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> La lecture facile à l’écran

8 juillet 2002, 10:37, par StarBoutch

Ce texte constitue, à mon sens, un rappel assez juste des règles utilisées en imprimerie et désormais applicable et appliquées (puisque l’on doit bien partir de quelque chose) au net. Je ne reviendrais pas sur le texte en lui-même, ni sur les positions de l’auteur (ou même d’autres auteurs).

Ce qui manque, ce qui me chiffonne, c’est que l’article n’est qu’une suite d’applications techniques que le lecteur est censé prendre ou non sans raisonnement à posteriori.

Certes, on pourrait voir dans l’écriture (manuelle mais aussi, dans un moindre cas, numérique) un simple procédé de redistribution de l’information, une espèce de nomenclature à ingurgiter et à redistribuer ultérieurement.

Ce serait alors oublier la dimension affective de l’écriture (quelle que soit sa forme) et, en élargissant, du Langage.

Pour reprendre la problématique du sujet -"La lecture facile à l’écran"-, pour moi, le sujet se formule ainsi :
- "Doit-on faciliter la lecture à l’écran ?"

Lorsque j’écris un texte, je prends position, je m’engage et j’entends que le lecteur potentiel -qu’il soit d’accord ou non - respecte assez le sujet et selon sa disposition d’esprit, soit le rejète, soit l’accepte, mais dans les deux cas, qu’il ai assez de volonté pour s’engager COMPLETEMENT dans sa décision : qu’il le rejète COMPLETEMENT ou qu’il le lise COMPLETEMENT.

Bien entendu, aucune sanction ne tombe si ce point n’est pas respecté, aucun couperet ne s’abat sur la tête du consommateur s’il décide au milieu d’un paragraphe d’aller chercher un café et d’éteindre son ordinateur. Cela marque seulement un certain dédain, un manque de respect du texte, et donc de l’auteur.

Dès lors, si le lecteur s’astreignait (car je reconnais volontiers que c’est une contrainte) à l’entière lecture dudit texte, les considérations techniques – que je ne dévalorise pas – changent de dimension pour acquérir une finalité d’intention, et non plus un corps technique brut.

Autrement dit, les différentes règles énoncées dans l’article d’ARNO ne doivent pas être prises dans leurs ensembles mais plutôt comme une myriade de sous-ensembles à moduler pour parvenir à objectif de lecture précis. Si l’on regarde les journaux d’informations (surtout ceux à tendances politiques très marquées), l’assemblement des différents éléments n’est, bien entendu, pas le fruit du hasard, mais correspond à une intentionnalité et une orientation de lecture. Plus que la lisibilité, cela une entraîne la création d’une habitude, qui elle-même peut être considérée comme une évolution de l’individu.

Car, de la contrainte, naît l’évolution par la création, par l’adaptation. N’est-ce pas une finalité assez chouette d’un texte ardue à décrypter ?