> Bonjour.
>
> Il faut tout de même avouer PM que l’amalgame entre Fabre, Corbis et
> Hachette est un peu trop facile. Certes vos remarques pertinentes font état
> d’une situation inquiétante au sein des grandes agences, mais comment
> reprocher à ces nouveaux actionnaires d’essayer de trouver de nouveaux
> modèles économiques ? Le salut n’est il pas de trouver une certaine forme
> d’économie d’échelle ou de synergie (je vous vois déjà sourire à la lecture
> de ces termes marketing :) ?
Ce que je constate c’est que des groupes quelqu’ils soient sont en train de s’offrir une partie des archives photographiques mondiales.
Avant d’être un produit commercial, le photo-journalisme et la photographie d’actualité sont une part de l’information mise a disposition des habitants de ce pays, de cette planéte. Sa libre production et circulation un outil de connaissance, d’appréhension, quelquefois de compréhension du monde et donc d’évolution des mentalités, de propagation de "valeurs", d’idéal etc.
Que des groupes financiers avec des logiques commerciales s’accaparent à terme un outil d’information me parait avoir des conséquences sur la vision du monde que les lecteurs auront dans 5 ans, dans 10 ans. Car je ne crois pas les industriels capables d’exigence et de rigueur intellectuelle en terme d’information (notamment). Ils vont à terme réduire les coûts, donner des consignes pour que ne soit produit et distribué que ce qui a une valeur marchande nette et précise. Autrement dit tout ce qui ne correspond pas à un marché potentiel clairement rentable et identifié va disparaitre. Ce qui est "facile", rapide va se développer, ce qui est complexe mais nécessaire, difficile d’accés mais essentiel va disparaitre.
De plus la logique patronale de "compétition internationale", de satisfaction des actionnaires pousse inéluctablement vers un recours toujours plus grand à des "stagiaires", des "précaires", des "contributeurs" etc... toutes choses qui existe dans les médias depuis trés longtemps et va continuer a se développer.
Si l’inspection du travail et l’Ursaff faisaient leur travail, les trois quart des agences de photo auraient eus des redressements et des pénalités. Les aides de l’etat aux agences de presse ont profités a tout le monde sauf aux employés de ces agences. Encore une fois l’etat a financé des entreprises ou plutot des patrons et les actionnaires de ces entreprises avec les deniers publics.
Quand à la synergie ou aux économies d’échelles si elles visent à être mieux armés face à la concurrence elles intégrent trés, trés rarement la finalité en terme de qualité informative, de rigueur intellectuelle.
>
> Pour revenir sur le fond de ce "thread" et sur celui de ma pensée, Hachette
> n’est ni une "software company", ni un groupe pharmaceutique mais bel et
> bien un groupe de médias dont l’intérêt est justement de préserver son
> contenu éditorial.
Hachette n’est pas ce qu’on pourrait appeler un groupe de "référence". Il fabrique des produits de qualité trés diverses dont une large part ne s’adresse pas vraiment au coté le plus "brillant" de nos cerveaux et l’argent gagné à produire des journaux au contenus souvent racoleurs, faciles n’est pas vraiment réinvestis dans la rigueur, l’intelligence, la pensée, la création, c’est dommage mais c’est ainsi et d’ailleurs ça rapporte plus, donc permets d’étendre encore ces participations etc...
L’information, les agences de presse, les agences photos ne sont ni des yaourths, ni des crémes a bronzer.
Le contenu éditorial du groupe Hachette est discutable sur bien des points et ces pratiques salariales également. Comme tous les groupes industriels sa logique est désormais "d’externaliser" et de réduire sa masse salariale pour contenter ses actionnaires.
Je ne crois pas à l’entreprise citoyenne, ni a l’entreprise responsable et encore moins au sens des responsabilités des entrepreneurs concernant le devoir d’information des lecteurs citoyens.
PM
Ceci dit merci d’avoir écris. Le jour ou tu auras un peu de temps libre suite a un "remaniement" ou au lancement d’une nouvelle phase de restructuration, tu auras peut être plein de choses à nous raconter même sous un pseudo. Et du "qui sommes nous", tu passeras peut être à "qui je suis" ou "qui j’étais".
