Voici une bonne semaine que je flâne sur ce site. Papa m’avait appelé du Viêt-Nam où il vit « va donc faire un tour sur libé.feureu, Val a foutu la merde et les chiens de gardes se bouffent entre eux … » . De Libé à Charlie, de Charlie à Minirézo, me voici dans un monde d’hurluberlus où un article sur l’ethnisme à sa place en première page, fascinant !
On notera au passage, et nous sommes nombreux dans ce cas, que c’est grâce à Val que je découvre uZine, qu’il en soit donc remercié.
Toujours est-il que cet article est de loin le meilleur que j’ai pu lire jusqu’à présent. Par sa lucidité bienvenue, il met en exergue le teneur réelle de ce que propose Minirézo : le prolongement dans le temps et l’espace virtuel d’un militantisme universitaire. Ce prolongement fait d’internet un outil extrêmement intéressant, notamment, paradoxalement, parce que l’écrit est le vecteur de ces réflexions, de ces analyses et de ces espérances qui doivent exister, et exister ailleurs qu’autour des amphis, que dans les cagibis d’assos, que dans les monologues intérieurs du solitaire. Calvz, tu as parfaitement décrit les bâts blessants du Minirézo, dans la forme qu’ils ont pris ces derniers jours, mais aussi dans le fond, celui de son auto-justification, ses désirs de légitimité et de reconnaissance…bien naturels d’ailleurs.
Mais internet n’est qu’un outil, ce n’est pas un monde. C’est un support efficace, rapide, tout en permettant une prise de recul lorsqu’on souhaite prendre son temps pour réfléchir. Internet n’est pas une révolution, il n’invente rien, et le web militant encore moins, d’après ce que j’ai pu y lire. Par ailleurs, mettre le web indé au centre du web indé, mettre l’internet au centre des préoccupations éditoriales d’uZine me semble être une absurdité. Que le « Manifeste » serve de postulat à la création d’un site est une excellente chose, que ce postulat ponctue régulièrement la page d’accueil de ce site par le biais d’articles est essentiel. Mais faire d’un manifeste une fin en soi est un immense gâchis d’énergie. Il étouffe l’ouverture d’analyse, les forces de proposition et supprime toute idée d’action.
Car pour moi, c’est bien là le nœud du problème. A quoi sert un outil d’analyse s’il ne permet pas aussi une réflexion sur l’action de terrain, sur la rencontre, sur la vie avec l’autre ? A rien.
J’espère aujourd’hui que l’article de Calvz va générer un forum ouvrant sur des idées de projets. Minirézo peut être un tremplin tout à fait viable à ce type d’initiatives ; c’est d’ailleurs pour cela que la notion de « visiteur » m’agace, par son aspect éphémère : comment s’approprier un outil qu’on « visite » ?
Voici une bonne semaine que je flâne sur ce site. Papa m’avait appelé du Viêt-Nam où il vit « va donc faire un tour sur libé.feureu, Val a foutu la merde et les chiens de gardes se bouffent entre eux … » . De Libé à Charlie, de Charlie à Minirézo, me voici dans un monde d’hurluberlus où un article sur l’ethnisme à sa place en première page, fascinant !
On notera au passage, et nous sommes nombreux dans ce cas, que c’est grâce à Val que je découvre uZine, qu’il en soit donc remercié.
Toujours est-il que cet article est de loin le meilleur que j’ai pu lire jusqu’à présent. Par sa lucidité bienvenue, il met en exergue le teneur réelle de ce que propose Minirézo : le prolongement dans le temps et l’espace virtuel d’un militantisme universitaire. Ce prolongement fait d’internet un outil extrêmement intéressant, notamment, paradoxalement, parce que l’écrit est le vecteur de ces réflexions, de ces analyses et de ces espérances qui doivent exister, et exister ailleurs qu’autour des amphis, que dans les cagibis d’assos, que dans les monologues intérieurs du solitaire. Calvz, tu as parfaitement décrit les bâts blessants du Minirézo, dans la forme qu’ils ont pris ces derniers jours, mais aussi dans le fond, celui de son auto-justification, ses désirs de légitimité et de reconnaissance…bien naturels d’ailleurs.
Mais internet n’est qu’un outil, ce n’est pas un monde. C’est un support efficace, rapide, tout en permettant une prise de recul lorsqu’on souhaite prendre son temps pour réfléchir. Internet n’est pas une révolution, il n’invente rien, et le web militant encore moins, d’après ce que j’ai pu y lire. Par ailleurs, mettre le web indé au centre du web indé, mettre l’internet au centre des préoccupations éditoriales d’uZine me semble être une absurdité. Que le « Manifeste » serve de postulat à la création d’un site est une excellente chose, que ce postulat ponctue régulièrement la page d’accueil de ce site par le biais d’articles est essentiel. Mais faire d’un manifeste une fin en soi est un immense gâchis d’énergie. Il étouffe l’ouverture d’analyse, les forces de proposition et supprime toute idée d’action.
Car pour moi, c’est bien là le nœud du problème. A quoi sert un outil d’analyse s’il ne permet pas aussi une réflexion sur l’action de terrain, sur la rencontre, sur la vie avec l’autre ? A rien.
J’espère aujourd’hui que l’article de Calvz va générer un forum ouvrant sur des idées de projets. Minirézo peut être un tremplin tout à fait viable à ce type d’initiatives ; c’est d’ailleurs pour cela que la notion de « visiteur » m’agace, par son aspect éphémère : comment s’approprier un outil qu’on « visite » ?