JOURNEES D’ACTION DE SOUTIEN AUX REFUGIES DE SANGATTE
voici un compte rendu..j’espère qu’ily en aura d’autres pour plus
d’objectivité...
chronologie des événements :
du 15 au 20 octobre : expo de dessins d’enfants réfugiés, de photos et
d’info dans le hall de la mairie
le 17, un groupe de réfugiés (ados et de parents) ont été amenés par
"Opale bus" visiter l’expo
le 19, 18h30 forum. Divers prises de parole, pas vraiment de débat, environ
250 personnes
différences de points de vue entre humanitaires-politiques et "activistes"
animateur : Daniel Leau (journaliste au mensuel "Opâle Attitude")
J’ai pris quelques notes...Un enregistrement a été réalisé ainsi qu’une
prise en sténo...donc, l’intégral sera bientôt disponible pour les
intéressés...
A la suite des prises de parole de Véronique Desenclos (La Belle étoile),
H.Flautre (député eur.Verte), B.Caron (alternatif), l’animateur a plusieurs
fois insisté sur le fait qu’il manque des engagements concrets des élus pour
que les pouvoirs publics prennent conscience de l’impasse de la situation.
Il a souligné que ceux qui veulent fermer le centre (sans rien proposer en
alternative), ont le soutien d’élus qui proposent et votent des motions lors
de conseils municipaux et sont bien plus actifs que nous.
Les déclarations et les voeux pieux de ceux qui se disent du côté des droits
humains sont insuffisants.
Mm Gest,conseillère régionale verte, s’est défendue en disant qu’elle était
intervenue pour empêcher la fermeture du centre. Elle a déploré le manque de
soutien de l’exécutif. Elle a parlé de l’amalgame entre passeurs et
réfugiés. S’il y a des passeurs, c’est parce qu’ils ont leur utilité étant
donné que les réfugiés ne peuvent passer légalement. D’après elle, il n’y a
pas tant de trafics. Elle a souligné que l’ouverture du centre il y a deux
ans a été une victoire , mais une victoire amère puisque le problème n’est
toujours pas prêt d’être réglé. Elle dit qu’il faut exiger la présence
d’associations d’aide aux étrangers et des services administratifs sur place
(Pour l’instant, les demandes de régularisation en France doivent être
faites à Arras à 100km de Calais...)
Un alternatif s’est plaint du fait que les socialistes régionaux se sont
focalisés sur la fermeture du centre, qu’eux, ne pèsent pas lourd face aux
autres et que la motion pour la fermeture a été présentée en "catimini" en
fin de réunion...
Olivier Aubert est alors intervenu pour affirmer que Sangatte était le seul
centre de ce type en Europe, que le problème n’était pas seulement au niveau
local, et qu’il fallait mettre en place un réseau transversal de lutte, en
dehors des amendements et des motions d’élus. Le HCR doit être saisi, des
procédures contre le gouvernement français doivent être engagées pour non
application de la convention de Genêve, violation des institutions
internationales. Un travail pédagogique doit être entrepris avec la
population pour expliquer, réduire les peurs, les médias doivent plus
s’impliquer.
Etienne Procheville s’est déclaré étonné de la tournure "provinciale" du
débat et a déclaré qu’il fallait s’allier entre réseaux pour s’attaquer à
tous les centres de réténtion (il a évoqué Palaisaux) et au problème de
Sangatte qui est sous les yeux de toute l’Europe.
[Après l’intervention d’Etienne (et son attaque du caractère provinciale qui
n’a surement pas été bien ressenti par bon nombre de personnes du collectif
calaisien), Helène Flautre, en bonne politicienne, a salué les victoires des
groupes locaux et monopolisé la parole quelques temps...je n’ai pas pris de
nottes, excusez-moi ]
François Giquel de la coordination littorale CNT a rappelé que la loi de 51
n’était faite que pour les réfugiés politiques et excluait tous les autres
types de migrants qui n’entrent pas dans les cadres juridiques , les
migrants pour raisons économiques ou familiale telle Semira Adamou qui a
fuit son pays par refus de violences patriarcales.
Il a également rappelé que dans l’U E, de nouvelles loies augmentent la
répression, que les élus sont pour ces répressions contre les réfugiés, les
sans papiers et les militants. A été évoqué également la sélection au niveau
des pays de départ pour les candidats à l’émigration.
