dis moi, tu as l’art d’ouvrir les pistes dans une discussion !
pour clarifier ce que je disais, je ne pense pas que tout le monde sera créateur. certains préfèreront restés scotché devant la nouvelle télé tridimensionnelle après le boulot, ou n’auront tout simplement pas le temps (les riches hommes d’affaires qui achètent les tableaux, justement :))
comment assigne-t-on une valeur à un tableau ? oui, par la rareté. par le plaisir de posséder l’objet convoité par tant de monde, peut être le plaisir de pouvoir frimer devant ses ’amis’... à une échelle bien plus modeste, je suis tombé chez mes parents sur les livres d’histoire de ma grand mère, qui datent de 1850. je les ai embarqués illico, j’étais fasciné. caresser et sentir des pages de 1850 est un sentiment tout nouveau, une admiration teintée de nostalgie. j’imagine les élèves de l’époque lisant ces livres, je me revois en cours d’histoire lisant d’autres livres avec des pages d’histoire en plus. mes livres de lycéen, je m’en fous, mais nul doute que dans cent ans, certains les découvriront avec plaisir : cette génération n’aura peut être connu que des cours sur écran venant d’un prof virtuel.
as tu vu ’le violon rouge’ ? réalisé par un gars qui a fait pas mal de courts métrages avant de faire ce film, l’histoire raconte les centaines d’années entre la fabrication d’un violon et sa vente aux enchères à coups de millions de dollars. on voit ainsi les époques se succéder, les histoires qui animent les personnages qui à chaque fois héritent du violon...
je pense que c’est la même chose avec un tableau de van gogh : c’est l’original, peint à une certaine époque, dans un certain contexte historique, qui a connu diverses histoires et propriétaires. on achète l’oeuvre, une partie de nostalgie peut être ? un sentiment plus profond d’être humain, d’avoir un témoignage du passé, qui te survivra, et qui est aujourd’hui accroché au mur. acheter une copie reviendrait à acheter un produit créé pour répondre à une demande. tu veux une copie ? pas de problème, c’est xxxx francs. pas de lutte pour l’obtenir, aucune histoire derrière, tout le monde peut se l’offrir. on peut le tâcher, le déchirer, le remplacer illico. l’interêt restant n’étant que la frime... donc nul.
tu m’excuseras si je dis n’importe quoi ou si je redécouvre la roue.
les "oeuvres d’internet" ? ne mélangeons donc pas les vrais objets de la vraie vie avec les oeuvres numériques (ou numérisables : musique, films) réalisées par tout un chacun qui peut le mettre à disposition sur le net. comment fixer leur valeur ? nous ne sommes pas les seuls à se poser la question, et certains essayent d’apporter des réponses, cf le ’street performer protocol’ (http://www.counterpane.com/street_performer.html). les réactions ont été plutôt chaudes (flames) lorsque j’ai essayé d’en parler, mais personne n’a proposé mieux. en résumé l’auteur se fait ’prépayer’ pour l’oeuvre qu’il va créer. n’importe qui donne autant qu’il veut. une fois la somme requise réunie, l’auteur met sa création dans le domaine public. dès lors tout le monde a le droit d’en jouir et de la reproduire (un peu comme avait fait stephen king). bien sûr, ça ne marchera certainenment pas pour des blockbusters hollywoodiens ni pour des artistes méconnus. mais c’est un moyen qui me plaît. la valeur de l’oeuvre serait alors fonction de notre appréciation du travail de l’artiste, qui serait en droit de demander autant d’argent qu’il le souhaite avant de sortir sa création. par contre une fois cette oeuvre disponible pour tous, l’auteur n’a plus aucun droit sur elle. donc pas de flambée des prix comme un tableau.
pour ce qui est de la valeur d’une musique, mp3.com rétribue ses musiciens en fonction du nombre d’écoutes de leurs morceaux. là c’est la loi du plus fort : ceux qui sont en haut du podium ont qq (parfois beaucoup) thunes, les autres se partagent les miettes.
et si van gogh revenait aujourd’hui et créait sous photoshop, il passerait peut être inaperçu au milieu de tous les autres bidouilleurs. pourrait il vendre des impressions de ses ’tableaux numériques’ ? en grande quantité sûrement... mais ceux ci n’auraient alors que peu de valeur. par contre, la machine sur laquelle il a créé vaudrait peut être son pesant d’or (cf je sais plus qui qui rachetait le piano de lennon).
