> Les start up n’existent pas, le libéralisme non plus
29 décembre 2000, 22:32, par Ariel
Cher Fab,
Je me demande effectivement si, débatteurs d’Uzine, nous ne sommes pas tous à la fois "gentils" et "méchants".
Tu l’auras compris, quelles que soient les provocations auxquelles "on" se laisse trop vite aller, il n’y a guère parmi nous que des libertaires, des "anti-mondialistes", des écolos technos ou des oiseaux à la gauche de la gauche parmi nous... Et c’est normal, car un libéral pur sucre, à la Guy Sorman, ne se pose guère nos questions. Pour nous, le monde marche sur la tête, il devrait être à revoir, à reconstruire, alors que pour lui "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles". Sorman ou ses sbires peuvent se permettre d’être cohérents. Tout gentils ou tout mauvais, c’est selon les opinions. Ils sont du bon côté du manche, le droit. Nous nous sentons du mauvais côté, le gauche. Ils tirent le maximum du système capitaliste, et sont convaincus que leur égoïsme sert l’économie, sachant que pour eux l’économie EST la société. Nous aussi, nous devons frayer avec le système capitaliste pour vivre, faire vivre notre famille et nous faire plaisir si possible, mais c’est pour nous une sévère obligation, et nous ne pouvons gagner du flouze qu’avec ce que nous savons faire... Nous sommes donc condamnés à l’incohérence, quitte à le faire selon une éthique ou une esthétique que nous choisissons, en tentant de rester fidèles à nous mêmes, comme tu le fais visiblement. En choisissant nos compromis pour éviter toute compromission. Quitte, aussi, à nous réserver des espaces de parole, de liberté et d’utopie concrète, espaces sans la moindre question de profit financier, tel Uzine. Et c’est bien pourquoi il est dommage, sous le registre de l’ironie et de la polémique, d’en arriver à la teneur de nos échanges précédents avec l’humoriste fayot.
Notre horizon, c’est peut-être de penser notre vie et de vivre notre pensée, ce qui n’est pas une maxime cynique vulgaire, mais une phrase de Diogène, cynique philosophe.
Cher Fab,
Je me demande effectivement si, débatteurs d’Uzine, nous ne sommes pas tous à la fois "gentils" et "méchants".
Tu l’auras compris, quelles que soient les provocations auxquelles "on" se laisse trop vite aller, il n’y a guère parmi nous que des libertaires, des "anti-mondialistes", des écolos technos ou des oiseaux à la gauche de la gauche parmi nous... Et c’est normal, car un libéral pur sucre, à la Guy Sorman, ne se pose guère nos questions. Pour nous, le monde marche sur la tête, il devrait être à revoir, à reconstruire, alors que pour lui "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles". Sorman ou ses sbires peuvent se permettre d’être cohérents. Tout gentils ou tout mauvais, c’est selon les opinions. Ils sont du bon côté du manche, le droit. Nous nous sentons du mauvais côté, le gauche. Ils tirent le maximum du système capitaliste, et sont convaincus que leur égoïsme sert l’économie, sachant que pour eux l’économie EST la société. Nous aussi, nous devons frayer avec le système capitaliste pour vivre, faire vivre notre famille et nous faire plaisir si possible, mais c’est pour nous une sévère obligation, et nous ne pouvons gagner du flouze qu’avec ce que nous savons faire... Nous sommes donc condamnés à l’incohérence, quitte à le faire selon une éthique ou une esthétique que nous choisissons, en tentant de rester fidèles à nous mêmes, comme tu le fais visiblement. En choisissant nos compromis pour éviter toute compromission. Quitte, aussi, à nous réserver des espaces de parole, de liberté et d’utopie concrète, espaces sans la moindre question de profit financier, tel Uzine. Et c’est bien pourquoi il est dommage, sous le registre de l’ironie et de la polémique, d’en arriver à la teneur de nos échanges précédents avec l’humoriste fayot.
Notre horizon, c’est peut-être de penser notre vie et de vivre notre pensée, ce qui n’est pas une maxime cynique vulgaire, mais une phrase de Diogène, cynique philosophe.
Voir en ligne : kOzen : un projet de compromis que j’aime suffisamment pour en faire la promo (si si)