Moi je prefere assez largement les articles - pardon, les longues contributions au forum - de Private Joker a celles de Marc Laime. Elle ont le merite d’etre claires et surtout - ce qui se fait rare de nos jours -, de peser le pour et le contre des marches financiers, en bref de ne pas etre a sens unique, manicheens.
Sinon une question rapide et simple a laquelle la plethore d’article incendiaires publies sur Uzine dont le message etait en gros "les marches financiers = caca" n’ont pas fourni le moindre embryon de reponse.
Des gens - pardons, de vilains capitalistes - ont fait fortune en jouant le Nasdaq a la baisse, ils s’en sont mis plein les fouilles en achetant des options sur cet indice. Tres bien. Mais sur le dos de qui ils se sont fait cet argent ? Quel est l’imprudent qui leur a vendu ces options ? Qui a ete floue dans l’affaire ?
Sont-ce les petits porteurs ? Les Etats ? Les fonds de pension ? Ou bien ne serait-ce pas les banques par hasard qui leur ont vendu ces produits financiers ? Et si ce sont les banques, convient-il vraiment de s’apitoyer sur les mauvaises affaires de Paribas ou de Goldman Sachs qui ont si imprudemment vendu ces options ? A mon humble avis non. Cela reviendrait a s’apitoyer sur la division par 10 des primes recus par les traders londoniens ce qui me parait quelque peu indecent.
Donc finalement, pour reprendre les vocabulaire consacre, "les requins plument les requins", je ne vois pas ou est le probleme.
Sur "le doux ronron de la presse economique qui reprend la litanie des analystes annoncant - avant le krach - la montee au ciel de l’indice Nasdaq". Cela me semble absurde. J’ai souvenir d’un article des Echos qui decrivait ces analystes de la "nouvelles economies" avec toutes les hypotheses economiques sous-jacente en matiere de productivite des facteurs et autres trucs baroques (la reference est chez moi, je ne l’ai pas la). Cet article m’a fait rigoler plutot qu’autre chose. A aucun moment le journaliste ne prenait partie, et il mettait a chaque fois en balance l’avis de l’analyste "pro nouvelle economie" avec celui qui etait attache a l’analyse financier "a l’ancienne". En tant que lecteur responsable, j’avoue qu’apres lecture de l’article, les seconds m’ont paru plus credibles que les premiers. La lecture d’un article d’un journal serieux (et les Echos, to comme le FT en sont je suis desole) n’engage que celui qui le lit, mais peut-etre est-ce trop demander au lecteur d’etre intelligent ?
Autre exemple dans The Economist, parangon de liberalisme a l’anglo-saxonne. Je me souviens d’un article de debut 2000 (references chez moi la encore) qui ne disait ni plus ni moins que les start-up internet etaient tres largement surevaluees et que le krach etait inevitable. Etonnant non, comme dirait l’autre.
Le FT du 20/03/2001 (p 22 article "Shoot all the analyst", rien que ca) regrette le temps des analystes d’antan (il y a 20 ans) et suggere a la fin de cet edito que "les analystes devraient apprendre un peu l’humilite et retourner a l’analyse (comprendre l’analyse fondamentaliste, celle qui s’appuie sur des chiffres reels, des techniques eprouvees - quoique incapables de prevoir les soubresauts a court terme des marches).
Par pitie, arretons les anathemes sur la presse economique ou alors argumentons tres serieusement. Un argument n’est jamais aussi fort qu’avec des preuves a l’appui.
Une reflexion argumentee, avec des elements de preuve pour l’etayer ? Mais est-ce que ce ne serait pas ca, par hasard, le journalisme ?
Moi je prefere assez largement les articles - pardon, les longues contributions au forum - de Private Joker a celles de Marc Laime. Elle ont le merite d’etre claires et surtout - ce qui se fait rare de nos jours -, de peser le pour et le contre des marches financiers, en bref de ne pas etre a sens unique, manicheens.
Sinon une question rapide et simple a laquelle la plethore d’article incendiaires publies sur Uzine dont le message etait en gros "les marches financiers = caca" n’ont pas fourni le moindre embryon de reponse.
Des gens - pardons, de vilains capitalistes - ont fait fortune en jouant le Nasdaq a la baisse, ils s’en sont mis plein les fouilles en achetant des options sur cet indice. Tres bien. Mais sur le dos de qui ils se sont fait cet argent ? Quel est l’imprudent qui leur a vendu ces options ? Qui a ete floue dans l’affaire ?
Sont-ce les petits porteurs ? Les Etats ? Les fonds de pension ? Ou bien ne serait-ce pas les banques par hasard qui leur ont vendu ces produits financiers ? Et si ce sont les banques, convient-il vraiment de s’apitoyer sur les mauvaises affaires de Paribas ou de Goldman Sachs qui ont si imprudemment vendu ces options ? A mon humble avis non. Cela reviendrait a s’apitoyer sur la division par 10 des primes recus par les traders londoniens ce qui me parait quelque peu indecent.
Donc finalement, pour reprendre les vocabulaire consacre, "les requins plument les requins", je ne vois pas ou est le probleme.
Sur "le doux ronron de la presse economique qui reprend la litanie des analystes annoncant - avant le krach - la montee au ciel de l’indice Nasdaq". Cela me semble absurde. J’ai souvenir d’un article des Echos qui decrivait ces analystes de la "nouvelles economies" avec toutes les hypotheses economiques sous-jacente en matiere de productivite des facteurs et autres trucs baroques (la reference est chez moi, je ne l’ai pas la). Cet article m’a fait rigoler plutot qu’autre chose. A aucun moment le journaliste ne prenait partie, et il mettait a chaque fois en balance l’avis de l’analyste "pro nouvelle economie" avec celui qui etait attache a l’analyse financier "a l’ancienne". En tant que lecteur responsable, j’avoue qu’apres lecture de l’article, les seconds m’ont paru plus credibles que les premiers. La lecture d’un article d’un journal serieux (et les Echos, to comme le FT en sont je suis desole) n’engage que celui qui le lit, mais peut-etre est-ce trop demander au lecteur d’etre intelligent ?
Autre exemple dans The Economist, parangon de liberalisme a l’anglo-saxonne. Je me souviens d’un article de debut 2000 (references chez moi la encore) qui ne disait ni plus ni moins que les start-up internet etaient tres largement surevaluees et que le krach etait inevitable. Etonnant non, comme dirait l’autre.
Le FT du 20/03/2001 (p 22 article "Shoot all the analyst", rien que ca) regrette le temps des analystes d’antan (il y a 20 ans) et suggere a la fin de cet edito que "les analystes devraient apprendre un peu l’humilite et retourner a l’analyse (comprendre l’analyse fondamentaliste, celle qui s’appuie sur des chiffres reels, des techniques eprouvees - quoique incapables de prevoir les soubresauts a court terme des marches).
Par pitie, arretons les anathemes sur la presse economique ou alors argumentons tres serieusement. Un argument n’est jamais aussi fort qu’avec des preuves a l’appui.
Une reflexion argumentee, avec des elements de preuve pour l’etayer ? Mais est-ce que ce ne serait pas ca, par hasard, le journalisme ?