> Quelle déontologie pour l’information en ligne ?
30 janvier 2001, 23:00
Cher Lecteur,
Tout d’abord, je te remercie pour ce petit mot de sympathie.
Quant à l’absence de réaction à ce texte, cela s’explique à mon avis au moins autant par le refus du
spectaculaire que par sa longueur. Avec 55 000 signes environ, il faut bien avouer que c’est une
petite provocation (un débat édifiant a récemment agité la Jliste sur l’opportunité de publier un article
de 45 000 signes sur uZine2)
Dans le but d’augmenter la visibilité de cet article, j’aurais pu le diviser en 5 parties en reprenant ses
principales articulations. Mais comme il s’agissait du texte d’une intervention qui s’est déroulée dans
un même espace-temps, je voulais respecter la même logique pour sa mise en ligne.
De toute manière, ce qui m’importe est moins le "taux de clic" sur cet article que l’intérêt de ceux qui
le liront. Ma principale préoccupation est que tous les internautes qui s’intéressent à la question
puissent le trouver et s’en servir en fonction de leurs propres préoccupations.
Finalement, ce n’est pas le "taux de clic"qui m’intéresse mais plutôt le nombre de liens vers ce texte
ou encore d’alllusions à son existence.
Pour le reste, j’avoue que je me fous complètement de Philippe Val et de son pote Marcelle (et
réciproquement), je crois que la corporation journalistique est suffisamment puissante pour obtenir
gain de cause sur la prescription pour ne pas éprouver le besoin d’intervenir dans ce débat, j’ai déjà
dit ce que je pensais de Wolton à la sortie de son premier livre sur le Net (c’est vrai qu’à l’échelle du
net, cela remonte à des lustres).
Quant à l’affaire Yahoo !, qui a aussi fait couler beaucoup d’encres sur le minirezo, je compte bien
revenir dessus, mais à mon rythme... et quand j’en aurai le temps. Mais cela ne devrait pas trop
tarder.
Tout cela pour dire que, si je partage ton sentiment sur le côté parfois exaspérant de certaines
polémiques à mes yeux sans intérêt montées en épingle par le minirezo (ou encore sur la très grande
disparité en terme de qualité entre les articles qui sont mis en ligne), il n’en reste pas moins que
j’apprécie énormément l’existence de cet espace d’expression "alternatif" et le mélange des genres qui
le caractérise.
A la manière d’un bourgeois, on pourrait dire que cet espace de parole est très "raffraichissant".
A mes yeux, le principal intérêt de ce "bordel ambiant", où l’on se contente d’enculer les mouches
(finalement, Virilio n’avait peut-être pas tort quand il évoquait les désagrements et autres frustrations
de la cybersexualité), est d’échapper aussi bien à la superficialité médiatique qu’à la morgue
universitaire.
PF.
PS : pour ce qui est de la déontologie, moi je ne souhaite rien imposer personne. D’ailleurs, je ne
suis pas du tout sûr que cela soit la solution la plus efficace pour améliorer la "qualité" de l’information
en ligne. mais j’espère qu’on le comprend à la lecture de mon texte. Sinon, je n’ai plus qu’à le réécrire
!
Cher Lecteur,
Tout d’abord, je te remercie pour ce petit mot de sympathie.
Quant à l’absence de réaction à ce texte, cela s’explique à mon avis au moins autant par le refus du
spectaculaire que par sa longueur. Avec 55 000 signes environ, il faut bien avouer que c’est une
petite provocation (un débat édifiant a récemment agité la Jliste sur l’opportunité de publier un article
de 45 000 signes sur uZine2)
Dans le but d’augmenter la visibilité de cet article, j’aurais pu le diviser en 5 parties en reprenant ses
principales articulations. Mais comme il s’agissait du texte d’une intervention qui s’est déroulée dans
un même espace-temps, je voulais respecter la même logique pour sa mise en ligne.
De toute manière, ce qui m’importe est moins le "taux de clic" sur cet article que l’intérêt de ceux qui
le liront. Ma principale préoccupation est que tous les internautes qui s’intéressent à la question
puissent le trouver et s’en servir en fonction de leurs propres préoccupations.
Finalement, ce n’est pas le "taux de clic"qui m’intéresse mais plutôt le nombre de liens vers ce texte
ou encore d’alllusions à son existence.
Pour le reste, j’avoue que je me fous complètement de Philippe Val et de son pote Marcelle (et
réciproquement), je crois que la corporation journalistique est suffisamment puissante pour obtenir
gain de cause sur la prescription pour ne pas éprouver le besoin d’intervenir dans ce débat, j’ai déjà
dit ce que je pensais de Wolton à la sortie de son premier livre sur le Net (c’est vrai qu’à l’échelle du
net, cela remonte à des lustres).
Quant à l’affaire Yahoo !, qui a aussi fait couler beaucoup d’encres sur le minirezo, je compte bien
revenir dessus, mais à mon rythme... et quand j’en aurai le temps. Mais cela ne devrait pas trop
tarder.
Tout cela pour dire que, si je partage ton sentiment sur le côté parfois exaspérant de certaines
polémiques à mes yeux sans intérêt montées en épingle par le minirezo (ou encore sur la très grande
disparité en terme de qualité entre les articles qui sont mis en ligne), il n’en reste pas moins que
j’apprécie énormément l’existence de cet espace d’expression "alternatif" et le mélange des genres qui
le caractérise.
A la manière d’un bourgeois, on pourrait dire que cet espace de parole est très "raffraichissant".
A mes yeux, le principal intérêt de ce "bordel ambiant", où l’on se contente d’enculer les mouches
(finalement, Virilio n’avait peut-être pas tort quand il évoquait les désagrements et autres frustrations
de la cybersexualité), est d’échapper aussi bien à la superficialité médiatique qu’à la morgue
universitaire.
PF.
PS : pour ce qui est de la déontologie, moi je ne souhaite rien imposer personne. D’ailleurs, je ne
suis pas du tout sûr que cela soit la solution la plus efficace pour améliorer la "qualité" de l’information
en ligne. mais j’espère qu’on le comprend à la lecture de mon texte. Sinon, je n’ai plus qu’à le réécrire
!