dis moi, tu as l’art d’ouvrir les pistes dans une discussion !
pour clarifier ce que je disais, je ne pense pas que tout le monde sera créateur. certains préfèreront restés scotché devant la nouvelle télé tridimensionnelle après le boulot, ou n’auront tout simplement pas le temps (les riches hommes d’affaires qui achètent les tableaux, justement :))
comment assigne-t-on une valeur à un tableau ? oui, par la rareté. par le plaisir de posséder l’objet convoité par tant de monde, peut être le plaisir de pouvoir frimer devant ses ’amis’... à une échelle bien plus modeste, je suis tombé chez mes parents sur les livres d’histoire de ma grand mère, qui datent de 1850. je les ai embarqués illico, j’étais fasciné. caresser et sentir des pages de 1850 est un sentiment tout nouveau, une admiration teintée de nostalgie. j’imagine les élèves de l’époque lisant ces livres, je me revois en cours d’histoire lisant d’autres livres avec des pages d’histoire en plus. mes livres de lycéen, je m’en fous, mais nul doute que dans cent ans, certains les découvriront avec plaisir : cette génération n’aura peut être connu que des cours sur écran venant d’un prof virtuel.
as tu vu ’le violon rouge’ ? réalisé par un gars qui a fait pas mal de courts métrages avant de faire ce film, l’histoire raconte les centaines d’années entre la fabrication d’un violon et sa vente aux enchères à coups de millions de dollars. on voit ainsi les époques se succéder, les histoires qui animent les personnages qui à chaque fois héritent du violon...
je pense que c’est la même chose avec un tableau de van gogh : c’est l’original, peint à une certaine époque, dans un certain contexte historique, qui a connu diverses histoires et propriétaires. on achète l’oeuvre, une partie de nostalgie peut être ? un sentiment plus profond d’être humain, d’avoir un témoignage du passé, qui te survivra, et qui est aujourd’hui accroché au mur. acheter une copie reviendrait à acheter un produit créé pour répondre à une demande. tu veux une copie ? pas de problème, c’est xxxx francs. pas de lutte pour l’obtenir, aucune histoire derrière, tout le monde peut se l’offrir. on peut le tâcher, le déchirer, le remplacer illico. l’interêt restant n’étant que la frime... donc nul.
tu m’excuseras si je dis n’importe quoi ou si je redécouvre la roue.
les "oeuvres d’internet" ? ne mélangeons donc pas les vrais objets de la vraie vie avec les oeuvres numériques (ou numérisables : musique, films) réalisées par tout un chacun qui peut le mettre à disposition sur le net. comment fixer leur valeur ? nous ne sommes pas les seuls à se poser la question, et certains essayent d’apporter des réponses, cf le ’street performer protocol’ (http://www.counterpane.com/street_performer.html). les réactions ont été plutôt chaudes (flames) lorsque j’ai essayé d’en parler, mais personne n’a proposé mieux. en résumé l’auteur se fait ’prépayer’ pour l’oeuvre qu’il va créer. n’importe qui donne autant qu’il veut. une fois la somme requise réunie, l’auteur met sa création dans le domaine public. dès lors tout le monde a le droit d’en jouir et de la reproduire (un peu comme avait fait stephen king). bien sûr, ça ne marchera certainenment pas pour des blockbusters hollywoodiens ni pour des artistes méconnus. mais c’est un moyen qui me plaît. la valeur de l’oeuvre serait alors fonction de notre appréciation du travail de l’artiste, qui serait en droit de demander autant d’argent qu’il le souhaite avant de sortir sa création. par contre une fois cette oeuvre disponible pour tous, l’auteur n’a plus aucun droit sur elle. donc pas de flambée des prix comme un tableau.
pour ce qui est de la valeur d’une musique, mp3.com rétribue ses musiciens en fonction du nombre d’écoutes de leurs morceaux. là c’est la loi du plus fort : ceux qui sont en haut du podium ont qq (parfois beaucoup) thunes, les autres se partagent les miettes.
et si van gogh revenait aujourd’hui et créait sous photoshop, il passerait peut être inaperçu au milieu de tous les autres bidouilleurs. pourrait il vendre des impressions de ses ’tableaux numériques’ ? en grande quantité sûrement... mais ceux ci n’auraient alors que peu de valeur. par contre, la machine sur laquelle il a créé vaudrait peut être son pesant d’or (cf je sais plus qui qui rachetait le piano de lennon).
bon c’est un peu le bordel ma réponse, désolé.