quand on spécule en Bourse™ , on joue à la Hauss, ou à la Baiss, ou les Deu, en cherchant à avoir le plus d’infos dispos mais en n’allant jamais contre le marché : si le marché commence à monter et qu’on y croit, on joue la Hauss, ce qui la conforte ; si ToutLeMonde™ y croit, ça monte de façon exponentielle...
Ce qui ramène à « pas de théorie du complot »...
Sauf que cette approche repose sur l’un des grands dogmes du marché : le marché serait parfait, à la condition justement que la concurrence s’exerce pleinement, que chaque intervenant agisse comme un « imbécile égoïste », et surtout qu’aucun intervenant ne puisse influer seul sur le marché. Un marché est considéré comme « parfaitement liquide » lorsqu’il respecte les conditions suivantes :
il est exclusivement soumis aux lois de l’offre et de la demande,
il abrite un nombre suffisant de transactions,
aucun intervenant n’a un poids suffisant pour influer notablement sur la cotation,
aucun intervenant ne dispose d’informations privilégiées.
Donc, et sans aller jusqu’à parler de « complot », le poids énorme de certains intervenants sur le marché compromet cette mythique perfection néolibérale, parce que les décisions et les déclarations de quelques intervenants peuvent influer très notablement sur les cotations de l’ensemble. Ne pas perdre de vue que le phénomène de la « nouvelle économie » ne se résume pas à une poignée de start-up ridicules, mais à une théorie économique bien plus ancienne (plus de 10-15 ans) adoptée par les multinationales et les États. Le poids énorme de ces quelques intervenants parfaitement organisés (divers forums économiques et autres lieux de rencontre et de concertation) pour coordonner leurs grandes orientations, cela permet tout de même de penser que le marché n’est pas si « libre » qu’on veut bien le dire, mais que son action peut être notablement orientée.
Dans cette optique, plus largement, l’article de Marc présente non pas seulement une manipulation des cours par quelques intervenants (épiphénomène), mais une recomposition très profonde de l’industrie des services. Notamment : comment les opérateurs de télécoms deviennent, de facto, des banquiers, des assureurs..., et comment on passe d’une culture capitaliste du client à une culture de l’abonné.
quand on spécule en Bourse™ , on joue à la Hauss, ou à la Baiss, ou les Deu, en cherchant à avoir le plus d’infos dispos mais en n’allant jamais contre le marché : si le marché commence à monter et qu’on y croit, on joue la Hauss, ce qui la conforte ; si ToutLeMonde™ y croit, ça monte de façon exponentielle...
Ce qui ramène à « pas de théorie du complot »...
Sauf que cette approche repose sur l’un des grands dogmes du marché : le marché serait parfait, à la condition justement que la concurrence s’exerce pleinement, que chaque intervenant agisse comme un « imbécile égoïste », et surtout qu’aucun intervenant ne puisse influer seul sur le marché. Un marché est considéré comme « parfaitement liquide » lorsqu’il respecte les conditions suivantes :
il est exclusivement soumis aux lois de l’offre et de la demande,
il abrite un nombre suffisant de transactions,
aucun intervenant n’a un poids suffisant pour influer notablement sur la cotation,
aucun intervenant ne dispose d’informations privilégiées.
Donc, et sans aller jusqu’à parler de « complot », le poids énorme de certains intervenants sur le marché compromet cette mythique perfection néolibérale, parce que les décisions et les déclarations de quelques intervenants peuvent influer très notablement sur les cotations de l’ensemble. Ne pas perdre de vue que le phénomène de la « nouvelle économie » ne se résume pas à une poignée de start-up ridicules, mais à une théorie économique bien plus ancienne (plus de 10-15 ans) adoptée par les multinationales et les États. Le poids énorme de ces quelques intervenants parfaitement organisés (divers forums économiques et autres lieux de rencontre et de concertation) pour coordonner leurs grandes orientations, cela permet tout de même de penser que le marché n’est pas si « libre » qu’on veut bien le dire, mais que son action peut être notablement orientée.
Dans cette optique, plus largement, l’article de Marc présente non pas seulement une manipulation des cours par quelques intervenants (épiphénomène), mais une recomposition très profonde de l’industrie des services. Notamment : comment les opérateurs de télécoms deviennent, de facto, des banquiers, des assureurs..., et comment on passe d’une culture capitaliste du client à une culture de l’abonné.
Amicalement