Voilà un débat intéressant, une fois défalquées les saillies propres à la communication en ligne...
On ne peut pas passer à la trappe les objections scientifiques de Lefayot, aux seuls motifs qu’elles sont affirmées avec rudesse (mauvaise tête, mais bon coeur), et que le positivisme a vécu.
Je mets ma pierre (à l’édifice, et dans le jardin).
1. la défiance vis à vis des approches sociologiques est tout à fait hygiénique, au vu de quelques apports antérieurs agaçants (Wolton ou Lévy par ex.).
2. la revendication d’une administration de la preuve sur le mode hypothético déductif n’a rien d’ahurissant. Positivisme peut être, mais aussi fonctionnement scientifique ordinaire de la plupart des disciplines. Et si le positivisme est daté, l’école de Chicago aussi, après tout. Non qu’il ne puisse y avoir de recherche qualitative, mais parce que dans ce cas comme dans les autres, la définition des concepts, la méthodo et la mesure sont des prérequis ordinaires.
3. Or, car il y a un or, le concept d’imaginaire en sociologie prend l’eau de partout. Il n’est défini nulle part en termes opérationnalisables scientifiquement. Dommage, car a la différence de Lefayot, je crois que c’est une voie magnifique pour l’accès à l’économie des usages. Mais il s’agit probablement plutôt d’économie libidinale. Ou de gestion de pulsions.
4. Je n’insiste pas sur le corpus, comme déjà dit, il est un peu léger et décalé.
5. Mais je préfère l’approche de Flichy à d’autres, sans conteste. Simplement, il ne faut pas en vouloir aux gens qui viennent de disciplines comme l’informatique ou les neurosciences, certes moins scientifiques que la sociologie et la communication (joke) de vouloir comprendre comment un raisonnement nait, se développe et s’exprime. C’est très sain, même.
Voilà un débat intéressant, une fois défalquées les saillies propres à la communication en ligne...
On ne peut pas passer à la trappe les objections scientifiques de Lefayot, aux seuls motifs qu’elles sont affirmées avec rudesse (mauvaise tête, mais bon coeur), et que le positivisme a vécu.
Je mets ma pierre (à l’édifice, et dans le jardin).
1. la défiance vis à vis des approches sociologiques est tout à fait hygiénique, au vu de quelques apports antérieurs agaçants (Wolton ou Lévy par ex.).
2. la revendication d’une administration de la preuve sur le mode hypothético déductif n’a rien d’ahurissant. Positivisme peut être, mais aussi fonctionnement scientifique ordinaire de la plupart des disciplines. Et si le positivisme est daté, l’école de Chicago aussi, après tout. Non qu’il ne puisse y avoir de recherche qualitative, mais parce que dans ce cas comme dans les autres, la définition des concepts, la méthodo et la mesure sont des prérequis ordinaires.
3. Or, car il y a un or, le concept d’imaginaire en sociologie prend l’eau de partout. Il n’est défini nulle part en termes opérationnalisables scientifiquement. Dommage, car a la différence de Lefayot, je crois que c’est une voie magnifique pour l’accès à l’économie des usages. Mais il s’agit probablement plutôt d’économie libidinale. Ou de gestion de pulsions.
4. Je n’insiste pas sur le corpus, comme déjà dit, il est un peu léger et décalé.
5. Mais je préfère l’approche de Flichy à d’autres, sans conteste. Simplement, il ne faut pas en vouloir aux gens qui viennent de disciplines comme l’informatique ou les neurosciences, certes moins scientifiques que la sociologie et la communication (joke) de vouloir comprendre comment un raisonnement nait, se développe et s’exprime. C’est très sain, même.