uZine 3

Accueil > ... > Forum 2741

les vrais faux rebelles : ces véritables faux amis publics N°1

21 mars 2001, 15:26, par Fabtroc

Les « faux-vrais », ces véritables faux amis publics n0 1, jouent les rebelles sous les projecteurs du théâtre social, pour faire croire aux spectateurs que faire pipi à côté de la cuvette, c’est révolutionnaire, comme l’avait inauguré dans les années 70, le dessinateur Gébé .
Ceux-là, on peut facilement les reconnaître. L’intensité de leur photogénie indique toujours le degré de leur soumission. Par exemple, « José Bové l’icône » (Catherine Coroller, Libération, 27 mars 2000), qui s’emploie à nous faire croire que l’inculture, la mal-vie, la mal-bouffe, ne seraient que des importations de l’étranger, ou Frédéric Beigbeder, « le Che Guevara du Flore », comme le déclare ce nouveau pauvre (Le Figaro, 7 septembre 2000), enfin libre de consommer le café à 24 francs, le thé à 32, la pression à 42, et le pastis à 48 francs (vérifié sur la carte du Flore le 9 septembre 2000), sans oublier les nombreux artistes rebelles, tel que le groupe de rap « Assassin » : « Ça t’arrive d’acheter du pain ? Eh bien, sais-tu qu’avec la TVA prélevée sur le prix de la baguette, tu finances la poiltique dùn Etat bourgeois ? » a répondu un membre de ce groupe de démagogues à des étudiants gnan-gnan qui lui reprochaient de porter des Nike, alors qu’un morceau (Esclave 2000) de leur nouvel album (Touche d’espoir) s’en prend à cette marque de chaussures qui fait travailler des enfants esclaves du Sud-Est asiatique (Les lnrockuptibles, 13 /19 juin 2000). Le groupe de rock « Trust » va encore plus loin : l’ex-chanteur et le guitariste se font des procès réciproques au sujet d’un disque. Devinez son titre ? ... « Ni dieu ni maître ». Je ne m’étendrai pas sur les artistes plasticiens qui nous polluent avec leurs morbides « performances ». Chacun peut voir leurs déjections industrielles qui parsèment les carrefours, et leur salacité dans les médias. .

Quant aux « radicaux » - ces sempiternels dépasseurs -’ ils n’ont, la plupart du temps, de radical que leur suffisance élitiste qui dissimule mal leur conservatisme recyclé, voire leur stalinisme frustré.
Ceux-là trouvent toujours palpitants toutes sortes d’indignations littéraires, de bavardages de l’extrême, de négativisme théâtralisé, car ils adorent l’arrogance qui s’adonne à la critique pour entretenir l’argenterie du néant maniéré, et abominent la critique terre à terre. Cela leur rappelle par trop précisément leur spectacle domestique (frime, égoïsme, fausseté, prétention, esthétisme, agressivité, sectarisme, etc). Certains étalent leur pédanterie pour entretenir la confusion. Ils font semblant de critiquer ce qui les nourrit (la mort>, afin de briller parmi les admirateurs de la survie esthétisée « Rendez nous nos vies, vous ne savez pas quoi en taire » (graffiti lu en juillet 2000 sur un mur de la rue des Volontaires, à Paris Et enfin, il ne faut pas oublier les innombrables jouisseurs du malheur, ces sempiternels cancaniers qui dissimulent leur impuissance derrière les persiennes de leur rancoeur. Ceux-là, au fond, ne trouvent excitantes que les schizophrénies, qui passent de la rage la plus Psychopathique (agressions, assassinats de passants, à la soumission la plus dissolue (renoncement, conversion miraculeuse>. Ils adorent les « accidents », les catastrophes et abominent « le temps », la vie courante, car ce qui leur tient lieu de pensée passe plus vite d’une émotion bilieuse à une satisfaction béate (Jean qui rit, Jean qui pleure>, que le TGV à travers les vignes du Mâconnais.
Combien d’admirateurs de dorures, qui maintenant se complaisent à annoner les Slogans épidémiques (« Maintenant il faut .. »), balbutieront peut-être un jour « Je ne sais pas », ou plus sordidement, « J’ai exécuté les informations » ? Combien de désinformateurs Spontanés ou professionnels, qui nourrissent le mensonge, diront ; « Je me Suis tué à vous le dire » ?

Voir en ligne : Le grain de sable