de quels droit vous, indépendants, vous proclamez-vous comme principal groupe apte à définir, normer, baliser ce
terrain ? Le droit d’aînesse simplement ?
Simple : le droit que tout être humain a de s’exprimer, comme bon lui semble, sur un sujet qui le touche. Et parce que l’alternative aux indépendants ressemble furieusement à une régulation étatique, qui, elle aussi, a régulièrement débouché sur tout un tas d’extrèmes politique ou religieux. Autre chose fondamentale : je refuse catégoriquement tout droit à un politicard quelconque de s’exprimer en mon nom. Je revendique haut et fort mon privilège de grain de sable, d’élément perturbateur, quel que soit le débat. Un indépendant, en somme, loin de la logique des marchés ou des Etats.
Et puis, il faut bien avouer que ces Etats sont finalement soit tout à fait dépassés par les événements, soit parfaitement conscients des enjeux représentés par Internet, et qu’ils font leur possible, comme à l’accoutumés, pour réprimer avant de réfléchir.
Alors, j’ai l’impression un peu confuse que derrière une déclaration pleine de bonnes intentions, se cache un coté obscur, qu’une bonne idée risque de se dévoyer, par les chemins mêmes qu’elle semble combattre.
Je revendique une fois de plus ce “côté obscur” Luke, I am your father ;o), fondamental à mon sens au développement incohérent d’Internet, qui en fait sa richesse. Des sites de Q aux sites institutionnels, des pages persos aux niouzgroup, Internet doit être et rester un grand bazar. Il y a quelques siècles, nous avions en France (et ailleurs) des carnavals, ces journées où l’on pouvait se permettre de “pêter les plombs” sans craindre (trop) de représailles (passons ici sur leur côté démago, ce n’est pas l’objet de la discussion). Aujourd’hui, qu’avons-nous de comparable ? La fête de la musique, encadré par des cohortes de flics, le foute (quelle gloire, ils ont gagnés, les plus dopés) ? Rien de très réjouissant, en somme. Alors, pour ceux qui peuvent se le permettre, il reste entre autres Internet.
Tout comme en physique la cohésion de la Terre provient de la somme de plusieurs forces antagonistes, celle du net devrait idéalement provenir des pressions exercées aussi bien par les Etats et les entreprises que les indépendants.
ces collusions politiques, que vous dénoncez, à juste titre et avec force cris, ne sont-elle pas justement celles dont vous avez étés écartés ?
Heureusement que j’en ai été écarté, sinon je ne vaudrais guère mieux qu’eux. Avec leurs livres blancs, leurs rapports et leurs missions. Beark. Vive le foutoir. Notez bien cependant que je m’exprime ici en mon nom propre, et pas en celui des autres membres du Minirézo, qui peuvent tout à fait (et c’est là la beauté de la chose), être franchement en désaccord avec moi. Polémiquons, polémiquons, il en restera toujours quelque chose.
de quels droit vous, indépendants, vous proclamez-vous comme principal groupe apte à définir, normer, baliser ce
terrain ? Le droit d’aînesse simplement ?
Simple : le droit que tout être humain a de s’exprimer, comme bon lui semble, sur un sujet qui le touche. Et parce que l’alternative aux indépendants ressemble furieusement à une régulation étatique, qui, elle aussi, a régulièrement débouché sur tout un tas d’extrèmes politique ou religieux. Autre chose fondamentale : je refuse catégoriquement tout droit à un politicard quelconque de s’exprimer en mon nom. Je revendique haut et fort mon privilège de grain de sable, d’élément perturbateur, quel que soit le débat. Un indépendant, en somme, loin de la logique des marchés ou des Etats.
Et puis, il faut bien avouer que ces Etats sont finalement soit tout à fait dépassés par les événements, soit parfaitement conscients des enjeux représentés par Internet, et qu’ils font leur possible, comme à l’accoutumés, pour réprimer avant de réfléchir.
Alors, j’ai l’impression un peu confuse que derrière une déclaration pleine de bonnes intentions, se cache un coté obscur, qu’une bonne idée risque de se dévoyer, par les chemins mêmes qu’elle semble combattre.
Je revendique une fois de plus ce “côté obscur” Luke, I am your father ;o), fondamental à mon sens au développement incohérent d’Internet, qui en fait sa richesse. Des sites de Q aux sites institutionnels, des pages persos aux niouzgroup, Internet doit être et rester un grand bazar. Il y a quelques siècles, nous avions en France (et ailleurs) des carnavals, ces journées où l’on pouvait se permettre de “pêter les plombs” sans craindre (trop) de représailles (passons ici sur leur côté démago, ce n’est pas l’objet de la discussion). Aujourd’hui, qu’avons-nous de comparable ? La fête de la musique, encadré par des cohortes de flics, le foute (quelle gloire, ils ont gagnés, les plus dopés) ? Rien de très réjouissant, en somme. Alors, pour ceux qui peuvent se le permettre, il reste entre autres Internet.
Tout comme en physique la cohésion de la Terre provient de la somme de plusieurs forces antagonistes, celle du net devrait idéalement provenir des pressions exercées aussi bien par les Etats et les entreprises que les indépendants.
ces collusions politiques, que vous dénoncez, à juste titre et avec force cris, ne sont-elle pas justement celles dont vous avez étés écartés ?
Heureusement que j’en ai été écarté, sinon je ne vaudrais guère mieux qu’eux. Avec leurs livres blancs, leurs rapports et leurs missions. Beark. Vive le foutoir. Notez bien cependant que je m’exprime ici en mon nom propre, et pas en celui des autres membres du Minirézo, qui peuvent tout à fait (et c’est là la beauté de la chose), être franchement en désaccord avec moi. Polémiquons, polémiquons, il en restera toujours quelque chose.
Amicalement,