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Ce n’est pas sur cet exemple que je vois ses mefaits.

11 avril 2001, 19:57, par Fab

Oui, mais l’argent verse pour l’obtention des licences UMTS surcompense largement la contribution des Etats a la BEI.

Le deroule de l’affaire est le suivant :

- les Etats vendent les licences UMTS aux operateurs de telephone qui payent une fortune pour les acquerir (a ce titre, les premiers Etats arrives sont les premiers servis : l’Angleterre et l’Allemagne beaucoup mieux que le France et l’Italie)

- les operateurs ont eu les yeux beaucoup plus grand que le ventre, entre autres choses parce qu’ils n’avaient pas prevu le krach et que apres que leur actions ont ete divisees par plus de deux, ils n’ont plus les moyens de payer aussi cher les licences

- voyant cela, et pour diverses raisons (peur des problemes consecutifs a une succesions de faillites dans le secteur, volonte - comme en France - que le gouvernement ne perde pas la face et parvienne a ceder deux licences sur les 4 qu’il propose), les Etats mettent en oeuvre une succession de "ristournes" deguisees : artifices comptables, subvention indirectes via la BEI etc...

En poussant l’exemple un peu plus loin, on peut meme saluer cette action etatique hardie pour prevenir un "telecom crunch", i.e. une succesion de faillites dans le secteur des telecoms qui aurait tres certainement des effets deleteres sur l’economie dans son ensemble.

En fin de compte : le gain pour le citoyen est : Prix de la licence UMTS - ristournes diverse.

On ne fera pas croire que l’ecot paye par le citoyen francais pour financer la BEI s’eleve a la hauteur des 64 milliards (2 * 32 si je compte bien) que vont rapporter les licences UMTS. Le contribuable n’est certainement pas perdant dans l’affaire.

Maintenant pourquoi adopter des methodes aussi tordues plutot que d’admettre que les licences ont ete pricees et mises aux encheres n’importe comment ? L’ego, toujours l’ego ! Fabius et Jospin ne veulent pas passer pour des guignols aupres de leurs electeurs, non plus de Michel Bon, Chris Gent (Vodaphone) ou Ron Sommer (Deutsch Telekom) aupres de leurs actionnaires. Orgueil, quand tu nous tient !!

Pas de quoi crier au racket cependant !