> Les start up n’existent pas, le libéralisme non plus
21 janvier 2001, 12:26, par Ariel
Cher FAB, je ne puis qu’adhérer à tes propos (ce qui fera sourire certains, vue ma proche connaissance d’un certain diable que je tente de tenir à distance), et ce quelle que soit ma sympathie pour lefayot, que je salue au passage.
On ne lutte pas contre des prisons en créant des cellules.
Non, je n’aime pas combattre sans sourires, et sans mettre au défi du terrain mes idéaux, et c’est pourquoi je préfère les grandes fêtes et les lancers de tarte à ma crème de mon pote Le Gloupier aux groupuscules bavards et tristes. Ou au solipsisme critique. A la simple masturbation intellectuelle.
Préservons un espace de liberté sans question d’argent. Défendons y en collectif en tant qu’individu des propositions iconoclastes. Veillons à nous nourrir et à nourrir nos familles sans avoir le sentiment de nous compromettre. Et rions. Fort. Pétons à la face des puissants quand nous en avons l’occasion dans notre espace de liberté. Et, dans notre espace alimentaire, ne mangeons jamais dans leur main sans avoir au préalable établi avec eux un contrat honorable.
La limite de tout ça, c’est la différence entre un optimisme lucide et un pessimisme actif. J’ai le sentiment que FAB et moi sommes de la famille des optimistes lucides, et lefayot des pessimistes plus ou moins actifs. De fait, reconnaissons-le, si nous agissons, si nous souhaitons construire, c’est aussi par égoïsme, même si cet égoïsme ne peut se passer d’un certain altruisme, d’une volonté de changer la société, de crier, d’écrire ou de manifester, de participer à quelque aventure, même si parfois, au fond de nous-mêmes, nous nous demandons si tout cela est bien utile, et s’il ne vaudrait pas mieux fuir plutôt que de tirer l’épée créative, comique et collective contre le monstre tentaculaire, ses Morlocks (les méchants) et ses Eloïs (les esclaves) à la HG Wells.
Cher FAB, je ne puis qu’adhérer à tes propos (ce qui fera sourire certains, vue ma proche connaissance d’un certain diable que je tente de tenir à distance), et ce quelle que soit ma sympathie pour lefayot, que je salue au passage.
On ne lutte pas contre des prisons en créant des cellules.
Non, je n’aime pas combattre sans sourires, et sans mettre au défi du terrain mes idéaux, et c’est pourquoi je préfère les grandes fêtes et les lancers de tarte à ma crème de mon pote Le Gloupier aux groupuscules bavards et tristes. Ou au solipsisme critique. A la simple masturbation intellectuelle.
Préservons un espace de liberté sans question d’argent. Défendons y en collectif en tant qu’individu des propositions iconoclastes. Veillons à nous nourrir et à nourrir nos familles sans avoir le sentiment de nous compromettre. Et rions. Fort. Pétons à la face des puissants quand nous en avons l’occasion dans notre espace de liberté. Et, dans notre espace alimentaire, ne mangeons jamais dans leur main sans avoir au préalable établi avec eux un contrat honorable.
La limite de tout ça, c’est la différence entre un optimisme lucide et un pessimisme actif. J’ai le sentiment que FAB et moi sommes de la famille des optimistes lucides, et lefayot des pessimistes plus ou moins actifs. De fait, reconnaissons-le, si nous agissons, si nous souhaitons construire, c’est aussi par égoïsme, même si cet égoïsme ne peut se passer d’un certain altruisme, d’une volonté de changer la société, de crier, d’écrire ou de manifester, de participer à quelque aventure, même si parfois, au fond de nous-mêmes, nous nous demandons si tout cela est bien utile, et s’il ne vaudrait pas mieux fuir plutôt que de tirer l’épée créative, comique et collective contre le monstre tentaculaire, ses Morlocks (les méchants) et ses Eloïs (les esclaves) à la HG Wells.
Bisous à tous
Ariel
Voir en ligne : L’éloge mesuré des pirates sur le site de compromis Powow.net, pour une position à l’opposé du mécène