Le Web.
Oui, c’est un outil, et un outil formidable ; aussi bien pour celui qui cherche des images pornos que pour celui qui trouve sur E-Bay l’objet qu’il cherchait depuis 20 ans. C’est une gigantesque base de données (pas toujours très fiable). Et parfois, un lieu d’échange. Mais ce n’est qu’un lieu. En soi, ce n’est rien. Juste une structure vide que l’on habite ou pas.
Alors on peut échanger des idées, se faire croire que tout ça aurait de l’importance. Soyons francs : exprimer son opinion peut être satisfaisant à vivre, voire grisant, mais en fin de compte, combien touche-t-on de personnes ? Et pour combien de temps ? Car contrairement aux journaux qui ont des archives, aux bibliothèques qui conservent les écrits du passé, combien de sites sont passés à la trappe ? dont il ne reste RIEN ? Comment peut on construire quelque chose de solide – une « contre-culture » ou une « alternative » quelconque lorsque l’oubli arrive si vite ? comment se distinguer dans la masse ? (C’est déjà difficile dans les médias classiques, alors quand tout le monde y a droit…) Et c’est ce droit qui compte. Peu importe si 98% du web est sans intérêt, s’il fait parfois l’apologie de sentiments douteux, s’il montre des choses laides.
Si le web a une noblesse, c’est celle de laisser à tout le monde une chance de s’exprimer. Pas sur les forums où l’on débattrait de grands sujets, je crois que cela est stérile, mais de construire des sites persos pour mettre sa connaissance ou sa compétence à portée de main de tous, et ce pour une quasi gratuité (pour ceux qui y ont accès…)
Alors oui, comme une grande partie des hommes ne pense pas (même de travers), c’est du cul et de la médiocrité basique. Mais eux, ils n’ont pas bougé depuis des siècles, des millénaires. Peu importe.
Dire d’un média qu’il est « pervers » ou « dégénéré » sous prétexte que le sexe y occupe une grande part, c’est oublier les autres moyens de communication ou d’expression. Le porno est arrivé dès le début du cinéma, les représentations de nus doivent aussi être assez anciennes en peinture ou en sculpture… Et depuis que l’Etat a relâché la pression, la télé s’y met aussi de bon cœur, me semble t-il.
D’autre part, il y a un ou deux ans, au moment des fameuses start-ups qui me faisaient bien marrer, j’entendais parler du web comme d’un moyen de communication facile, efficace et s’adressant à tous, comme la radio, où l’interactivité allait prendre un nouveau sens. Or, d’un point de vue financier, cela n’a rien à voir. Et puis le web, c’est pas comme la télé. On ne peut pas rester devant son écran sans rien faire, sinon il ne se passe rien. Il faut y faire des Choix, être actif. Grosse nuance. D’autant que nos amis les hommes cités plus haut ne veulent faire des choix que pour leur voiture ou leurs belles fringues de marques.
Alors ? Alors ils abandonneront le web, le vrai, pour se contenter des sites sans intérêt. Mais il reste de la place pour tout le reste. Beaucoup de place.
Le Web.
Oui, c’est un outil, et un outil formidable ; aussi bien pour celui qui cherche des images pornos que pour celui qui trouve sur E-Bay l’objet qu’il cherchait depuis 20 ans. C’est une gigantesque base de données (pas toujours très fiable). Et parfois, un lieu d’échange. Mais ce n’est qu’un lieu. En soi, ce n’est rien. Juste une structure vide que l’on habite ou pas.
Alors on peut échanger des idées, se faire croire que tout ça aurait de l’importance. Soyons francs : exprimer son opinion peut être satisfaisant à vivre, voire grisant, mais en fin de compte, combien touche-t-on de personnes ? Et pour combien de temps ? Car contrairement aux journaux qui ont des archives, aux bibliothèques qui conservent les écrits du passé, combien de sites sont passés à la trappe ? dont il ne reste RIEN ? Comment peut on construire quelque chose de solide – une « contre-culture » ou une « alternative » quelconque lorsque l’oubli arrive si vite ? comment se distinguer dans la masse ? (C’est déjà difficile dans les médias classiques, alors quand tout le monde y a droit…) Et c’est ce droit qui compte. Peu importe si 98% du web est sans intérêt, s’il fait parfois l’apologie de sentiments douteux, s’il montre des choses laides.
Si le web a une noblesse, c’est celle de laisser à tout le monde une chance de s’exprimer. Pas sur les forums où l’on débattrait de grands sujets, je crois que cela est stérile, mais de construire des sites persos pour mettre sa connaissance ou sa compétence à portée de main de tous, et ce pour une quasi gratuité (pour ceux qui y ont accès…)
Alors oui, comme une grande partie des hommes ne pense pas (même de travers), c’est du cul et de la médiocrité basique. Mais eux, ils n’ont pas bougé depuis des siècles, des millénaires. Peu importe.
Dire d’un média qu’il est « pervers » ou « dégénéré » sous prétexte que le sexe y occupe une grande part, c’est oublier les autres moyens de communication ou d’expression. Le porno est arrivé dès le début du cinéma, les représentations de nus doivent aussi être assez anciennes en peinture ou en sculpture… Et depuis que l’Etat a relâché la pression, la télé s’y met aussi de bon cœur, me semble t-il.
D’autre part, il y a un ou deux ans, au moment des fameuses start-ups qui me faisaient bien marrer, j’entendais parler du web comme d’un moyen de communication facile, efficace et s’adressant à tous, comme la radio, où l’interactivité allait prendre un nouveau sens. Or, d’un point de vue financier, cela n’a rien à voir. Et puis le web, c’est pas comme la télé. On ne peut pas rester devant son écran sans rien faire, sinon il ne se passe rien. Il faut y faire des Choix, être actif. Grosse nuance. D’autant que nos amis les hommes cités plus haut ne veulent faire des choix que pour leur voiture ou leurs belles fringues de marques.
Alors ? Alors ils abandonneront le web, le vrai, pour se contenter des sites sans intérêt. Mais il reste de la place pour tout le reste. Beaucoup de place.