniques mais politiques. Car cela reviendrait en effet à confisquer au
capitalisme l’emprise qu’il a sur toutes les richesses générées par tout travail pour ne
lui laisser que le superflus ! Si le marché est aujourd’hui le plus fort c’est parce qu’il
est maître des hommes et surtout, maintenant, des machines. Toutefois cela ne peut
pas durer éternellement. La non-maîtrise qu’il a sur le ouaibe pourrait constituer sa
première défaite si nous savons transformer l’essai. Car la PREMIERE DES
GRATUITES A CONQUERIR EST CELLE DE L’INFORMATION.