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> C.A.O. : Corbeau Assisté par Ordinateur

20 février 2001, 10:06, par Girafe

Guillaume,

Tout d’abord, merci pour ton commentaire. J’ai écrit cet article, justement parce qu’en découvrant ce site, mon premier réflexe à été de me poiler tout seul devant mon écran, de parcourir les textes et les dessins en imaginant déjà à qui je pourrais les envoyer. C’est sur, qui n’a pas des amis à qui ils enverraient bien un petit "ils ne parlent que de leur mome" ? Ou des voisins bruyants ?
En ce qui concerne ta contribution, je suis en partie d’accord avec toi : dans 90 % des cas, pour les destinataires dont la "résistance psychologique" est normale, on reste dans le cadre de la grosse blague sans conséquence. Il ne s’agit pas de crier au loup.

Le problème à mon sens, ce sont ces 10 % de destinataires qui sont des tetes de turcs à leur boulot, qui sont les boucs émissaires de leur voisinage, les personnes fragilisées. Combien de français sont en dépression ? Quelle est la consommation de neuroleptique en france ?

Si j’en crois l’article diffusé par le haut comité de la santé publique à l’adresse suivante [http://www.hcsp.ensp.fr/lsef/Texte44.htm] ; 9 % des hommes et 14 % des femmes de plus de 18 ans ont pris, au moins une fois par semaine et depuis au moins six mois, un somnifère, tranquillisant, barbiturique ou antidépresseur.

L’ensemble de mon article a pour objet de dénnoncer ce que je concois comme une forme de manipulation destinnée à déculpabiliser l’usage de la lettre anonyme, geste culturellement très négativement perçu, en particulier depuis la guerre il me semble.

J’essaie juste de rappeler que malgré les précautions prises, ce type de geste peux donner lieu à dérapage, et sortir du cadre de la grosse blague auquel je concède qu’il appartient dans la majorité des cas.

J’essaie de lister les précautions et moyens qui tendent à aider le surfeur à surpasser le tabou culturel d’envoi de lettre anonyme pour passer à l’acte. Un des premiers leviers utilisés est bien celui de l’humour (ton des lettres, avertissement dans les messages, ...), et il me semble que l’humour peut constituer une forme de prise d’otage, de définition obligée du contexte d’action "on est dans le registre de l’humour, celui qui ne comprend pas, c’est qu’il n’a pas d’humour, point final". Outre l’humour (je ne vais pas réécrire l’article), d’autres moyens sont utilisés comme le graphisme (qui participe à la tonalité humoristique du contexte d’action) ou la proposition de modèle (qui incite les fainéants à passer à l’acte).

Enfin, j’ai abordé les aspects techniques et le bizness modèle, car mon propos était aussi de montrer que ce n’est pas de la grosse blague de collégien, mais une véritable startup, un site pensé qui utilise des méthodes actuelles, et réalisé par des professionnels.

Cordialement
Girafe

Voir en ligne : Haut comité de la santé publique