Evidemment la forme coopérative me parait la solution idéale seulement on échappe difficilement au monde dans lequel on vit.
Magnum et le mode de fonctionnement coopératif fonctionne par cooptation, avec le risque de produire le meilleur
comme le pire. Une académie de vieilles barbes ou bien un "gang" de jeunes requins, les gros cons ne sont pas
d’autres que nous, quand à Magnum les pratiques salariales et la valse des stagiaires n’a rien a envier
aux autres agences. Magnum aurait pus initier quelquechose. Entre académisme et "dérives" tendances, l’agence sauve sa peau
mais plus en faisant tant de "photojournalisme " que ça, c’est un ilôt un peu égoiste ou coexiste le meilleur et le pire et surtout beaucoup de mondanité et de « corporate », des multitudes de produits dérivés tendances, peut être un jour des cendriers et des tee shirt.
Il y a fort à parier que certains de Métis y entreront un jour et ce ne sera pas forcément à l’avantage du photo-journalisme et d’une vision humaniste. Quand on bosse pour Mac do, Rhone Poulenc, la délégation générale à l’armement et le Ministére de la justice, c’est difficile de garder un regard sur le monde qui en perçoive les mutations et soit au plus près des « gens ».
Et puis dans « le monde de la photo », il y a une inflation de photographes avec plein de fripouilles qui enseignent dans des écoles comment "être photojournaliste", des écoles privées, chéres, que les papa-maman paient. Mais nulle part on n’apprends la déontologie ni comment faire pour survivre sans devenir un « pro de la communication ». Les photographes ne sont qu’un petit bout de l’histoire. La presse entre dans l’ére "industrielle", les employés y sont débordés, saturés, sur-sollicités, il n’y a pas de création de postes mais des restrictions budgétaires alors les pratiques humaines se dégradent, un rédac chef devient un gérant de vitrine sollicité en permanence, il mets en rayon ou pas, c’est le degré zéro de la réflexion journalistique, un fonctionnement en chaine, en boucle qui produit beaucoup de médiocrité.
Dans les écoles de journalisme on réve de travailler pour la TV, quand on est photographe on réve d’être « grand-reporter » seulement les places sont rares et elles tiennent à tout un grenouillage qu’il faut pouvoir humainement assumer, et puis ce ne sont pas des places, ce sont des passages, des strapontins qui débouchent aussi sur des « trous noirs ».
Alors oui il faudrait des coopératives seulement voilà les photographes sont des super individualistes, des faux artistes et des faux journalistes avec des égos assez surdimmensionnés et encore moins d’analyse et de réflexion qu’on pourrait en attendre. Ils ne se regroupent que quand ils sont personnellement menacés ou en difficultés, ils révent comme la plupart des français d’être « tranquilles » et de pouvoir mener à bien leurs projets, le reste ils s’en tapent pour la plupart, ils font semblant de croire qu’ils sont trop marginaux pour pouvoir imaginer qu’ils peuvent faire des choses en commun, ils passent leur vie a trembler pour leur image, leur survie, leur réputation, leurs projets. C’est d’un thérapie collective dont a besoin la profession. Mes textes en sont un exemple, aucun photographe n’y a répondus, aucun ne les a commenté alors que beaucoup les ont lus.
Beaucoup de médiocrité en fait, loin du mythe :
des gangs, des groupes, des tendances mais pas ou presque de générosité, de tentatives de solidarité, pas de vision à lmoyen ou a long terme. C’est rageant, désespérant cette recherche permanente de notoriété, de sauver sa peau a tout prix.
Bon voilà mais moi ce que j’en dis, c’est un grain de sable qui j’espére va en gratouiller quelques uns qui auront envie d’apparaitre enfin debout, de conquérir quelquechose de perdus qu’on ^pourrait appeler de la dignité.
C’est tout bête mais c’est à ça que je pense, de la dignité.
P.M
Evidemment la forme coopérative me parait la solution idéale seulement on échappe difficilement au monde dans lequel on vit.
Magnum et le mode de fonctionnement coopératif fonctionne par cooptation, avec le risque de produire le meilleur
comme le pire. Une académie de vieilles barbes ou bien un "gang" de jeunes requins, les gros cons ne sont pas
d’autres que nous, quand à Magnum les pratiques salariales et la valse des stagiaires n’a rien a envier
aux autres agences. Magnum aurait pus initier quelquechose. Entre académisme et "dérives" tendances, l’agence sauve sa peau
mais plus en faisant tant de "photojournalisme " que ça, c’est un ilôt un peu égoiste ou coexiste le meilleur et le pire et surtout beaucoup de mondanité et de « corporate », des multitudes de produits dérivés tendances, peut être un jour des cendriers et des tee shirt.
Il y a fort à parier que certains de Métis y entreront un jour et ce ne sera pas forcément à l’avantage du photo-journalisme et d’une vision humaniste. Quand on bosse pour Mac do, Rhone Poulenc, la délégation générale à l’armement et le Ministére de la justice, c’est difficile de garder un regard sur le monde qui en perçoive les mutations et soit au plus près des « gens ».
Et puis dans « le monde de la photo », il y a une inflation de photographes avec plein de fripouilles qui enseignent dans des écoles comment "être photojournaliste", des écoles privées, chéres, que les papa-maman paient. Mais nulle part on n’apprends la déontologie ni comment faire pour survivre sans devenir un « pro de la communication ». Les photographes ne sont qu’un petit bout de l’histoire. La presse entre dans l’ére "industrielle", les employés y sont débordés, saturés, sur-sollicités, il n’y a pas de création de postes mais des restrictions budgétaires alors les pratiques humaines se dégradent, un rédac chef devient un gérant de vitrine sollicité en permanence, il mets en rayon ou pas, c’est le degré zéro de la réflexion journalistique, un fonctionnement en chaine, en boucle qui produit beaucoup de médiocrité.
Dans les écoles de journalisme on réve de travailler pour la TV, quand on est photographe on réve d’être « grand-reporter » seulement les places sont rares et elles tiennent à tout un grenouillage qu’il faut pouvoir humainement assumer, et puis ce ne sont pas des places, ce sont des passages, des strapontins qui débouchent aussi sur des « trous noirs ».
Alors oui il faudrait des coopératives seulement voilà les photographes sont des super individualistes, des faux artistes et des faux journalistes avec des égos assez surdimmensionnés et encore moins d’analyse et de réflexion qu’on pourrait en attendre. Ils ne se regroupent que quand ils sont personnellement menacés ou en difficultés, ils révent comme la plupart des français d’être « tranquilles » et de pouvoir mener à bien leurs projets, le reste ils s’en tapent pour la plupart, ils font semblant de croire qu’ils sont trop marginaux pour pouvoir imaginer qu’ils peuvent faire des choses en commun, ils passent leur vie a trembler pour leur image, leur survie, leur réputation, leurs projets. C’est d’un thérapie collective dont a besoin la profession. Mes textes en sont un exemple, aucun photographe n’y a répondus, aucun ne les a commenté alors que beaucoup les ont lus.
Beaucoup de médiocrité en fait, loin du mythe :
des gangs, des groupes, des tendances mais pas ou presque de générosité, de tentatives de solidarité, pas de vision à lmoyen ou a long terme. C’est rageant, désespérant cette recherche permanente de notoriété, de sauver sa peau a tout prix.
Bon voilà mais moi ce que j’en dis, c’est un grain de sable qui j’espére va en gratouiller quelques uns qui auront envie d’apparaitre enfin debout, de conquérir quelquechose de perdus qu’on ^pourrait appeler de la dignité.
C’est tout bête mais c’est à ça que je pense, de la dignité.
P.M