> Se rebeller seul(e) dans son coin ne mène à rien.
21 mars 2001, 18:41, par Yvan
Hello,
quand on parle de réapropriation, de prise de conscience de son autonomie ben c’est bien mais tant que ça concerne pas les trucs centraux de ta vie, ta bouffe ton logement tes vêtements et ton transport c’est un peu une rebellion intello/luxe et qui finalement gène assez peu...
En parlant plus spécifiquement d’internet ben déja l’accès au web est quand même soumis à plein de facteurs socio-économique (thune, âge, sexe...) donc une alternative à l’intérieur d’un endroit déja pas du tout ouvert c’est dur...
Un peu comme monter une section syndicale CNT avec des fonctionnaires qui sont en majorité de catégorie A (vécu je sais de quoi je parles :))) ), un peu comme faire une barricade dans la cour du château de versailles, tenter de squatter dans une base militaire etc.
Les personnes qui accèdent au net sont déja un maximum consuméristes (à l’exception peut être des informaticien(ne)s ou apparentés dont c’est une nécessité professionelle... et parmis lesquel(le)s tu trouves plus facilement de tout => je pense pas qu’à la France). Donc quoi ?
Internet est en effet un bac à sable pour "jeunes bourges" (de moins en moins jeunes d’ailleurs) dont la rébellion de forme n’est tolérée que parce qu’elle ammène une créativité et une iconographie nouvelle à la vieille machine (un peu comme est tolérée la "drogue" chez les artistes par la police...) et surtout parce qu’elle ne déborde pas hors d’internet.
=> sinon ce n’est plus toléré, voir le sort réservé aux pirates, aux sites militants contre les monopoles, contre le droit des marques etc.
Que les révoltes sur le net se fassent récupérer, détourner, ensevelir sous la communication publicitaire et la désinformation, rien de moins logique : à qui appartiennent les lignes téléphone, les lignes spécialisées ? les matériels de consultation du web et ses standards techniques ? les médias non électroniques (pour le moment principale base pour faire de la pub à un site et touche le "grand public" non ?) ????
C’est uniquement en fédérant les révoltes d’Internet avec d’autres que la pérénité de celles-ci peut être conservée ; hors en ce domaine il manque beaucoup de maillons pour constituer une chaine d’information/culture/loisirs, d’alimentation, de transport, hors du système de propriété capitalisée et de toute la vassalité et la déresponsabilisation qui y sont liés...
Les échecs de révoltes sont aussi liés au manque de nombre de personnes qui se révoltent, il est assez facile à 10 de faire vivre un site web, de publier et faire du bruit, il est par contre impossible à 10 de proposer un modèle viable et pérène de lutte.
(quand je dis ça je compte pas les milliers de gogols genre attac et consorts qui disent lutter mais ne font rien ou presque. Voire pire, servent à noyer le débat sous leur citoyenneté bellante...).
Dans les faits, les personnes qui luttent en France se comptent en 10aines de milliers, pas plus... donc pas suffisant.
Est ce que comme l’a suggéré la CGT espagnole il va falloir beaucoup plus regarder vers le sud pour trouver des personnes nombreuses motivées à construire un autre avenir ?
Les habitant(e)s de ce pays sont-ils/elles beaucoup trop embourgeoisé(e)s pour bouger dans quelque domaine que ce soit ?
Dans tous les cas la position traditionnelle des "intellos" de gauche qui consistait à se crêper le chignon entre eux pour éclairer les masses et guider ainsi le monde vers leur chapelle de pensée est à mon avis même plus une forme de lutte en soi, attendu que la poussée populaire vers un changement n’existe presque plus...
Hello,
quand on parle de réapropriation, de prise de conscience de son autonomie ben c’est bien mais tant que ça concerne pas les trucs centraux de ta vie, ta bouffe ton logement tes vêtements et ton transport c’est un peu une rebellion intello/luxe et qui finalement gène assez peu...
En parlant plus spécifiquement d’internet ben déja l’accès au web est quand même soumis à plein de facteurs socio-économique (thune, âge, sexe...) donc une alternative à l’intérieur d’un endroit déja pas du tout ouvert c’est dur...
Un peu comme monter une section syndicale CNT avec des fonctionnaires qui sont en majorité de catégorie A (vécu je sais de quoi je parles :))) ), un peu comme faire une barricade dans la cour du château de versailles, tenter de squatter dans une base militaire etc.
Les personnes qui accèdent au net sont déja un maximum consuméristes (à l’exception peut être des informaticien(ne)s ou apparentés dont c’est une nécessité professionelle... et parmis lesquel(le)s tu trouves plus facilement de tout => je pense pas qu’à la France). Donc quoi ?
Internet est en effet un bac à sable pour "jeunes bourges" (de moins en moins jeunes d’ailleurs) dont la rébellion de forme n’est tolérée que parce qu’elle ammène une créativité et une iconographie nouvelle à la vieille machine (un peu comme est tolérée la "drogue" chez les artistes par la police...) et surtout parce qu’elle ne déborde pas hors d’internet.
=> sinon ce n’est plus toléré, voir le sort réservé aux pirates, aux sites militants contre les monopoles, contre le droit des marques etc.
Que les révoltes sur le net se fassent récupérer, détourner, ensevelir sous la communication publicitaire et la désinformation, rien de moins logique : à qui appartiennent les lignes téléphone, les lignes spécialisées ? les matériels de consultation du web et ses standards techniques ? les médias non électroniques (pour le moment principale base pour faire de la pub à un site et touche le "grand public" non ?) ????
C’est uniquement en fédérant les révoltes d’Internet avec d’autres que la pérénité de celles-ci peut être conservée ; hors en ce domaine il manque beaucoup de maillons pour constituer une chaine d’information/culture/loisirs, d’alimentation, de transport, hors du système de propriété capitalisée et de toute la vassalité et la déresponsabilisation qui y sont liés...
Les échecs de révoltes sont aussi liés au manque de nombre de personnes qui se révoltent, il est assez facile à 10 de faire vivre un site web, de publier et faire du bruit, il est par contre impossible à 10 de proposer un modèle viable et pérène de lutte.
(quand je dis ça je compte pas les milliers de gogols genre attac et consorts qui disent lutter mais ne font rien ou presque. Voire pire, servent à noyer le débat sous leur citoyenneté bellante...).
Dans les faits, les personnes qui luttent en France se comptent en 10aines de milliers, pas plus... donc pas suffisant.
Est ce que comme l’a suggéré la CGT espagnole il va falloir beaucoup plus regarder vers le sud pour trouver des personnes nombreuses motivées à construire un autre avenir ?
Les habitant(e)s de ce pays sont-ils/elles beaucoup trop embourgeoisé(e)s pour bouger dans quelque domaine que ce soit ?
Dans tous les cas la position traditionnelle des "intellos" de gauche qui consistait à se crêper le chignon entre eux pour éclairer les masses et guider ainsi le monde vers leur chapelle de pensée est à mon avis même plus une forme de lutte en soi, attendu que la poussée populaire vers un changement n’existe presque plus...
Voir en ligne : Un petit aperçu de l’anarchisme à Nantes