>> En fait, je n’ai jamais été relecteur, mais je suis sensible à tout ça et que
j’apprécie la compétence des professionnels.
De toute façon, bravo pour le pastiche, je suis tombée à fond dans le panneau. A ce point-là c’est plus que de la sensibilité, je croyais carrément entendre mes anciennes camarades syndiquées.
>>> Finalement, j’ai bien peur que l’idée d’une équipe de relecteurs ne soit qu’une
fausse-bonne idée, car, d’une part, tout le monde va prendre ça pour de la
censure
(Incursion dans la fâcherie)
Voilà autre chose, je ne l’avais pas encore entendue, celle-là. Et pourtant. Dans la presse et dans l’édition les correcteurs sont plutôt connus pour résister, quand ils le peuvent, aux tentatives de censure venues de plus haut. On est là pour corriger les fautes, point.
Et si je dis "contrôle de qualité", ça évoque quoi ? S’il y a un service dans une usine de boîtes de petits pois chargé de vérifier, disons, l’absence de dioxine dans les petits pois, ça s’appelle aussi de la censure ?
(Sortie du mode fâcherie)
>>>> et, d’autre part, les rédacteurs risquent de trop se reposer sur les
relecteurs.
Ca, c’est vrai. On s’appuie sur les relecteurs comme trente camions d’enclumes, mais devinez à qui c’est la fête quand il reste une malheureuse coquille ?
>>>> Peut-être peut-on suggérer une rigueur un peu plus grande lors de la
validation des textes ? Après tout, se relire et se faire relire par quelques potes ou par sa grand-mère, c’est pas si difficile et ça serait déjà mieux que rien...
La relecture par les copains ou par la grand-mère, ou même entre rédacteurs, je connais, merci, dans ce cas il vaut largement mieux ne pas faire relire du tout. Pour des raisons trop longues et trop nombreuses pour être mentionnées ici. Ceux qui ont une connaissance même superficielle de l’édition savent de quoi je parle.
>>>> PS Merci pour le tuyau sur les bouquins de typo !
De rien, c’est salutaire. Aux poubelles le Perrousseaux. Entre parenthèses, le métier attend encore un manuel pas trop couillon sur l’application des règles de la lecture-révision aux nouveaux supports de texte, multimédia, maquette Quark, etc. Ça n’a jamais été fait sérieusement. Je m’y mettrais bien si j’avais le temps.
PS : comme dans tous les métiers de l’imprimerie, la correction était traditionnellement masculine. Depuis quelques décennies, les épreuves quittant généralement l’imprimerie pour graviter entre éditeurs/imprimeurs et correcteurs à domicile, la profession s’est largement féminisée (travail à la maison très/trop compatible avec les obligations familiales). En 1991, chef d’une équipe de trente correcteurs chez un grand éditeur parisien dont je tairai le nom, j’avais en sous ma direction à peu près vingt-cinq filles pour cinq garçons. Et ce n’était pas une discrimination à l’embauche, en effet j’avais une petite préférence pour l’esprit de précision des messieurs correcteurs, souvent plus équilibré et plus souple que celui des demoiselles (désolée). Mais les bons correcteurs masculins étaient rares et déjà pris, tout au plus pouvais-je essayer d’en débaucher quelques-uns de temps en temps (au sens professionnel s’entend).
>> En fait, je n’ai jamais été relecteur, mais je suis sensible à tout ça et que
j’apprécie la compétence des professionnels.
De toute façon, bravo pour le pastiche, je suis tombée à fond dans le panneau. A ce point-là c’est plus que de la sensibilité, je croyais carrément entendre mes anciennes camarades syndiquées.
>>> Finalement, j’ai bien peur que l’idée d’une équipe de relecteurs ne soit qu’une
fausse-bonne idée, car, d’une part, tout le monde va prendre ça pour de la
censure
(Incursion dans la fâcherie)
Voilà autre chose, je ne l’avais pas encore entendue, celle-là. Et pourtant. Dans la presse et dans l’édition les correcteurs sont plutôt connus pour résister, quand ils le peuvent, aux tentatives de censure venues de plus haut. On est là pour corriger les fautes, point.
Et si je dis "contrôle de qualité", ça évoque quoi ? S’il y a un service dans une usine de boîtes de petits pois chargé de vérifier, disons, l’absence de dioxine dans les petits pois, ça s’appelle aussi de la censure ?
(Sortie du mode fâcherie)
>>>> et, d’autre part, les rédacteurs risquent de trop se reposer sur les
relecteurs.
Ca, c’est vrai. On s’appuie sur les relecteurs comme trente camions d’enclumes, mais devinez à qui c’est la fête quand il reste une malheureuse coquille ?
>>>> Peut-être peut-on suggérer une rigueur un peu plus grande lors de la
validation des textes ? Après tout, se relire et se faire relire par quelques potes ou par sa grand-mère, c’est pas si difficile et ça serait déjà mieux que rien...
La relecture par les copains ou par la grand-mère, ou même entre rédacteurs, je connais, merci, dans ce cas il vaut largement mieux ne pas faire relire du tout. Pour des raisons trop longues et trop nombreuses pour être mentionnées ici. Ceux qui ont une connaissance même superficielle de l’édition savent de quoi je parle.
>>>> PS Merci pour le tuyau sur les bouquins de typo !
De rien, c’est salutaire. Aux poubelles le Perrousseaux. Entre parenthèses, le métier attend encore un manuel pas trop couillon sur l’application des règles de la lecture-révision aux nouveaux supports de texte, multimédia, maquette Quark, etc. Ça n’a jamais été fait sérieusement. Je m’y mettrais bien si j’avais le temps.
PS : comme dans tous les métiers de l’imprimerie, la correction était traditionnellement masculine. Depuis quelques décennies, les épreuves quittant généralement l’imprimerie pour graviter entre éditeurs/imprimeurs et correcteurs à domicile, la profession s’est largement féminisée (travail à la maison très/trop compatible avec les obligations familiales). En 1991, chef d’une équipe de trente correcteurs chez un grand éditeur parisien dont je tairai le nom, j’avais en sous ma direction à peu près vingt-cinq filles pour cinq garçons. Et ce n’était pas une discrimination à l’embauche, en effet j’avais une petite préférence pour l’esprit de précision des messieurs correcteurs, souvent plus équilibré et plus souple que celui des demoiselles (désolée). Mais les bons correcteurs masculins étaient rares et déjà pris, tout au plus pouvais-je essayer d’en débaucher quelques-uns de temps en temps (au sens professionnel s’entend).