Une représentante du Gisti a dit qu’il fallait utiliser Sangatte pour
montrer les incohérences du système, remplacer les pouvoirs publics et se
substituer à leurs insuffisances, accompagner les demandeurs d’asile,
organiser des permanences interassociatives, pousser la croix rouge à
trouver se place, produire des documents en plusieurs langues.
Andry, de la Cimade, a énoncé trois alternatives pour "régler" le problème
du centre de Sangatte : expulser tout le monde, les envoyer tous en
Angleterre, ou leur donner l’occasion de s’installer en France. Il a dénoncé
le fait que la situation des migrants varie en fonction de leur nationalité :
un afghan sera hébergé à Sangatte tandis qu’un roumain se retrouvera au
centre de rétention de Coquelle...(d’où les fausses déclarations de nombres
de migrants)
Un individuel a appelé à la vigilance pour le statut commun des réfugiés
prévu pour l’Europe en 2004, à mettre la pression sur les pouvoirs
politiques qui sont censés suivre l’opinion publique, à expliquer à la
population que les pays ont les moyens de redéfinir leurs priorités
budgétaires et aider les migrants au lieu de développer l’armement..
Un représentants de la FSU a déclaré que Sangatte est l’apendice d’un
problème d’iimigration mondial. C’est le bout de la course, l’impasse. Il a
parlé de la retenu en amont des réfugiés, denoncé la volonté de réinstauré
une politique de quotas, comme la Belgique qui veut trier les migrants en
fonction de leur utilité sociale. Il a souligné le danger et le silence
coupable de tous les politiques
Un membre du CSP de Lille a appelé à la mobilisation pour une vie digne,
avec ou sans le centre de Sangatte. Il a affirmé que le problème est local,
régional, national, européeen et mondial. Il faut mobiliser sur tous les
fronts.
21h30 concert avec la Cie Tire Laine et repas proposé par la Cimade de
Lille.
samedi 20 : toute la matinée, point info , rencontre et stands à la Maison
pour tous
vers midi des membres du CAE de Paris, CNT Littorale et Droit Devant, ont
"pris" un rond point à la Cité de l’Europe (immense et immonde centre
commercial de Coquelle à 20m duquel se trouve le centre de rétention, face
au site du terminal d’eurotunnel , point de convergence de consommateurs
français et anglais) pour tracter le texte que le CAE avait diffusé à la
gare du Nord la semaine dernière.
14h30 rassemblement, autour de 400 personnes
banderoles et pancartes divers, percu du CSP de Lille qui avait mobilisé en
nombre, CSP d’Amiens ,des Bruxellois du CAE, d’autres de Paris, la CNT de
Lille, la FA, la LCR...et les membres du collectif local :AC ! , CNT, LDH,
Attac, Emmaus, Mission étudiante, pastorale des migrants, Alternatifs,
verts, ACAT, CCFD, Artisans du Monde, La Belle étoile, Opale écologie,
Cimade, Gisti, FSU, Action Catholique ouvrière,
tractage du CSP, du CAE et de la CNT (avec des versions anglaises pour les
touristes britanniques toujours en nombre à Calais le samedi)
des slogans tout le long du parcourt "solidarité avec les réfugiés"
"étudiants, salariés, chomeurs, réfugiés, solidarité" "ouvrons les
frontières, partageons les richesse"..."nous sommes tous des enfants
d’immigrés"
Collage d’autocollants le long du parcourt, qui avait déjà été jalonné
d’affichage sauvage( "fermez lez yeus où vous risquez d’apercevoir ces
réfugiés que personne ne veut voir" "quel avenir pour les réfugiés")
le parcours négocié avec les Rg par le représentant de la LDH a été rallongé
sous la pression d’une grande partie du collectif
un sit in était préu (par les verts) mais vu la chaussée détrempée, l’idée a
été abandonnée.
arrivé à la sous préfecture, une délégation de six représentants du
collectif a été reçue par le sous préfet.Il ont demandé la mise en place
d’une permanence avec un juriste et de la documentztion en plusieurs langues
pour informer les réfugiés sur leurs droits et notamment la demande d’asile
en France. Ils ont demandé que la sous préfectrure calaisienne puisse
recevoir les demandes à la place de la prefecture d’Arras. En question aussi
la scolarité des enfants et la création d’un statut européen des réfugiés.
Un réfugié afghan (qui a rencontré le cortège par hasard) a pris la parole
pour remercier les manifestants.
