Ce que vous dites est vachement beau et pour un peu j’en oublierais que vous avez tort.
Pour ce qui est du mieux de l’information qu’offre le net, c’est un sympathique leurre. Au temps de la télé dominante, la vérité pouvait exister sur des petits dazibaos ronéotypés qu’il était (tres) difficile à trouver. A l’epoque de internet-all-over-the world (c’est pour demain), la vérité se trouvera sur un site parmi 12345678945613, et ça presentera toujours autant de difficultés à la trouver. Sans compter que les gens regarderont TF1.com, et qu’on ne regarde de toute façon pas TF1.com pour être informé. D’ailleurs, même maintenant, qui utilise le net comme moyen d’information (moyen alternatif, veux-je dire ?). Tout cela pour dire que le probleme n’est pas tant la difficulté technique pour trouver l’info (encore que ce ne soit pas à négliger), mais le simple désir de vouloir le faire.
Pour ce qui est désir, justement, ce que je veux dire, c’est que - selon moi - le désir n’existe pas de manière transcendante. Pour désirer quelque chose (ou quelqu’un), il faut déjà qu’il ait été désigné comme tel. Par qui ? C’est une bonne question à laquelle je ne vais pas répondre pour le moment. Mais cela me permet de dire que sur ce plan, le capitalisme n’a rien perverti du tout, mais a simplement fait sur une échelle industrielle sur qui était fait artisanalement avant (pointer les objets de désir).
Quant à la technique qui serait notre « destin biologique », je m’esclaffe avec une hilarité propre à me dessouder les articulations. Déjà l’emploi des mots « destin » et « biologique » est un programme à lui tout seul. Soyons sérieux : si c’était vraiment le cas, la techno-science existerait ou serait au moins émergente dans toutes les cultures. Ce qui n’est evidemment pas le cas. On peut même dire que le developpement de la techno-science en un lieu donné passe par l’aculturation des autochtones. Alors evidemment, on pourrait emettre l’hypothèse, que l’homo sapiens possède un gène de la technique qui n’a pu se développer que dans un contexte favorable, celui de l’Occident (avec un grand ’O’, SVP). Et la marmotte elle met aussi le chocolat dans le papier alu ... Bon, sans rire, il faut en finir avec la mystique, avec le sublime, quels qu’ils soient, et cesser de se dessiner des jolis arrières-mondes. L’émergence de la TS est strictement contingente ; du fait de l’inertie et de l’effet cumulatif, elle tend à s’imposer comme une sorte d’évidence naturaliste. C’est une escroquerie intellectuelle ! Autant conclure à la naturalité de l’alphabet (latin) sous pretexte que bientôt tout le monde en utilisera un ...
Pour ce qui est du futur de l’internet, on ne s’est pas bien compris. Je pense aussi qu’il est promis à un bel avenir, et qu’on n’a même pas idée des applications qui « tourneront » dessus, pour la simple raison qu’il s’agira de services qui n’auront de pertinence que dans l’espace d’un internet « developpé ». Ce qui est d’ailleurs la meilleure des raisons pour foutre tous nos cyber-gourous sur le bûcher. Je voulais simplement dire que - comme la télé - il permettra à une armée de sociolaugues d’enfiler des banalités avec le jargon ad hoc, mais que du point de vue de l’utilisateur, il sera au quotidien d’une banalité à pleurer. Qu’y a t’il de moins sexy, de moins spectaculaire que la télé de nos jours ? C’est d’ailleurs pourquoi la mode (finissante ; ouf !) du cyberpunk est une couillonade qui ne pouvait avoir inspirer qu’un tri-neuroné comme Dantec (ou ses épigones).
Cher Cathexie.
Ce que vous dites est vachement beau et pour un peu j’en oublierais que vous avez tort.
Pour ce qui est du mieux de l’information qu’offre le net, c’est un sympathique leurre. Au temps de la télé dominante, la vérité pouvait exister sur des petits dazibaos ronéotypés qu’il était (tres) difficile à trouver. A l’epoque de internet-all-over-the world (c’est pour demain), la vérité se trouvera sur un site parmi 12345678945613, et ça presentera toujours autant de difficultés à la trouver. Sans compter que les gens regarderont TF1.com, et qu’on ne regarde de toute façon pas TF1.com pour être informé. D’ailleurs, même maintenant, qui utilise le net comme moyen d’information (moyen alternatif, veux-je dire ?). Tout cela pour dire que le probleme n’est pas tant la difficulté technique pour trouver l’info (encore que ce ne soit pas à négliger), mais le simple désir de vouloir le faire.
Pour ce qui est désir, justement, ce que je veux dire, c’est que - selon moi - le désir n’existe pas de manière transcendante. Pour désirer quelque chose (ou quelqu’un), il faut déjà qu’il ait été désigné comme tel. Par qui ? C’est une bonne question à laquelle je ne vais pas répondre pour le moment. Mais cela me permet de dire que sur ce plan, le capitalisme n’a rien perverti du tout, mais a simplement fait sur une échelle industrielle sur qui était fait artisanalement avant (pointer les objets de désir).
Quant à la technique qui serait notre « destin biologique », je m’esclaffe avec une hilarité propre à me dessouder les articulations. Déjà l’emploi des mots « destin » et « biologique » est un programme à lui tout seul. Soyons sérieux : si c’était vraiment le cas, la techno-science existerait ou serait au moins émergente dans toutes les cultures. Ce qui n’est evidemment pas le cas. On peut même dire que le developpement de la techno-science en un lieu donné passe par l’aculturation des autochtones. Alors evidemment, on pourrait emettre l’hypothèse, que l’homo sapiens possède un gène de la technique qui n’a pu se développer que dans un contexte favorable, celui de l’Occident (avec un grand ’O’, SVP). Et la marmotte elle met aussi le chocolat dans le papier alu ... Bon, sans rire, il faut en finir avec la mystique, avec le sublime, quels qu’ils soient, et cesser de se dessiner des jolis arrières-mondes. L’émergence de la TS est strictement contingente ; du fait de l’inertie et de l’effet cumulatif, elle tend à s’imposer comme une sorte d’évidence naturaliste. C’est une escroquerie intellectuelle ! Autant conclure à la naturalité de l’alphabet (latin) sous pretexte que bientôt tout le monde en utilisera un ...
Pour ce qui est du futur de l’internet, on ne s’est pas bien compris. Je pense aussi qu’il est promis à un bel avenir, et qu’on n’a même pas idée des applications qui « tourneront » dessus, pour la simple raison qu’il s’agira de services qui n’auront de pertinence que dans l’espace d’un internet « developpé ». Ce qui est d’ailleurs la meilleure des raisons pour foutre tous nos cyber-gourous sur le bûcher. Je voulais simplement dire que - comme la télé - il permettra à une armée de sociolaugues d’enfiler des banalités avec le jargon ad hoc, mais que du point de vue de l’utilisateur, il sera au quotidien d’une banalité à pleurer. Qu’y a t’il de moins sexy, de moins spectaculaire que la télé de nos jours ? C’est d’ailleurs pourquoi la mode (finissante ; ouf !) du cyberpunk est une couillonade qui ne pouvait avoir inspirer qu’un tri-neuroné comme Dantec (ou ses épigones).
La bise à toute la famille
Lefayot.