Banales redites et potentialités / Illusions et désillusions
3 juillet 2003, 16:54, par (LUN)atique
Je ne crie pas au scandale ; loin d’être préjudiciable, l’ouverture au grand public des territoires du Web a été une étape longuement rêvée par certains, rêvant (à tort ou à raison, l’avenir nous le dira) à un web territoire de civisme.
"L’ouverture au plus grand nombre est une étape nécessaire à tout progrès de société.", certes.
A une nuance près. Le web primordial, dotée d’un nombre de pionniers assez restreint, pouvait assez facilement reproduire un schéma sociétaire de type "utopique" (de par, evidemment, le faible nombre d’individus. Cependant, une telle terminologie prête à polémique. Nous reviendrons sur l’Utopie)
Lorsque le nombre d’internautes devient comparable à celui des populations réelles, le web devient potentiellement capable de reproduire des schémas sociétaires réels (économie, capitalisme notamment, comportement...), lesquels n’ont bien évidemment jamais atteint des sommets de perfection. Plus la population est nombreuse, moins l’Utopie a de chances d’être réalisable. Nostalgique d’un prétendu Eden initial, l’homme court après cette arlésienne... m’enfin bon, là n’est pas la question.
Ainsi, se reproduisent sur le Web les classiques rapports de forces (humains, géopolitiques, économiques), lorsque croît le nombre d’internautes.
D’où, je pense, une certaine propension à l’hégémonie de certains. L’humain est par nature opportuniste ; Ne pas tirer la couverture à soi sans le regretter est un comportement qui fait figure d’exception.
Ainsi peuvent potentiellement croître les risques de "dictature", au fur et à mesure de la croissance du nombre d’usagers.
Cependant, une question se pose : l’Utopie initiale, ou l’Utopie tout court, est elle réalisable, même avec une faible population ? A t-elle eu réellement lieu ? non. Ou-topos en grec, Non-lieu en français. L’Utopie est une arlésienne.
Hier n’était pas tant mieux qu’aujourd’hui, ne donnons pas trop dans le nostalgisme.
En se démocratisant, le pays fantastique et merveilleux du Far-Web a gagné quelques périls, il est vrai.
Il n’appartient qu’à nous de les déjouer. Que le feu citoyen jamais ne s’éteigne. Nous somme tous, potentiellement, vestales du Web.
Je ne crie pas au scandale ; loin d’être préjudiciable, l’ouverture au grand public des territoires du Web a été une étape longuement rêvée par certains, rêvant (à tort ou à raison, l’avenir nous le dira) à un web territoire de civisme.
"L’ouverture au plus grand nombre est une étape nécessaire à tout progrès de société.", certes.
A une nuance près. Le web primordial, dotée d’un nombre de pionniers assez restreint, pouvait assez facilement reproduire un schéma sociétaire de type "utopique" (de par, evidemment, le faible nombre d’individus. Cependant, une telle terminologie prête à polémique. Nous reviendrons sur l’Utopie)
Lorsque le nombre d’internautes devient comparable à celui des populations réelles, le web devient potentiellement capable de reproduire des schémas sociétaires réels (économie, capitalisme notamment, comportement...), lesquels n’ont bien évidemment jamais atteint des sommets de perfection. Plus la population est nombreuse, moins l’Utopie a de chances d’être réalisable. Nostalgique d’un prétendu Eden initial, l’homme court après cette arlésienne... m’enfin bon, là n’est pas la question.
Ainsi, se reproduisent sur le Web les classiques rapports de forces (humains, géopolitiques, économiques), lorsque croît le nombre d’internautes.
D’où, je pense, une certaine propension à l’hégémonie de certains. L’humain est par nature opportuniste ; Ne pas tirer la couverture à soi sans le regretter est un comportement qui fait figure d’exception.
Ainsi peuvent potentiellement croître les risques de "dictature", au fur et à mesure de la croissance du nombre d’usagers.
Cependant, une question se pose : l’Utopie initiale, ou l’Utopie tout court, est elle réalisable, même avec une faible population ? A t-elle eu réellement lieu ? non. Ou-topos en grec, Non-lieu en français. L’Utopie est une arlésienne.
Hier n’était pas tant mieux qu’aujourd’hui, ne donnons pas trop dans le nostalgisme.
En se démocratisant, le pays fantastique et merveilleux du Far-Web a gagné quelques périls, il est vrai.
Il n’appartient qu’à nous de les déjouer. Que le feu citoyen jamais ne s’éteigne. Nous somme tous, potentiellement, vestales du Web.
Voir en ligne : Mon site - Divagations personnelles