> Les start up n’existent pas, le libéralisme non plus
4 janvier 2001, 16:12, par Ariel
Sur le fond, je suis d’accord avec ton analyse et ta proposition. Deux nuances néanmoins :
ton propos suppose que les gens d’uzine et autres décalés politiques soient prêts à passer de la critique à la construction, ce qui ne me semble pas toujours le cas ; lefayot, pour ne citer que lui, se pose d’abord en critique radical, maximaliste, et non en constructeur ou reconstructeur d’une autre réalité, d’une autre vision du monde ;
ensuite, reste la question du programme de mesures. Devons-nous suivre l’ensemble du programme ou pouvons-nous nous agréger à tel ou tel aspect de la chose ? Penser des groupes de réflexion et d’action ouverts et multiples sur des points concrets... (Je suis adhérent d’Attac, mais j’ai du mal à me retrouver dans toutes leurs prises de position, trop caricaturales à la Monde Diplo bien souvent... alors que faire ?)
En ce qui me concerne, je te suis par exemple sur l’Allocation universelle (qui mériterait de nombreuses réflexions sur Uzine) mais moins sur la tolérance 0, qui me semble dans l’ordre de ce que j’appelle la société hygiéniste qui m’horripile. Lorsque je mange un Langres au lait cru avec un verre de Bourgogne, je prends un risque et tant mieux, et je l’assume contre les vendeurs de lyophilisé... Cassons les OGM, certes, mais préservons une part de risque, à condition de la choisir, de prendre notre boeuf chez un boucher qui carresse sa bête, qui la connaît, ou que nous pouvons nous-même connaître... La notion de proximité me semble plus riche que celle de tolérance 0, trop moralisatrice.
Débattre ? Oui. Construire ? Oui. Mais sans devoir adhérer à un parti. Tout est à réinventer en matière d’action collective. Enfin, je crois que l’on peut construire, par une opposition à l’inacceptable, dans le cadre de son taff... Mais c’est une autre paire de manche...
Sur le fond, je suis d’accord avec ton analyse et ta proposition. Deux nuances néanmoins :
ton propos suppose que les gens d’uzine et autres décalés politiques soient prêts à passer de la critique à la construction, ce qui ne me semble pas toujours le cas ; lefayot, pour ne citer que lui, se pose d’abord en critique radical, maximaliste, et non en constructeur ou reconstructeur d’une autre réalité, d’une autre vision du monde ;
ensuite, reste la question du programme de mesures. Devons-nous suivre l’ensemble du programme ou pouvons-nous nous agréger à tel ou tel aspect de la chose ? Penser des groupes de réflexion et d’action ouverts et multiples sur des points concrets... (Je suis adhérent d’Attac, mais j’ai du mal à me retrouver dans toutes leurs prises de position, trop caricaturales à la Monde Diplo bien souvent... alors que faire ?)
En ce qui me concerne, je te suis par exemple sur l’Allocation universelle (qui mériterait de nombreuses réflexions sur Uzine) mais moins sur la tolérance 0, qui me semble dans l’ordre de ce que j’appelle la société hygiéniste qui m’horripile. Lorsque je mange un Langres au lait cru avec un verre de Bourgogne, je prends un risque et tant mieux, et je l’assume contre les vendeurs de lyophilisé... Cassons les OGM, certes, mais préservons une part de risque, à condition de la choisir, de prendre notre boeuf chez un boucher qui carresse sa bête, qui la connaît, ou que nous pouvons nous-même connaître... La notion de proximité me semble plus riche que celle de tolérance 0, trop moralisatrice.
Débattre ? Oui. Construire ? Oui. Mais sans devoir adhérer à un parti. Tout est à réinventer en matière d’action collective. Enfin, je crois que l’on peut construire, par une opposition à l’inacceptable, dans le cadre de son taff... Mais c’est une autre paire de manche...