> Bonjour.
>
> Il faut tout de même avouer PM que l’amalgame entre Fabre, Corbis et
> Hachette est un peu trop facile. Certes vos remarques pertinentes font état
> d’une situation inquiétante au sein des grandes agences, mais comment
> reprocher à ces nouveaux actionnaires d’essayer de trouver de nouveaux
> modèles économiques ? Le salut n’est il pas de trouver une certaine forme
> d’économie d’échelle ou de synergie (je vous vois déjà sourire à la lecture
> de ces termes marketing :) ?
Ce que je constate c’est que des groupes quelqu’ils soient sont en train de s’offrir une partie des archives photographiques mondiales.
Avant d’être un produit commercial, le photo-journalisme et la photographie d’actualité sont une part de l’information mise a disposition des habitants de ce pays, de cette planéte. Sa libre production et circulation un outil de connaissance, d’appréhension, quelquefois de compréhension du monde et donc d’évolution des mentalités, de propagation de "valeurs", d’idéal etc.
Que des groupes financiers avec des logiques commerciales s’accaparent à terme un outil d’information me parait avoir des conséquences sur la vision du monde que les lecteurs auront dans 5 ans, dans 10 ans. Car je ne crois pas les industriels capables d’exigence et de rigueur intellectuelle en terme d’information (notamment). Ils vont à terme réduire les coûts, donner des consignes pour que ne soit produit et distribué que ce qui a une valeur marchande nette et précise. Autrement dit tout ce qui ne correspond pas à un marché potentiel clairement rentable et identifié va disparaitre. Ce qui est "facile", rapide va se développer, ce qui est complexe mais nécessaire, difficile d’accés mais essentiel va disparaitre.
De plus la logique patronale de "compétition internationale", de satisfaction des actionnaires pousse inéluctablement vers un recours toujours plus grand à des "stagiaires", des "précaires", des "contributeurs" etc... toutes choses qui existe dans les médias depuis trés longtemps et va continuer a se développer.
Si l’inspection du travail et l’Ursaff faisaient leur travail, les trois quart des agences de photo auraient eus des redressements et des pénalités. Les aides de l’etat aux agences de presse ont profités a tout le monde sauf aux employés de ces agences. Encore une fois l’etat a financé des entreprises ou plutot des patrons et les actionnaires de ces entreprises avec les deniers publics.
Quand à la synergie ou aux économies d’échelles si elles visent à être mieux armés face à la concurrence elles intégrent trés, trés rarement la finalité en terme de qualité informative, de rigueur intellectuelle.
>
> Pour revenir sur le fond de ce "thread" et sur celui de ma pensée, Hachette
> n’est ni une "software company", ni un groupe pharmaceutique mais bel et
> bien un groupe de médias dont l’intérêt est justement de préserver son
> contenu éditorial.
Hachette n’est pas ce qu’on pourrait appeler un groupe de "référence". Il fabrique des produits de qualité trés diverses dont une large part ne s’adresse pas vraiment au coté le plus "brillant" de nos cerveaux et l’argent gagné à produire des journaux au contenus souvent racoleurs, faciles n’est pas vraiment réinvestis dans la rigueur, l’intelligence, la pensée, la création, c’est dommage mais c’est ainsi et d’ailleurs ça rapporte plus, donc permets d’étendre encore ces participations etc...
L’information, les agences de presse, les agences photos ne sont ni des yaourths, ni des crémes a bronzer.
Le contenu éditorial du groupe Hachette est discutable sur bien des points et ces pratiques salariales également. Comme tous les groupes industriels sa logique est désormais "d’externaliser" et de réduire sa masse salariale pour contenter ses actionnaires.
Je ne crois pas à l’entreprise citoyenne, ni a l’entreprise responsable et encore moins au sens des responsabilités des entrepreneurs concernant le devoir d’information des lecteurs citoyens.
PM
Ceci dit merci d’avoir écris. Le jour ou tu auras un peu de temps libre suite a un "remaniement" ou au lancement d’une nouvelle phase de restructuration, tu auras peut être plein de choses à nous raconter même sous un pseudo. Et du "qui sommes nous", tu passeras peut être à "qui je suis" ou "qui j’étais".