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paoli- Apathie

19 février 2003, 12:04, par Java

Si je peux dire cela, pour preuve :

Pour ce que pense Apathie de Sarkozy, voici une chronique qu’il a tenu sur les ondes de votre radio préférée :

9 décembre 2002, la série Sarkozy commence. Le soir de cette intervention, Sarkozy passe à la télé. Apathie bout d’impatience.

[1min 01 seconde] « Il y a certes beaucoup de responsables politiques en France mais il n’y a aujourd’hui qu’une star ! Une star qui peut tout se permettre, cette star bien sûr, c’est Nicolas Sarkozy. Ce statut se déduit notamment du plateau de contradicteurs que lui offre France 2 ce soir : Jean-Marie Le Pen, Jean-Guy Talamoni, le leader toulousain du groupe Zebda et accessoirement, tant elle apparaît décalé au milieu de tout ce monde, Elisabeth Guigou. Personne d’autre n’accepterait ni ne se risquerait à affronter une telle brochette, à la fois par peur de ne pas être à la hauteur, mais aussi par crainte du ridicule qu’il y a répondre à la fois à l’extrême droite et à l’extrême gauche, en passant par le nationaliste corse de service. Nicolas Sarkozy lui, n’a ni ces craintes ni cette pudeur. Boulimique, il dévore tout sans retenue, près à répondre à chacun, donnant ainsi une dimension gigantesque à son poste, et plus encore à sa fonction de ministre de l’intérieur. C’est ainsi qu’il apparaîtra ce soir sur France 2, assuré et déterminé comme s’il était le chef du gouvernement, ambitieux et confiant dans son avenir, comme s’il était le futur candidat de la majorité à l’élection présidentielle. Et c’est justement parce qu’il ose être tout cela que souvent Nicolas Sarkozy agace. »

Le journaliste précise ensuite, pour les pas convaincus :
[9 secondes] « Et Nicolas Sarkozy qui doit se réjouir avec une baisse de plus de 5% de la délinquance au mois de novembre par rapport à la même période l’an passé. »


Quant à Paoli (cf PLPL) :

France Inter adore la synthèse Dray / Sarkozy
Invité de France Inter à 8h20 le 23 octobre 2002, Julien Dray expose son point de vue nuancé sur les lois Sarkozy. Stéphane Paoli ne cesse de l’encourager à ne pas trop critiquer le gouvernement afin d’aboutir à une bonne synthèse droite / gauche. « Donnez-nous un beau débat gauche / droite sur une question aussi essentielle. » Sautant sur cette occasion d’apparaître ouvert, Dray précise : « Je ne pense pas que Jacques Chirac va porter atteinte à nos libertés essentielles. … Vous ne me verrez pas faire de polémique avec ce gouvernement sur le terrain des grands principes. » Il ajoute souhaiter « amener la gauche à mieux concevoir une politique de sécurité. » Paoli, aux anges : « Ce saut qualitatif il est possible …

La suite est un extrait sans coupe qui, vers 8h45, dure 1 minute 30 secondes :
Paoli : - Jean-Michel Apathie, vous qui êtes un observateur politique, aurons-nous un débat, j’allais dire, digne de ce pays et digne de cette question ? »
Apathie : - Pour la première fois depuis longtemps, on peut peut-être pronostiquer que oui. Parce que il faut quand même dire à notre auditeur que dans une démocratie, , qu’il y ait des points de vue différents et que deux grands courants de pensée qui ont structuré politiquement ce pays s’expriment et s’affrontent, c’est assez naturel.. Et peut-être un débat de qualité parce que on a vu que dans le gouvernement précédent que Daniel Vaillant - Jean-Pierre Chevènement avant lui peut-être - ont tenté de faire une synthèse, c’est-à-dire d’amener la gauche à mieux concevoir une politique de sécurité qui intègre la notion de punition. Et puis on voit aujourd’hui Nicolas Sarkozy tenter aussi une synthèse, c’est-à-dire que son discours n’est pas celui de la droite qu’on a connu à la fin des années 70 avec le projet Sécurité et Liberté, qui était très répressif, ni même le discours de Charles Pasqua quand il était au ministère de l’Intérieur, qui disait que par avance il couvrirait les bavures policières parce que l’acte policier était fondamental. On voit que Nicolas Sarkozy aussi opère une synthèse et - Julien Dray vient de le dire - les principes républicains, les libertés publiques ne sont pas menacées, c’est la définition d’une politique de sécurité à l’intérieur d’un cadre démocratique qui est questionnée. S’il s’agit de cela et si le débat est celui-là à l’Assemblée, alors on verra un saut qualitatif dans le débat qui permettra peut-être de poser les vraies questions sur les problèmes que pose la nécessaire sécurité que l’on doit aux citoyens dans une démocratie moderne.
Paoli : - C’est pas de la flagornerie, mais à écouter Julien Dray on voit que ce saut qualitatif il est possible, il est à la portée de l’Assemblée nationale.
Apathie : - Oui et à écouter Nicolas Sarkozy aussi, quand, il, par exemple hier à l’Assemblée nationale, il défend les gens qui sont victimes des incendies à Strasbourg. A écouter Nicolas Sarkozy aussi on a ce sentiment.