> Et si l’Internet, c’était pas si mirifique que ça ?
7 mars 2001, 15:38
" a) Tu me reproches de discourir sur rien, et en substance de me branler
avec mes logorrhées. "
N’élude pas la moitié du reproche. Je te reproche de gloser de haut sur
l’inutilité de l’internet tout en te vautrant toi-même dans les plaisirs
de la dite inutilité. Là est l’hypocrisie intello : faire croire qu’on est
"en-dehors" tout en étant totalement et jusqu’au cou "en-dedans".
Un peu le syndrôme Inrocks/Télérama, transposé aux belles postures
web indé/pureté immaculée (tm).
"L’argument massue : ouah l’autre, il critique l’internet, et il
l’utilise ! La crainteuuu ! Puissant, je dois dire."
Puissant, peut-être, mais opérant à moins que tu m’aies démontré pourquoi
ça ne l’est pas.
"Ensuite, en suivant ce genre de
raisonnement, on ne pourrait jamais, par exemple, critiquer les
medias, puisqu’on passerait obligatoirement par un medium."
(tiens, en plein dedans, Inrocks/Télérama).
Sauf qu’émettre une opinion n’est pas être un médium, ou alors la définition
de médium est "tout être doué de parole et d’intelligence".
"Si je te
suis bien, il est impossible de critiquer quoi que ce soit pour peu qu’on y
participe, d’une maniere ou d’une autre ? "
Non non, tu déformes toujours le même reproche. Cf. plus haut.
"J’ai explicitement parlé d’infos (comme celles qu’on
lit dans les journaux), et de l’interet ou du non-interet d’en avoir plus
ou sous une forme differentes (sur le web)."
Oui mais encore : tu dis "En fait que fait-on avec Internet (avec le web, pour être plus précis) ? On
fait de l’info."
En gros tu éludes tout ce qui n’est pas de l’information au sens médiatique/journalistique
sur le Web, afin de mieux démonter le Web sur le thème "l’info ça sert à rien".
Je ne lis jamais de journaux, donc je ne te contredirai pas sur ce point,
mais il me semble à moi que sur le web on trouve... autre chose. Que quoi ?
Mais autre chose que la parole journalistique, la hiérachisation
médiatique des sujets, des préoccupations et des intervenants,
la tyrannie de la temporalité first-in-first-out
(scoop vs. pas-scoop), etc.
Allez on est d’accord sur une chose : le truc suivant c’est de la merde.
" a) Tu me reproches de discourir sur rien, et en substance de me branler
avec mes logorrhées. "
N’élude pas la moitié du reproche. Je te reproche de gloser de haut sur
l’inutilité de l’internet tout en te vautrant toi-même dans les plaisirs
de la dite inutilité. Là est l’hypocrisie intello : faire croire qu’on est
"en-dehors" tout en étant totalement et jusqu’au cou "en-dedans".
Un peu le syndrôme Inrocks/Télérama, transposé aux belles postures
web indé/pureté immaculée (tm).
"L’argument massue : ouah l’autre, il critique l’internet, et il
l’utilise ! La crainteuuu ! Puissant, je dois dire."
Puissant, peut-être, mais opérant à moins que tu m’aies démontré pourquoi
ça ne l’est pas.
"Ensuite, en suivant ce genre de
raisonnement, on ne pourrait jamais, par exemple, critiquer les
medias, puisqu’on passerait obligatoirement par un medium."
(tiens, en plein dedans, Inrocks/Télérama).
Sauf qu’émettre une opinion n’est pas être un médium, ou alors la définition
de médium est "tout être doué de parole et d’intelligence".
"Si je te
suis bien, il est impossible de critiquer quoi que ce soit pour peu qu’on y
participe, d’une maniere ou d’une autre ? "
Non non, tu déformes toujours le même reproche. Cf. plus haut.
"J’ai explicitement parlé d’infos (comme celles qu’on
lit dans les journaux), et de l’interet ou du non-interet d’en avoir plus
ou sous une forme differentes (sur le web)."
Oui mais encore : tu dis "En fait que fait-on avec Internet (avec le web, pour être plus précis) ? On
fait de l’info."
En gros tu éludes tout ce qui n’est pas de l’information au sens médiatique/journalistique
sur le Web, afin de mieux démonter le Web sur le thème "l’info ça sert à rien".
Je ne lis jamais de journaux, donc je ne te contredirai pas sur ce point,
mais il me semble à moi que sur le web on trouve... autre chose. Que quoi ?
Mais autre chose que la parole journalistique, la hiérachisation
médiatique des sujets, des préoccupations et des intervenants,
la tyrannie de la temporalité first-in-first-out
(scoop vs. pas-scoop), etc.
Allez on est d’accord sur une chose : le truc suivant c’est de la merde.
Voir en ligne : Arnaud Viviant exhumé par davduf.net