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> Même pas mort, oui mais de l’autre côté , ilssont morts de trouille

18 janvier 2001, 22:31, par Pascale Louédec

La peur...

La peur de la parole d’autrui, de ses idées, de sa capacité à proposer autant qu’à contredire... voilà ce qui tient donc nos oligarques, ceux qui font métiers de vouloir penser, délibérer, agir à notre place.

C’est la peur de l’esprit critique des lambdas que nous sommes, citoyens réduits à la simple validation d’un programme auquel nous ne pouvons jamais participé sauf à s’encarter, et à qui on ne laisse guère de marge entre l’approbation ou le déni ( oui/ non ) par bulletin de vote interposé... ce qui nous vaut surtout un fort taux d’abstention.

Parler de démocratie délibérative, fait rire ou peur. On croit faussement qu’il ya là en germe un poison dangereux pour la structure représentative de notre système actuel.
On agite souvent l’épouvantail de l’ignorance et de la démagogie dans un rapport à ce qui est assimilé simplement comme "démocratie directe".
mais, c’est bien plus complexe , puisqu’il s’agit de donner à chacun la possibilité ( à prendre ou à laisser ) d’intervenir au coeur de la réflexion, de l’élaboration des projets et des programmes.

Cela devrait pouvoir être facile à petite échelle, sur une ptite commune, comme une expérience à tenter pour voir...et à peut-être étendre par la suite effectivement...

Mais, vouloir tenter le coup de la réflexion la plus large possible, en utilisant un autre épouvantail , Internet, afin d’ouvrir les débats politiques à tous, et de permettre l’émergence d’une réflexion, et d’une capacité de proposition, de critique, etc...des citoyens entre eux, et avec les représentants du peuple qu’ils sont censés constituer, alors là je crois qu’Olivier,risque d’éliminer le " camp d’en face " par simple accélération de leur rythme cardiaque, qui doit déjà s’emballer de bien terribles palpitations !

Encore une fois, cela reviendrait à casser le monopole de la parole auquel semblent si fort s’accrocher tous ceux qui actuellement bénéficient d’une relative position dominante en ce domaine.

Bref, ce serait toucher aux fondements de la société, en amenant les simples électeurs, les simples citoyens à un statut qu’on n’ a pas, dans la très bien nommée caste politique, très envie de leur voir jouer : celui de véritables acteurs pensants, conscients, de la société civile...c’est-à-dire autre chose qu’une main à serrer au marché, tout juste bonne et prête à déposer le bon bulletin dans l’urne...

Dialoguer véritablement avec un citoyen reconnu à l’égal de soi-même, sans condescendance ?
Petits ou grands, les notables de toutes sortes , ne sont pas prêts à l’accepter... mais ça viendra peut-être...

En tous les cas courage, la joute oratoire va faire rage !

Pascale