PARIS (Reuters) - Une centaine de photographes de presse ont manifesté à la sortie du conseil des ministres pour réclamer le gel des plans sociaux dans les agences Gamma et Corbis-Sygma et exiger le respect de la convention collective des journalistes.
Une délégation de photographes devait être reçue à la mi-journée par la ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Tasca, rue de Valois.
"On voit rarement les photographes dans la rue parce que les photographes sont plus habitués à photographier les manifestations qu’a manifester eux-mêmes. Si aujourd’hui nous sommes là, c’est parce que nous nous sentons agressés. Notre communauté réagit en légitime défense", a expliqué Patrick Bard, président de l’Association nationale des journalistes, reporters photographes et cinéastes.
"Nous voulons le respect de la convention collective, nous voulons que cessent les rémunérations illégales en droits d’auteur dans les agences de presse et nous souhaitons que soit appliquée l’intégralité de la convention collective", a-t-il souligné.
Les photographes - salariés d’agences, de quotidiens ou de magazines - se sont rassemblés devant l’hôtel de Marigny, où se déroulait exceptionnellement le conseil des ministres pour permettre au personnel de l’Elysée de préparer l’Arbre de Noël prévu dans l’après-midi.
Les manifestants avaient formé deux rangées, jusque sur l’avenue Marigny, et déposé leur matériel photographique à terre en signe de protestation. Certains brandissaient leur carte de presse, d’autres l’avaient laissée à terre.
Les photographes ont scandé "Profession menacée", "Sauvez le photojournalisme" à la sortie des ministres, qui ont regagné pour certains leur voiture avenue Marigny, encadrés par le service de sécurité.
Huée à sa sortie, Catherine Tasca est allée à la rencontre de photographes.
Jacques Chirac et Lionel Jospin ont regagné l’Elysée à pied, là encore sous la protection des services de sécurité, en compagnie d’Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, Catherine Tasca et Dominique de Villepin, secrétaire général de l’Elysée. Le chef de l’Etat et le Premier ministre ne se sont pas exprimés.
La direction de Corbis Sygma a annoncé en novembre le licenciement de 93 des 191 salariés parmi lesquels les 42 photographes. La société prévoit d’externaliser le travail des photographes au travers d’une "relation de partenariat commercial" dont la seule alternative est le licenciement pur et simple.
"Ils veulent que l’on retravaille en producteur indépendant, en payant nos charges, c’est contraire au statut de journaliste", déplore l’un des 42 photographes présent à Marigny.
L’agence Gamma, propriété d’Hachette Filipacchi Medias a annoncé pour sa part la suppression de 17 postes, dont sept photographes."
Manifestation de photographes à l’issue du conseil des ministres.
Mercredi 19 décembre 2001, 12h42
http://fr.news.yahoo.com/011219/85/2d0tm.html
PARIS (Reuters) - Une centaine de photographes de presse ont manifesté à la sortie du conseil des ministres pour réclamer le gel des plans sociaux dans les agences Gamma et Corbis-Sygma et exiger le respect de la convention collective des journalistes.
Une délégation de photographes devait être reçue à la mi-journée par la ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Tasca, rue de Valois.
"On voit rarement les photographes dans la rue parce que les photographes sont plus habitués à photographier les manifestations qu’a manifester eux-mêmes. Si aujourd’hui nous sommes là, c’est parce que nous nous sentons agressés. Notre communauté réagit en légitime défense", a expliqué Patrick Bard, président de l’Association nationale des journalistes, reporters photographes et cinéastes.
"Nous voulons le respect de la convention collective, nous voulons que cessent les rémunérations illégales en droits d’auteur dans les agences de presse et nous souhaitons que soit appliquée l’intégralité de la convention collective", a-t-il souligné.
Les photographes - salariés d’agences, de quotidiens ou de magazines - se sont rassemblés devant l’hôtel de Marigny, où se déroulait exceptionnellement le conseil des ministres pour permettre au personnel de l’Elysée de préparer l’Arbre de Noël prévu dans l’après-midi.
Les manifestants avaient formé deux rangées, jusque sur l’avenue Marigny, et déposé leur matériel photographique à terre en signe de protestation. Certains brandissaient leur carte de presse, d’autres l’avaient laissée à terre.
Les photographes ont scandé "Profession menacée", "Sauvez le photojournalisme" à la sortie des ministres, qui ont regagné pour certains leur voiture avenue Marigny, encadrés par le service de sécurité.
Huée à sa sortie, Catherine Tasca est allée à la rencontre de photographes.
Jacques Chirac et Lionel Jospin ont regagné l’Elysée à pied, là encore sous la protection des services de sécurité, en compagnie d’Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, Catherine Tasca et Dominique de Villepin, secrétaire général de l’Elysée. Le chef de l’Etat et le Premier ministre ne se sont pas exprimés.
La direction de Corbis Sygma a annoncé en novembre le licenciement de 93 des 191 salariés parmi lesquels les 42 photographes. La société prévoit d’externaliser le travail des photographes au travers d’une "relation de partenariat commercial" dont la seule alternative est le licenciement pur et simple.
"Ils veulent que l’on retravaille en producteur indépendant, en payant nos charges, c’est contraire au statut de journaliste", déplore l’un des 42 photographes présent à Marigny.
L’agence Gamma, propriété d’Hachette Filipacchi Medias a annoncé pour sa part la suppression de 17 postes, dont sept photographes."