> « La communication parfaite ne communique rien »
13 février 2001, 09:23
Bon, alors, plusieurs choses, pour vous, les jeunes qui me survivront.
Non, je n’ai pas de problèmes, en tout cas pas du type de ceux que vous semblez me prêter.
Je suis désolé d’avoir osé écrire que la jeunesse occidentale (et c’est de la faute des parents, d’ailleurs) a des problèmes de luxe, oui, et de suréquipement (en tout cas la jeunesse qui a les moyens d’accéder au réseau et de "communiquer" 24h/24 sur un téléphone cellulaire !). Il n’y aucun mépris là-dedans, juste un petit morceau de réalité qui n’a pas l’air de vous plaire.
Je vis entouré de jeunes, de par mon travail, et, oui, je suis désolé de vous l’apprendre : beaucoup de ces jeunes sont accrochés à leur téléphone comme à une bouée, et se sentent désespérément seuls quand ils ne l’ont pas sous la main (il y a des profs qui se battent pour que leurs élèves éteignent leur cellulaire pendant les classes !).
Et si c’est plus triste, quand ce sont des jeunes, c’est tout simplement parce qu’ils représentent l’avenir. Et des fois, ça inquiète. Comme le disait en substance Semprun : la question importante n’est pas "quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?", mais "à quels enfants allons-nous laisser le monde ?"
Quant au silence cybernétique, ce n’est pas moi qui l’ai inventé, je vous jure.
Bon, alors, plusieurs choses, pour vous, les jeunes qui me survivront.
Non, je n’ai pas de problèmes, en tout cas pas du type de ceux que vous semblez me prêter.
Je suis désolé d’avoir osé écrire que la jeunesse occidentale (et c’est de la faute des parents, d’ailleurs) a des problèmes de luxe, oui, et de suréquipement (en tout cas la jeunesse qui a les moyens d’accéder au réseau et de "communiquer" 24h/24 sur un téléphone cellulaire !). Il n’y aucun mépris là-dedans, juste un petit morceau de réalité qui n’a pas l’air de vous plaire.
Je vis entouré de jeunes, de par mon travail, et, oui, je suis désolé de vous l’apprendre : beaucoup de ces jeunes sont accrochés à leur téléphone comme à une bouée, et se sentent désespérément seuls quand ils ne l’ont pas sous la main (il y a des profs qui se battent pour que leurs élèves éteignent leur cellulaire pendant les classes !).
Et si c’est plus triste, quand ce sont des jeunes, c’est tout simplement parce qu’ils représentent l’avenir. Et des fois, ça inquiète. Comme le disait en substance Semprun : la question importante n’est pas "quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?", mais "à quels enfants allons-nous laisser le monde ?"
Quant au silence cybernétique, ce n’est pas moi qui l’ai inventé, je vous jure.
Vykinge