Il me semble que l’argument développé dans le message précédent mélange
plusieurs choses, en particulier la lutte contre une force d’opression et la
reconaissance des mérites apportés par ailleurs. Puis-je rappeller à son
auteur que quelqu’un d’aussi attaché à l’indépendance de son pays que
Léopold Sedar Senghor a toujours reconnu sa dette à l’égard de
l’enseignement qu’il avait reçun en France (agrégé de grammaire), qui lui a
permis d’éviter pour son pays le destin de tant de pays africains où la
lutte pour l’indépendance s’est accompagnée d’un refus des apports de la
colonisation.
De même, je ne suis pas sûr que les anti-capitalistes seraient prêts à
renoncer aux progrès technologiques. Prenons un anti-capitaliste comme
Marx : il ne refusait pas les progrès technologiques induits par le
capitalisme, au contraire, il proposait de s’en servir contre le capitalisme
lui-même, puisque dans sa théorie, après avoir été une force de progrès, le
capitalisme était devenu un obstacle.
Faire la part des choses, et reconnaître ce que l’on doit à ce que l’on
condamne me semble de la simple honnêteté intellectuelle. L’argument de
l’article à propos des liens entre Internet et l’État est donc bien cela, un
argument, et non un reproche moralisateur. il pointe en effet à
l’inconséquence, pour ne pas dire l’hypocrisie, de certains « libertariens »,
qui se trompent de cible.Il serait à cet égard intéressant de savoir quelle
part des contenus d’Internet est dû au travail des universitaires, qui n’ont
la possibilité de le diffusér ainsi que parce qu’ils sont payés par la
puissance publique (autrement, les lois du marchés les inciterait à vendre
ces contenus).
Ma petite expérience des logiciels libres (Latex, mutt, et autres) m’a fait
souvent constater que l’auteur de ces programmes était un universitaire. À
ce titre, je me sens une dette à l’égard de l’État qui autorise ses
seviteurs à distribuer librement le produit du travail pour lequel il les
paye.
Il me semble que l’argument développé dans le message précédent mélange
plusieurs choses, en particulier la lutte contre une force d’opression et la
reconaissance des mérites apportés par ailleurs. Puis-je rappeller à son
auteur que quelqu’un d’aussi attaché à l’indépendance de son pays que
Léopold Sedar Senghor a toujours reconnu sa dette à l’égard de
l’enseignement qu’il avait reçun en France (agrégé de grammaire), qui lui a
permis d’éviter pour son pays le destin de tant de pays africains où la
lutte pour l’indépendance s’est accompagnée d’un refus des apports de la
colonisation.
De même, je ne suis pas sûr que les anti-capitalistes seraient prêts à
renoncer aux progrès technologiques. Prenons un anti-capitaliste comme
Marx : il ne refusait pas les progrès technologiques induits par le
capitalisme, au contraire, il proposait de s’en servir contre le capitalisme
lui-même, puisque dans sa théorie, après avoir été une force de progrès, le
capitalisme était devenu un obstacle.
Faire la part des choses, et reconnaître ce que l’on doit à ce que l’on
condamne me semble de la simple honnêteté intellectuelle. L’argument de
l’article à propos des liens entre Internet et l’État est donc bien cela, un
argument, et non un reproche moralisateur. il pointe en effet à
l’inconséquence, pour ne pas dire l’hypocrisie, de certains « libertariens »,
qui se trompent de cible.Il serait à cet égard intéressant de savoir quelle
part des contenus d’Internet est dû au travail des universitaires, qui n’ont
la possibilité de le diffusér ainsi que parce qu’ils sont payés par la
puissance publique (autrement, les lois du marchés les inciterait à vendre
ces contenus).
Ma petite expérience des logiciels libres (Latex, mutt, et autres) m’a fait
souvent constater que l’auteur de ces programmes était un universitaire. À
ce titre, je me sens une dette à l’égard de l’État qui autorise ses
seviteurs à distribuer librement le produit du travail pour lequel il les
paye.