[voir plus loin les raisons de la grande absence des réfugiés dans ce
cortège...]
annonce au mégaphone de la suite officielle (célébration multireligieuse) et
officieuse (concert à 20hsous le hangar du centre de Sangatte et marche de
solidarité à 21h30 à partir du centre de Sangatte)
retour vers la MPT en cortège et musique jusqu’à la MPT malgré l’appel à la
dispersion du president local de la LDH
des cracheurs de feu et des jongleurs venus de Dunkerque animent le
trottoir face à la MPT en attendant le spectacle.
17h théâtre et lecture de texte sur le thême de l’immigration
18h tractage à l’intérieur du centre commercial de la cité de l’Europe pour
dénoncer l’existence du centre de rétention avec la CNT ,le CAE bruxelles,
et un membre d’Attac ; A noter que l’existence et la fonction de ce centre
est encore inconnu de la quasi totalité de la population locale.
18h30 nous apprenons que le concert du soir pour les réfugiés est
annulé...Le directeur de la croix rouge aura décidé de ne pas tenir ses
engagements ...son discourt variant selon les interlocuteurs (problèmes de
sécurité annoncé aux musiciens, non reception des messages de confirmation
annoncée aux organisateurs, improvisation de l’action annoncée aux
humanitaires du collectif) laisse penser à un sabotage , des pressions de la
part de ceux qui ne voulaient en rien implquer les réfugiés dans ces deux
journées d’action.
Nous aprendrons par ailleurs que la croix rouge n’aura pas non plus tenu ses
engagements de diffusion d’information malgré les affiches traduits en farsi
et en anglais fournies le mercredi précédent..
Une partie du collectif craignait une participation active des réfugiés au
rassemblement (ils ont parlé des risques que ces derniers pourraient
encourir s’ils s’exposaient en centre ville) les infantilisant et leur niant
tout droit d’expression et d’information. Ces même personnes ont tout fait
pour décourager ceux qui voulaient marcher de nuit en solidarité avec les
réfugiés , évoquant les dangers de déclenchement de bagarres, de colère des
passeurs si nous les génions dans leur travail, d’exposition inutile des
réfugiés à des représsailles policière...
20h : les personnes qui voulaient assister au concert se retrouvent devant le
centre de Sangatte. L’annulation laisse un sentiment amère mais l’envie de
marcher dans la nuit sur une partie du trajet effectué plusieurs fois par
jour et par nuit par ceux qui tentent de passer en Angleterre, l’envie de
rencontrer et de discuter avec des réfugiés en marchant avec eux en
solidarité , domine l’assemblée.
en attendant 21h30, nous nous rassemblons sur la place de l’église. La
volonté de faire cette marche est forte malgré les incertitudes quant à
l’utilité, les conséquences, le déroulement . Nous pensions être une dizaine
et nous nous retrouvons à 50... Les refugiés ne sont pas
prévenus...seront-ils avec nous ? Comprendront-ils notre démarche ?
un groupe part en avance pour les informer (l’entrée du centre est une
grille située à 300m du hangar, constament gardée par un car de CRS qui
filtre les entrée, mais les réfugiés vont et viennent librement)
Notre présence et notre volonté de marche solidaire est annoncée par
l’intermédiaire d’un ancien réfugié. Les migrants arrivent vers nous par
petits groupes. La police, par mesure de sécurité demande à nous escorter
avec un véhicule en warning (des connards roulent à 80km/h sur cette petite
route de campagne et des accidnts ont déjà eu lieu) Mais nous refuseront de
marcher derrière un véhicule de police et une d nos voiture se chargera de
la visibilité.
Le groupe de réfugiés qui veulent se joindre à notre action augmente
rapidement (certains pensent que nous voulons les faire passer en Angleterre
et même passer avec eux...mais tous comprennent rapidement que nous sommes
dans le cadre d’une action symbolique)
En attendant les groupes qui sortent du hangar, nous nous mettons à chanter
"solidarité avec les réfugiés" et les migrants présents chantent avec nous .
Nous serons accompagnés d’environ 200 réfugiés...4km à pied jusqu’au pont de
Coquelle d’où l’entrée du tunnel est visible.
Des tentatives de conversation en anglais (qu’ils sont très minoritaires à
parler), frustration des problèmes de communication, sollicitation
permanente de l’unique traducteur, bonne humeur, arrivée d’une journaliste
de la voix du nord..les réfugiés en profitent pour dénoncer les conditions
dans lesquelles ils vivent sous le hangar géré par la croix rouge (des
puces, la gale, manque de couvertures et de vêtements), les incidents avec
les camioneurs (molestage d’une femme enceinte).Ils nous font part de leur
volonté d’entamer une grève de la faim, nous demandent si nous pouvons
revenir tous les jours...
