Mona, je ne connais pas ton age. Que connais-tu de mai 68 ? De mon coté je peux en parler, ayant vécu cette période,
même si je n’ai pas tout à fait l’age de Cohn-Bendit parce qu’il était étudiant alors que je n’étais que collégien. D’abord
pour dire que le mouvement de 1968 était extrêmement hétérogène et traversé par de multiples courants souvent
contraires. D’ailleurs ce qui fédérait ce mouvement était son ouverture d’esprit marqué par de longs et vifs débats.
Nous voulions changer le monde mais nous n’avions pas tous la même idée sur ce que devrait être le monde. Il est
exact qu’une nouvelle forme d’extrême gauche s’est révélée à cette époque mais associer "ses vérités" à toutes les idées
de 1968 est abusif même la véritable gauche ne s’était jointe au mouvement qu’avec retard. Il n’empêche que cette
gauche "libertaire", car c’est d’elle qu’il s’agit, ne représentait en fait qu’une tendance très minoritaire dans le
fourmillement d’idées représenté par 1968. Cette période n’est pas seulement le début d’une libération sexuelle, le refus
de l’autorité, etc C’était aussi celle de l’invention de l’autodiscipline car au fond ce que nous voulions c’était
l’émancipation de notre jeunesse. Nous voulions aussi l’abolition de la sélection dans l’enseignement et nous avions mis
nous-mêmes fin aux bizutages Toutes choses revenues depuis En force ces dernières années ! Car des idées de
68, force est de constater qu’il ne reste presque plus rien. Plus rien SAUF les idées libertaires ! Pourtant cette tendance
du mouvement a toujours été médiatisée à l’extrême. Dès le début des gens comme Cohn-Bendit, lequel a beaucoup
moins changé qu’on ne le dit, étaient à l’affiche en très gros, histoire d’en appeler à la réaction, laquelle n’a pas manqué,
d’ailleurs !
Bon j’exagère Il nous en reste aussi ce goût du débat porté maintenant sur Internet (et le minirézo). Les idées du
genre de celles de José Bové, qui est un type bien, existent encore aussi et José n’a absolument rien de commun avec
Daniel. Heureusement car les idées libertaires sont abominables et je ne comprends pas que tu les défendes. Passe
encore pour ce qui est de la libération des m urs tant que cela ne concerne que des adultes consentants et complices.
Je serais même tenté de dire : « Tant mieux car ça rapproche les gens et ça fait oublier les soucis ». Même que l’un des
plus beaux slogans de 68 et de l’après 68 était : « Faites l’Amour, pas la guerre ». Slogan consensuel s’il en était au
moins un ! "Faites l’Amour" est un slogan libertaire, "Pas la guerre" celui de la vrai gauche, le tout un tantinet
provocateur signe d’une époque et des utopies de notre jeunesse. Mais ce temps est passé, Daniel Cohn-Bendit a
prouvé depuis qu’il aimait la guerre, le commerce libre, que fumer du chanvre ou se piquer était aussi convenable que
le tabac et l’alcool et qu’il n’existe rien de plus sublime que de se faire déshabiller par une fillette. Il est toujours de
gauche, mais seulement de la gauche libertaire Quoiqu’elle ait verdi depuis.
Alors les médias là dedans ? Ils n’ont pas changé ! Les médias défendent toujours les mêmes intérêts et si
quelqu’un n’est pas convenable dans le camp d’en face c’est sur lui qu’ils vont mettre le paquet. Quoi de plus normal ?
Au besoin on l’introduit - Cela c’est déjà vu - ! Ce qui est anormal par contre, c’est de défendre l’indéfendable. La
gauche libertaire est infréquentable parce qu’elle n’en a rien à faire des êtres humains opprimés, tout ce qui l’intéresse
c’est de faire la promotion d’un certain hédonisme qui ne peut être que bourgeois. En réalité ces gens ne sont pas les
amis de la liberté au sens fort du terme, ils sont pour "leur" liberté, c’est différent ! Et tant qu’à faire, le libéralisme, ils
ne sont pas tout à fait contre
Tant pis pour ceux qui se sentiraient visés !
Lecture recommandée : "La tyrannie du plaisir" de Jean-Claude Guillebeau.
