26 février 2001, 21:02, par anonyme ou severino, j’hésite :-)
>> "Que DCB soit coupable ou non, peu importe, 1968 est sans aucun doute au minimum indirectement coupable de la multiplication des crimes pédophiles actuels."
> "Autre explication possible : la libération des moeurs, le soulèvement de la chappe de plomb conservatrice qui pesait sur la société française, la plus grande individualisation des gens, permettent de plus facilement exprimer, dénoncer, condamner ce qui est une pratique très très ancienne et non pas une éruption sociale nouvelle."
Ca paraît évident. J’ai trouvé l’article de Mona Cholet un peu léger, mais je trouve ancore plus légers les analyses à la Houellebecq défendues deux cases au dessus. Les abus sexuels existaient autant avant la révolution sexuelle de 1968, mais ils sont plus dénoncés aujourd’hui... peut-être grâce à la liberté de parole apporté par l’esprit soixante-huitard.
Par ailleurs, la révolution sexuelle des années 70 en s’inscrivant en contre de la société patriarcale n’a pas été exempte d’hypocrisie, ni également de manichéisme. Les quelques communautés de l’époque qui ont voulu mettre en pratique cette liberté sexuelle reproduisaient de fait en partie le matchisme : il était plus facile de refuser une relation pour un homme que pour une femme. Et l’homosexualité était considéré comme un problème issu de la frustration sexuelle.
Que des salauds aient argumenté l’assouvissement destructeur de leur fantasme par le discours de l’époque, comme l’ont fait auparavant d’autres salauds, de fait identiques, en grece antique, en temps de guerre, sous le nazisme, ou chez les scouts, et aujourd’hui avec le tourisme sexuel, avec à chaque fois un discours différent, ne prouvent rien de plus que : il y a des salauds qui ne s’embarassent pas avec la bonne foi, et qui sont prêt à justifier en adaptant tel ou tel idéologie.
Lutter contre ces violences m’apparait essentiel, mais aussi difficile. A mon avis, mais je peux me tromper, la meilleur solution est de lutter contre les inégalités économiques dans le monde, et d’apprendre aux enfants à ne plus sacraliser les adultes, à les envoyer chier, à leur dire non, à être libre... Et les relations sexuelles inter-génération doivent continuer à être une interdiction morale condamnée par la société, n’en déplaise aux fans de l’ancienne civilisation tahitienne, où de la grece antique esclavagiste, parce qu’elles sont de fait un abus de pouvoir.
Si l’esprit soixante-huitard a pu être détourné comme tant d’autres esprits à d’autres époques, le problème actuel, c’est plutôt la sexualité commerciale omniprésente dans les pubs, les films, les tubes musicaux, à la télévison, et sur les sites de cul : le modèle qu’ils nous proposent est triste, honteux, malsain, et surtout irrespectueux des individus, femmes mais aussi hommes.
Contre la pornographie et l’ordre moral, même combat : vive les fantasmes, vive l’érotisme torride... et respectueux de son (ses) partenaire(s) ;-) Et vive l’amour sincère qu’il soit fidèle ou partagé ! Car le sexe sans amour, c’est moins bandant !
>> "Que DCB soit coupable ou non, peu importe, 1968 est sans aucun doute au minimum indirectement coupable de la multiplication des crimes pédophiles actuels."
> "Autre explication possible : la libération des moeurs, le soulèvement de la chappe de plomb conservatrice qui pesait sur la société française, la plus grande individualisation des gens, permettent de plus facilement exprimer, dénoncer, condamner ce qui est une pratique très très ancienne et non pas une éruption sociale nouvelle."
Ca paraît évident. J’ai trouvé l’article de Mona Cholet un peu léger, mais je trouve ancore plus légers les analyses à la Houellebecq défendues deux cases au dessus. Les abus sexuels existaient autant avant la révolution sexuelle de 1968, mais ils sont plus dénoncés aujourd’hui... peut-être grâce à la liberté de parole apporté par l’esprit soixante-huitard.
Par ailleurs, la révolution sexuelle des années 70 en s’inscrivant en contre de la société patriarcale n’a pas été exempte d’hypocrisie, ni également de manichéisme. Les quelques communautés de l’époque qui ont voulu mettre en pratique cette liberté sexuelle reproduisaient de fait en partie le matchisme : il était plus facile de refuser une relation pour un homme que pour une femme. Et l’homosexualité était considéré comme un problème issu de la frustration sexuelle.
Que des salauds aient argumenté l’assouvissement destructeur de leur fantasme par le discours de l’époque, comme l’ont fait auparavant d’autres salauds, de fait identiques, en grece antique, en temps de guerre, sous le nazisme, ou chez les scouts, et aujourd’hui avec le tourisme sexuel, avec à chaque fois un discours différent, ne prouvent rien de plus que : il y a des salauds qui ne s’embarassent pas avec la bonne foi, et qui sont prêt à justifier en adaptant tel ou tel idéologie.
Lutter contre ces violences m’apparait essentiel, mais aussi difficile. A mon avis, mais je peux me tromper, la meilleur solution est de lutter contre les inégalités économiques dans le monde, et d’apprendre aux enfants à ne plus sacraliser les adultes, à les envoyer chier, à leur dire non, à être libre... Et les relations sexuelles inter-génération doivent continuer à être une interdiction morale condamnée par la société, n’en déplaise aux fans de l’ancienne civilisation tahitienne, où de la grece antique esclavagiste, parce qu’elles sont de fait un abus de pouvoir.
Si l’esprit soixante-huitard a pu être détourné comme tant d’autres esprits à d’autres époques, le problème actuel, c’est plutôt la sexualité commerciale omniprésente dans les pubs, les films, les tubes musicaux, à la télévison, et sur les sites de cul : le modèle qu’ils nous proposent est triste, honteux, malsain, et surtout irrespectueux des individus, femmes mais aussi hommes.
Contre la pornographie et l’ordre moral, même combat : vive les fantasmes, vive l’érotisme torride... et respectueux de son (ses) partenaire(s) ;-) Et vive l’amour sincère qu’il soit fidèle ou partagé ! Car le sexe sans amour, c’est moins bandant !