>l’info, ce dont on manque désormais le moins
Le truc omniprésent qui remplece l’info n’est pas de l’info, c’est un aspect fondamental chez Kraus ;
>Dans ces conditions, y’a-t’il encore un sens à vouloir sauver une humanité dissoute pas loin des caisses enregistreuses ? ......L’action peut-elle ne pas se résoudre à être autre chose qu’un lobbying destiné à sauver ce qui peut-etre sauver pour ceux qui peuvent l’etre (ou veulent l’etre) ?
Pour ce qui est de Kraus-Bouveresse, c’est clair, c’est défensif. "Peut-on ne pas que..." Ma réponse bête en attendant mieux : Si on (et ce "on" suppose beaucoup de gens) peut arriver à ce que :
1) La totalité de l’énergie, de la créativité voire de la personne même de chacun ne soit pas épuisée dans la simple reproduction de la force de travail (pour causer archaïque) ;
2) La "colonisation du langage" soit surmontée de façon à ce que tout ce qui dépasse l’expérience quotidienne dans sa version refiltrée par les media, soit immédiatement-médiatique ne soit pas d’emblée rejeté dans l’indicible (ici une petite observation : on peut se rendre compte assez facilement que dans la plupart des circonstances on est obligé de se contenir dans le moule de ce que l’environnement (yc humain) prétend faire de nous pour simplement communiquer, exister socialement, même pour dire : je ne suis pas cela) ;
3)des activités aussi autonomes que possible par rapport au swing de la marchandise deviennent plus passionnantes que les suggestions permanentes des marketeurs ;
Si, donc, tout çà, et quelques sous-conditions qui m’échappent probablement, eh ben... au moins on se fera moins chier, et ça sera peut-être contagieux.
>Et d’ailleurs, comment peut on encore défendre « plutot la censure que le journal » alors qu’ ;on est a une epoque du journal avec la censure ?
Aujourd’hui l’idée krausienne s’étendrait à la TV et sans doute à l’enseignement (de plus en plus à base de presse), comme au net. Le problème, c’est que pour éviter des risques prévisibles, le "remède" prémunit le système contre... justement, l’improbable, c’est-à-dire les trucs intéressants de l’existence. C’est comme ça qu’on en vient à choisir le moins pire des items dans le monde compris comme un QCM : ie fi-ni.
D’où le truc incontournable : on est condamnés à ce que de plus en plus acquièrent une puissance de frappe conceptuelle supérieure à celle des concepteurs de pub. D’où l’enjeu du web : les idées détachées de leurs promoteurs, perfectibles, détournables et utilisables par quiconque veut, comme il veut et non- (ou peu, ou moins) susceptibles de capitaliser du pouvoir pour tel ou tel leader.
Eh oui, c’est bien banal tout ça, et je suis le premier à le trouver un peu court, mais... c’est moins pénible de caresser cette perspective ténue que de se faire peler par la certitude qu’y faut pas rêver.
>l’info, ce dont on manque désormais le moins
Le truc omniprésent qui remplece l’info n’est pas de l’info, c’est un aspect fondamental chez Kraus ;
>Dans ces conditions, y’a-t’il encore un sens à vouloir sauver une humanité dissoute pas loin des caisses enregistreuses ? ......L’action peut-elle ne pas se résoudre à être autre chose qu’un lobbying destiné à sauver ce qui peut-etre sauver pour ceux qui peuvent l’etre (ou veulent l’etre) ?
Pour ce qui est de Kraus-Bouveresse, c’est clair, c’est défensif. "Peut-on ne pas que..." Ma réponse bête en attendant mieux : Si on (et ce "on" suppose beaucoup de gens) peut arriver à ce que :
Si, donc, tout çà, et quelques sous-conditions qui m’échappent probablement, eh ben... au moins on se fera moins chier, et ça sera peut-être contagieux.
>Et d’ailleurs, comment peut on encore défendre « plutot la censure que le journal » alors qu’ ;on est a une epoque du journal avec la censure ?
Aujourd’hui l’idée krausienne s’étendrait à la TV et sans doute à l’enseignement (de plus en plus à base de presse), comme au net. Le problème, c’est que pour éviter des risques prévisibles, le "remède" prémunit le système contre... justement, l’improbable, c’est-à-dire les trucs intéressants de l’existence. C’est comme ça qu’on en vient à choisir le moins pire des items dans le monde compris comme un QCM : ie fi-ni.
D’où le truc incontournable : on est condamnés à ce que de plus en plus acquièrent une puissance de frappe conceptuelle supérieure à celle des concepteurs de pub. D’où l’enjeu du web : les idées détachées de leurs promoteurs, perfectibles, détournables et utilisables par quiconque veut, comme il veut et non- (ou peu, ou moins) susceptibles de capitaliser du pouvoir pour tel ou tel leader.
Eh oui, c’est bien banal tout ça, et je suis le premier à le trouver un peu court, mais... c’est moins pénible de caresser cette perspective ténue que de se faire peler par la certitude qu’y faut pas rêver.
Amen