Arrivés près du pont une partie déclare vouloir tenter le passage en
Angleterre . Ils s’éparpillent dans la nature..
Une partie rentre au centre avec nous (une vingtaine).
Nous organisons un système de navette de voitures pour ramener tout le monde
vers sangatte (on manque d’entrainement pour la marche ...) mais un groupe
d’irréductible rentrera à pied jusqu’au bout.
Quant à la police, elle se contentera de faire en sorte qu’aucun réfugié ne
montera dans une voiture (les personnes qui prennent des réfugiés en stop
sont accusée de servir de passeur....) Etant donné que tout s’était bien
passé nous n’avons pas cherché de provocation de ce coté pour cette fois.
Mais il est certain qu’une action devrait être entreprise pour dénoncer le
fait qu’un français ne peut prendre un migrant en stop sans se retrouver
avec la voiture immobilisée et emmené au poste.
Ce type d’action, impliquant les réfugiés sans se substituer à eux n’avait
jamais été mis en place à Sangatte. Tout fut plus ou moins improvisé mais
l’objectif d’une action politique de solidarité a été réussi malgré les
humanitaires du collectif qui ne voulaient pas d’implication directe des
réfugiés.
Aujourd’hui, les réfugiés savent qu’ils peuvent être soutenus.
D’ailleurs, ils prévoient prochainement d’organiser une manif pour dénoncer
leurs conditions de vie.
Quant à nous, nous savons maintenant que notre soutien symbolique les
intéresse , que les « hordes d’extrême droite » (annoncées par les RG) sont
invisibles mis à part quelques autocollants "dégage, tu nique la France",
que la police ne bouge pas face au nombre, que la barrière de la langue se
franchit, qu’on ne pourra compter que sur nous même pour diffuser des info,
que les humanitaires sont des peureux, que les migrants réclament notre
soutien, que leur condition de vie ne sont pas aussi bonne que la croix
rouge peut nous le laisser penser, qu’ils sont prèts à tout, QU’ON DOIT SE
MOBILISER AVEC EUX ...
Marie F
quand on peut faire un peu, ne rien faire est une grave erreur...
JOURNEES D’ACTION DE SOUTIEN AUX REFUGIES DE SANGATTE
voici un compte rendu..j’espère qu’ily en aura d’autres pour plus
d’objectivité...
chronologie des événements :
d’info dans le hall de la mairie
"Opale bus" visiter l’expo
250 personnes
J’ai pris quelques notes...Un enregistrement a été réalisé ainsi qu’une
prise en sténo...donc, l’intégral sera bientôt disponible pour les
intéressés...
A la suite des prises de parole de Véronique Desenclos (La Belle étoile),
H.Flautre (député eur.Verte), B.Caron (alternatif), l’animateur a plusieurs
fois insisté sur le fait qu’il manque des engagements concrets des élus pour
que les pouvoirs publics prennent conscience de l’impasse de la situation.
Il a souligné que ceux qui veulent fermer le centre (sans rien proposer en
alternative), ont le soutien d’élus qui proposent et votent des motions lors
de conseils municipaux et sont bien plus actifs que nous.
Les déclarations et les voeux pieux de ceux qui se disent du côté des droits
humains sont insuffisants.
Mm Gest,conseillère régionale verte, s’est défendue en disant qu’elle était
intervenue pour empêcher la fermeture du centre. Elle a déploré le manque de
soutien de l’exécutif. Elle a parlé de l’amalgame entre passeurs et
réfugiés. S’il y a des passeurs, c’est parce qu’ils ont leur utilité étant
donné que les réfugiés ne peuvent passer légalement. D’après elle, il n’y a
pas tant de trafics. Elle a souligné que l’ouverture du centre il y a deux
ans a été une victoire , mais une victoire amère puisque le problème n’est
toujours pas prêt d’être réglé. Elle dit qu’il faut exiger la présence
d’associations d’aide aux étrangers et des services administratifs sur place
(Pour l’instant, les demandes de régularisation en France doivent être
faites à Arras à 100km de Calais...)
Un alternatif s’est plaint du fait que les socialistes régionaux se sont
focalisés sur la fermeture du centre, qu’eux, ne pèsent pas lourd face aux
autres et que la motion pour la fermeture a été présentée en "catimini" en
fin de réunion...