Mona, je ne connais pas ton age. Que connais-tu de mai 68 ? De mon coté je peux en parler, ayant vécu cette période,
même si je n’ai pas tout à fait l’age de Cohn-Bendit parce qu’il était étudiant alors que je n’étais que collégien. D’abord
pour dire que le mouvement de 1968 était extrêmement hétérogène et traversé par de multiples courants souvent
contraires. D’ailleurs ce qui fédérait ce mouvement était son ouverture d’esprit marqué par de longs et vifs débats.
Nous voulions changer le monde mais nous n’avions pas tous la même idée sur ce que devrait être le monde. Il est
exact qu’une nouvelle forme d’extrême gauche s’est révélée à cette époque mais associer "ses vérités" à toutes les idées
de 1968 est abusif même la véritable gauche ne s’était jointe au mouvement qu’avec retard. Il n’empêche que cette
gauche "libertaire", car c’est d’elle qu’il s’agit, ne représentait en fait qu’une tendance très minoritaire dans le
fourmillement d’idées représenté par 1968. Cette période n’est pas seulement le début d’une libération sexuelle, le refus
de l’autorité, etc C’était aussi celle de l’invention de l’autodiscipline car au fond ce que nous voulions c’était
l’émancipation de notre jeunesse. Nous voulions aussi l’abolition de la sélection dans l’enseignement et nous avions mis
nous-mêmes fin aux bizutages Toutes choses revenues depuis En force ces dernières années ! Car des idées de
68, force est de constater qu’il ne reste presque plus rien. Plus rien SAUF les idées libertaires ! Pourtant cette tendance
du mouvement a toujours été médiatisée à l’extrême. Dès le début des gens comme Cohn-Bendit, lequel a beaucoup
moins changé qu’on ne le dit, étaient à l’affiche en très gros, histoire d’en appeler à la réaction, laquelle n’a pas manqué,
d’ailleurs !
Bon j’exagère Il nous en reste aussi ce goût du débat porté maintenant sur Internet (et le minirézo). Les idées du
genre de celles de José Bové, qui est un type bien, existent encore aussi et José n’a absolument rien de commun avec
Daniel. Heureusement car les idées libertaires sont abominables et je ne comprends pas que tu les défendes. Passe
encore pour ce qui est de la libération des m urs tant que cela ne concerne que des adultes consentants et complices.
Je serais même tenté de dire : « Tant mieux car ça rapproche les gens et ça fait oublier les soucis ». Même que l’un des
plus beaux slogans de 68 et de l’après 68 était : « Faites l’Amour, pas la guerre ». Slogan consensuel s’il en était au
moins un ! "Faites l’Amour" est un slogan libertaire, "Pas la guerre" celui de la vrai gauche, le tout un tantinet
provocateur signe d’une époque et des utopies de notre jeunesse. Mais ce temps est passé, Daniel Cohn-Bendit a
prouvé depuis qu’il aimait la guerre, le commerce libre, que fumer du chanvre ou se piquer était aussi convenable que
le tabac et l’alcool et qu’il n’existe rien de plus sublime que de se faire déshabiller par une fillette. Il est toujours de
gauche, mais seulement de la gauche libertaire Quoiqu’elle ait verdi depuis.
Alors les médias là dedans ? Ils n’ont pas changé ! Les médias défendent toujours les mêmes intérêts et si
quelqu’un n’est pas convenable dans le camp d’en face c’est sur lui qu’ils vont mettre le paquet. Quoi de plus normal ?
Au besoin on l’introduit - Cela c’est déjà vu - ! Ce qui est anormal par contre, c’est de défendre l’indéfendable. La
gauche libertaire est infréquentable parce qu’elle n’en a rien à faire des êtres humains opprimés, tout ce qui l’intéresse
c’est de faire la promotion d’un certain hédonisme qui ne peut être que bourgeois. En réalité ces gens ne sont pas les
amis de la liberté au sens fort du terme, ils sont pour "leur" liberté, c’est différent ! Et tant qu’à faire, le libéralisme, ils
ne sont pas tout à fait contre
Tant pis pour ceux qui se sentiraient visés !
Lecture recommandée : "La tyrannie du plaisir" de Jean-Claude Guillebeau.