uZine 3

Accueil > ... > Forum 3375

> Ce n’est pas sur cet exemple que je vois ses mefaits.

18 avril 2001, 05:09

"Maintenant pourquoi adopter des methodes aussi tordues plutot que d’admettre que les licences ont ete pricees et mises aux encheres n’importe comment ? L’ego, toujours l’ego ! Fabius et Jospin ne veulent pas passer pour des guignols aupres de leurs electeurs, non plus de Michel Bon, Chris Gent (Vodaphone) ou Ron Sommer (Deutsch Telekom) aupres de leurs actionnaires. Orgueil, quand tu nous tient ! ! "

Ah ! le retour de la psychologie de bazar... au fait, tu te targues de précision et fustiges les pauvres ignorants - mais avec quelle bonne volonté pédagogique !!-, peu au fait d’un vocabulaire financier aussi abscons et triste qu’un Dalloz, mais écoute un peu ceci : "pricees" se dit : "mises à prix" (même si un "bug" restera à jamais un "bug" ;))

et si tu me permets ce petit retour en arrière de quelques posts :

"
Maintenant, je n’ai pas note de faillites bancaires retentissante consecutive au krach des valeurs Internet. Ce qui prouve que ces braves banques ne sont pas folles : elles savent diversifier les risques et si elles vendent des options a la baisse du Nasdaq, elles se debrouillent pour les recuperer sur d’autre operations. La principale consequence de ces mauvaises affaires sur l’indice Nasdaq sera la baisse du profit de la banque et celle de la prime du trader. J’ai beau me forcer, cela n’arrive pas a m’emouvoir. "

...désolé de te contredire, et même si tu crois que ’ces braves banques ne sont pas folles’, qu’elles ’savent diversifier les risques’, tu seras surpris d’apprendre qu’elles font cela (en France) par obligation légale, et non par choix - que l’on qualifiera de raisonnable si l’on y croit !-, de meme que les assurances et autres établissements de crédit. Quant aux Etats-Unis...!! au milieu des années 1980, un des fils Reagan coula un établissement de crédit à cause de placements hasardeux, dictés certes par les lois du marché, la Bonne Providence, et, sans doute, une efficace lecture du marc de café, autant de méthodes scientifiques éprouvées. Qui donc paya ? pas l’Etat, on s’en doute, ni donc le contribuable, mais bien les milliers d’épargnants qui y laissèrent parfois l’épargne d’une vie. Peu de choses, donc.

Ceci pour souligner simplement que lorsqu’aucune obligation ne s’impose aux acteurs du monde financier - excusez la lapalissade !- ils ne s’obligent eux-mêmes à rien : voyez la COB et ses kilos de décisions, les diverses obligation obtenues au forceps des établissements bancaires (concernant par exemple le crédit aux particuliers, le crédit revolving, et autres saletés qui encombrent les commissions de surendettement !)

ER