Olivier Aubert est alors intervenu pour affirmer que Sangatte était le seul
centre de ce type en Europe, que le problème n’était pas seulement au niveau
local, et qu’il fallait mettre en place un réseau transversal de lutte, en
dehors des amendements et des motions d’élus. Le HCR doit être saisi, des
procédures contre le gouvernement français doivent être engagées pour non
application de la convention de Genêve, violation des institutions
internationales. Un travail pédagogique doit être entrepris avec la
population pour expliquer, réduire les peurs, les médias doivent plus
s’impliquer.
Etienne Procheville s’est déclaré étonné de la tournure "provinciale" du
débat et a déclaré qu’il fallait s’allier entre réseaux pour s’attaquer à
tous les centres de réténtion (il a évoqué Palaisaux) et au problème de
Sangatte qui est sous les yeux de toute l’Europe.
[Après l’intervention d’Etienne (et son attaque du caractère provinciale qui
n’a surement pas été bien ressenti par bon nombre de personnes du collectif
calaisien), Helène Flautre, en bonne politicienne, a salué les victoires des
groupes locaux et monopolisé la parole quelques temps...je n’ai pas pris de
nottes, excusez-moi ]
François Giquel de la coordination littorale CNT a rappelé que la loi de 51
n’était faite que pour les réfugiés politiques et excluait tous les autres
types de migrants qui n’entrent pas dans les cadres juridiques , les
migrants pour raisons économiques ou familiale telle Semira Adamou qui a
fuit son pays par refus de violences patriarcales.
Il a également rappelé que dans l’U E, de nouvelles loies augmentent la
répression, que les élus sont pour ces répressions contre les réfugiés, les
sans papiers et les militants. A été évoqué également la sélection au niveau
des pays de départ pour les candidats à l’émigration.
Une représentante du Gisti a dit qu’il fallait utiliser Sangatte pour
montrer les incohérences du système, remplacer les pouvoirs publics et se
substituer à leurs insuffisances, accompagner les demandeurs d’asile,
organiser des permanences interassociatives, pousser la croix rouge à
trouver se place, produire des documents en plusieurs langues.
Andry, de la Cimade, a énoncé trois alternatives pour "régler" le problème
du centre de Sangatte : expulser tout le monde, les envoyer tous en
Angleterre, ou leur donner l’occasion de s’installer en France. Il a dénoncé
le fait que la situation des migrants varie en fonction de leur nationalité :
un afghan sera hébergé à Sangatte tandis qu’un roumain se retrouvera au
centre de rétention de Coquelle...(d’où les fausses déclarations de nombres
de migrants)
Un individuel a appelé à la vigilance pour le statut commun des réfugiés
prévu pour l’Europe en 2004, à mettre la pression sur les pouvoirs
politiques qui sont censés suivre l’opinion publique, à expliquer à la
population que les pays ont les moyens de redéfinir leurs priorités
budgétaires et aider les migrants au lieu de développer l’armement..
Un représentants de la FSU a déclaré que Sangatte est l’apendice d’un
problème d’iimigration mondial. C’est le bout de la course, l’impasse. Il a
parlé de la retenu en amont des réfugiés, denoncé la volonté de réinstauré
une politique de quotas, comme la Belgique qui veut trier les migrants en
fonction de leur utilité sociale. Il a souligné le danger et le silence
coupable de tous les politiques
Un membre du CSP de Lille a appelé à la mobilisation pour une vie digne,
avec ou sans le centre de Sangatte. Il a affirmé que le problème est local,
régional, national, européeen et mondial. Il faut mobiliser sur tous les
fronts.
Lille.
samedi 20 : toute la matinée, point info , rencontre et stands à la Maison
pour tous
"pris" un rond point à la Cité de l’Europe (immense et immonde centre
commercial de Coquelle à 20m duquel se trouve le centre de rétention, face
au site du terminal d’eurotunnel , point de convergence de consommateurs
français et anglais) pour tracter le texte que le CAE avait diffusé à la
gare du Nord la semaine dernière.
banderoles et pancartes divers, percu du CSP de Lille qui avait mobilisé en
nombre, CSP d’Amiens ,des Bruxellois du CAE, d’autres de Paris, la CNT de
Lille, la FA, la LCR...et les membres du collectif local :AC ! , CNT, LDH,
Attac, Emmaus, Mission étudiante, pastorale des migrants, Alternatifs,
verts, ACAT, CCFD, Artisans du Monde, La Belle étoile, Opale écologie,
Cimade, Gisti, FSU, Action Catholique ouvrière,
tractage du CSP, du CAE et de la CNT (avec des versions anglaises pour les
touristes britanniques toujours en nombre à Calais le samedi)
des slogans tout le long du parcourt "solidarité avec les réfugiés"
"étudiants, salariés, chomeurs, réfugiés, solidarité" "ouvrons les
frontières, partageons les richesse"..."nous sommes tous des enfants
d’immigrés"
Collage d’autocollants le long du parcourt, qui avait déjà été jalonné
d’affichage sauvage( "fermez lez yeus où vous risquez d’apercevoir ces
réfugiés que personne ne veut voir" "quel avenir pour les réfugiés")
le parcours négocié avec les Rg par le représentant de la LDH a été rallongé
sous la pression d’une grande partie du collectif
un sit in était préu (par les verts) mais vu la chaussée détrempée, l’idée a
été abandonnée.
