1. Ne pas se laisser aller. Résister et revendiquer.
Je suis au fond bien d’accord avec vous, c’est juste que parfois je me sens un peu lasse de devoir réagir à chaque instant à toutes les sollicitations. La netéconomie est réactive ? Je revendique le droit à la paresse et....à la réflexion. Prendre du recul, s’isoler et laisser couler. C’est par exemple pour cette raison que je met 3 jours à répondre a votre message. C’est parce que notre devoir de résistance n’est justement pas une solution de facilité, qu’il impose une certaine exigeance envers nous même, et dans le cadre d’un monde hyper stressé et informatif à outrance, la vertu c’est la patience. Répondre coup pour coup à la world com, c’est rentrer peut être dans son jeu et lui donner le loisir de nous récupérer. C’est comme dans un débat politique, celui qui perd à coup sur, c’est celui qui s’énerve en premier.
Cette réflexion ne met pas en doute votre article, qui est relativement judicieux au demeurant, il se veut juste un tempérament à la fièvre que suscite l’envie de dénoncer.
2. "encore et toujours des conditions liberticides".
Je ne discuterai pas des vertus de freenet ou de la cryptologie 128 bits et de ses conditions légales et règlementaires.
Je veux juste faire remarquer, en bon juriste que je suis, qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Qu’une bonne partie de la règlementation des réseaux soit le fruit de l’incompréhension de nos décideurs et de la pression des lobbys industriels, cela ne fait aucun doute. Mais systématiquement refuser toute réflexion sur les moyens d’encadrer les échanges électroniques, de manière à garantir l’intérêt général dégagé par le jeu démocratique, c’est un peu réducteur, et une façon de s’exclure soi même du processus d’élaboration de la norme qui tôt ou tard nous contraindra, et laisser le champ libre aux intérêts industriels pour coopérer avec les politiques.
On a le droit de penser que Jospin et consorts pompent rien a l’internet, mais ils sont élus (théoriquement certes) pour prendre des décisions qui ne sont pas forcément populaires aux yeux de telle ou telle catégorie de personnes. Ces gens là, ces "grands responsables" sont ici pour gérer des grands équilibres qui échappent par définition aux intérêts particuliers, du moins le faut-il surement plus efficacement vis à vis des chantres de l’économie ultra libérale, c’est là où le bas blesse actuellement.
Vit-on dans un monde liberticide ? Oui et non, en tout cas on a toujours la possibilité de le dénoncer, relativement librement, et en ça, nous ne sommes pas les plus à plaindre en matière de liberté. Il faut se battre pour que ça dure, là on sera d’accord...
De toute façon, quelque soit le modèle choisi en France pour réguler internet, ce système évoluera et je fais confiance à l’esprit "gueulard" et revendicatif du français lambda pour ne pas se laisser enfermer dans une logique qu’il refuse (on aura bientôt un José Bové du cybermonde), grâce notamment aux possibilités de diffusion des opinions sur les réseaux. Votre article en est une belle illustration, uZine et le minirezo aussi.
Bonjour
1. Ne pas se laisser aller. Résister et revendiquer.
Je suis au fond bien d’accord avec vous, c’est juste que parfois je me sens un peu lasse de devoir réagir à chaque instant à toutes les sollicitations. La netéconomie est réactive ? Je revendique le droit à la paresse et....à la réflexion. Prendre du recul, s’isoler et laisser couler. C’est par exemple pour cette raison que je met 3 jours à répondre a votre message. C’est parce que notre devoir de résistance n’est justement pas une solution de facilité, qu’il impose une certaine exigeance envers nous même, et dans le cadre d’un monde hyper stressé et informatif à outrance, la vertu c’est la patience. Répondre coup pour coup à la world com, c’est rentrer peut être dans son jeu et lui donner le loisir de nous récupérer. C’est comme dans un débat politique, celui qui perd à coup sur, c’est celui qui s’énerve en premier.
Cette réflexion ne met pas en doute votre article, qui est relativement judicieux au demeurant, il se veut juste un tempérament à la fièvre que suscite l’envie de dénoncer.
2. "encore et toujours des conditions liberticides".
Je ne discuterai pas des vertus de freenet ou de la cryptologie 128 bits et de ses conditions légales et règlementaires.
Je veux juste faire remarquer, en bon juriste que je suis, qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Qu’une bonne partie de la règlementation des réseaux soit le fruit de l’incompréhension de nos décideurs et de la pression des lobbys industriels, cela ne fait aucun doute. Mais systématiquement refuser toute réflexion sur les moyens d’encadrer les échanges électroniques, de manière à garantir l’intérêt général dégagé par le jeu démocratique, c’est un peu réducteur, et une façon de s’exclure soi même du processus d’élaboration de la norme qui tôt ou tard nous contraindra, et laisser le champ libre aux intérêts industriels pour coopérer avec les politiques.
On a le droit de penser que Jospin et consorts pompent rien a l’internet, mais ils sont élus (théoriquement certes) pour prendre des décisions qui ne sont pas forcément populaires aux yeux de telle ou telle catégorie de personnes. Ces gens là, ces "grands responsables" sont ici pour gérer des grands équilibres qui échappent par définition aux intérêts particuliers, du moins le faut-il surement plus efficacement vis à vis des chantres de l’économie ultra libérale, c’est là où le bas blesse actuellement.
Vit-on dans un monde liberticide ? Oui et non, en tout cas on a toujours la possibilité de le dénoncer, relativement librement, et en ça, nous ne sommes pas les plus à plaindre en matière de liberté. Il faut se battre pour que ça dure, là on sera d’accord...
De toute façon, quelque soit le modèle choisi en France pour réguler internet, ce système évoluera et je fais confiance à l’esprit "gueulard" et revendicatif du français lambda pour ne pas se laisser enfermer dans une logique qu’il refuse (on aura bientôt un José Bové du cybermonde), grâce notamment aux possibilités de diffusion des opinions sur les réseaux. Votre article en est une belle illustration, uZine et le minirezo aussi.