Il dit : sur le Web, le MP3 ne coûte rien à produire, les lignes de code pour publier ses oeuvres non plus, le scanner et le jpeg non plus
Oui, il dit effectivement cela et, malheureusement, c’est totalement faux. L’investissement en temps, en savoir-faire, en matériel et en frais généraux divers est considérable. La valeur ajoutée produite est tout aussi considérable. Le discours dimanchiste serait convaincant s’il nous disait comment l’on maîtrise cette valeur ajoutée. A ce moment là il irait effectivement de la liberté de chacun de donner, de mutualiser ce qu’il a produit. Malheureusement ce n’est pas le cas et ces dernières années les exemples abondent.
Le plus caricatural, encore une fois, serait le rapt de Mygale dont l’énorme contenu fut produit par des dimanchistes de la première heure vendus avec les meubles à d’habiles transformistes qui la rebaptisèrent Multimania pour, finalement, détourner à leur profit la valeur ajoutée produite par les ancêtres des dimanchistes
A l’époque, le peu de conscience politique et économique des crypto-dimanchistes qui tenaient peu ou prou le discours des neo-dimanchistes de 2001 rendit impossible toute tentative de donner à Mygale une structure ad hoc, sous la forme d’une coopérative par exemple qui aurait pu assurer un minimum de maîtrise de cette valeur ajoutée issue de la production de contenus. (Mygale était à cette époque là le premier serveur francophone tant en terme de volume produit que de visiteurs.
Nous sortons à peine de cette longue période de naïveté et l’émergence de coopératives du type [Ouvaton—>http://www.ouvaton.net] me semble contribuer à aider chacun à faire quelques pas hors du cercle vicieux de l’illusion dimanchiste. Dans tous les cas, le débat ouvert par le Manifeste Dimanchiste est, à mon sens, capital. Nous voyons bien qu’une ligne de partage, et désormais une ligne de front, s’est établie entre deux visions prospectives de l’Internet indépendant. Pour ma part, j’ai définitivement quitté il y a peu le MiniRezo qui, j’en suis convaincu, a fait définitivement et majoritairement le choix cette attitude que nous qualifierons désormais pour plus de commodité de dimanchiste attitude
Je vois cela comme une erreur, le choix d’une impasse que l’on se complait à parcourir à cloche-pied.
Il dit : sur le Web, le MP3 ne coûte rien à produire, les lignes de code pour publier ses oeuvres non plus, le scanner et le jpeg non plus
Oui, il dit effectivement cela et, malheureusement, c’est totalement faux. L’investissement en temps, en savoir-faire, en matériel et en frais généraux divers est considérable. La valeur ajoutée produite est tout aussi considérable. Le discours dimanchiste serait convaincant s’il nous disait comment l’on maîtrise cette valeur ajoutée. A ce moment là il irait effectivement de la liberté de chacun de donner, de mutualiser ce qu’il a produit. Malheureusement ce n’est pas le cas et ces dernières années les exemples abondent.
Le plus caricatural, encore une fois, serait le rapt de Mygale dont l’énorme contenu fut produit par des dimanchistes de la première heure vendus avec les meubles à d’habiles transformistes qui la rebaptisèrent Multimania pour, finalement, détourner à leur profit la valeur ajoutée produite par les ancêtres des dimanchistes
A l’époque, le peu de conscience politique et économique des crypto-dimanchistes qui tenaient peu ou prou le discours des neo-dimanchistes de 2001 rendit impossible toute tentative de donner à Mygale une structure ad hoc, sous la forme d’une coopérative par exemple qui aurait pu assurer un minimum de maîtrise de cette valeur ajoutée issue de la production de contenus. (Mygale était à cette époque là le premier serveur francophone tant en terme de volume produit que de visiteurs.
Nous sortons à peine de cette longue période de naïveté et l’émergence de coopératives du type [Ouvaton—>http://www.ouvaton.net] me semble contribuer à aider chacun à faire quelques pas hors du cercle vicieux de l’illusion dimanchiste. Dans tous les cas, le débat ouvert par le Manifeste Dimanchiste est, à mon sens, capital. Nous voyons bien qu’une ligne de partage, et désormais une ligne de front, s’est établie entre deux visions prospectives de l’Internet indépendant. Pour ma part, j’ai définitivement quitté il y a peu le MiniRezo qui, j’en suis convaincu, a fait définitivement et majoritairement le choix cette attitude que nous qualifierons désormais pour plus de commodité de dimanchiste attitude
Je vois cela comme une erreur, le choix d’une impasse que l’on se complait à parcourir à cloche-pied.
Olivier Zablocki
(ex-membre du MiniRezo)
Voir en ligne : Exemple : Ouvaton