arrivé à la sous préfecture, une délégation de six représentants du
collectif a été reçue par le sous préfet.Il ont demandé la mise en place
d’une permanence avec un juriste et de la documentztion en plusieurs langues
pour informer les réfugiés sur leurs droits et notamment la demande d’asile
en France. Ils ont demandé que la sous préfectrure calaisienne puisse
recevoir les demandes à la place de la prefecture d’Arras. En question aussi
la scolarité des enfants et la création d’un statut européen des réfugiés.
Un réfugié afghan (qui a rencontré le cortège par hasard) a pris la parole
pour remercier les manifestants.
[voir plus loin les raisons de la grande absence des réfugiés dans ce
cortège...]
annonce au mégaphone de la suite officielle (célébration multireligieuse) et
officieuse (concert à 20hsous le hangar du centre de Sangatte et marche de
solidarité à 21h30 à partir du centre de Sangatte)
retour vers la MPT en cortège et musique jusqu’à la MPT malgré l’appel à la
dispersion du president local de la LDH
des cracheurs de feu et des jongleurs venus de Dunkerque animent le
trottoir face à la MPT en attendant le spectacle.
dénoncer l’existence du centre de rétention avec la CNT ,le CAE bruxelles,
et un membre d’Attac ; A noter que l’existence et la fonction de ce centre
est encore inconnu de la quasi totalité de la population locale.
annulé...Le directeur de la croix rouge aura décidé de ne pas tenir ses
engagements ...son discourt variant selon les interlocuteurs (problèmes de
sécurité annoncé aux musiciens, non reception des messages de confirmation
annoncée aux organisateurs, improvisation de l’action annoncée aux
humanitaires du collectif) laisse penser à un sabotage , des pressions de la
part de ceux qui ne voulaient en rien implquer les réfugiés dans ces deux
journées d’action.
Nous aprendrons par ailleurs que la croix rouge n’aura pas non plus tenu ses
engagements de diffusion d’information malgré les affiches traduits en farsi
et en anglais fournies le mercredi précédent..
Une partie du collectif craignait une participation active des réfugiés au
rassemblement (ils ont parlé des risques que ces derniers pourraient
encourir s’ils s’exposaient en centre ville) les infantilisant et leur niant
tout droit d’expression et d’information. Ces même personnes ont tout fait
pour décourager ceux qui voulaient marcher de nuit en solidarité avec les
réfugiés , évoquant les dangers de déclenchement de bagarres, de colère des
passeurs si nous les génions dans leur travail, d’exposition inutile des
réfugiés à des représsailles policière...
centre de Sangatte. L’annulation laisse un sentiment amère mais l’envie de
marcher dans la nuit sur une partie du trajet effectué plusieurs fois par
jour et par nuit par ceux qui tentent de passer en Angleterre, l’envie de
rencontrer et de discuter avec des réfugiés en marchant avec eux en
solidarité , domine l’assemblée.
volonté de faire cette marche est forte malgré les incertitudes quant à
l’utilité, les conséquences, le déroulement . Nous pensions être une dizaine
et nous nous retrouvons à 50... Les refugiés ne sont pas
prévenus...seront-ils avec nous ? Comprendront-ils notre démarche ?
un groupe part en avance pour les informer (l’entrée du centre est une
grille située à 300m du hangar, constament gardée par un car de CRS qui
filtre les entrée, mais les réfugiés vont et viennent librement)
Notre présence et notre volonté de marche solidaire est annoncée par
l’intermédiaire d’un ancien réfugié. Les migrants arrivent vers nous par
petits groupes. La police, par mesure de sécurité demande à nous escorter
avec un véhicule en warning (des connards roulent à 80km/h sur cette petite
route de campagne et des accidnts ont déjà eu lieu) Mais nous refuseront de
marcher derrière un véhicule de police et une d nos voiture se chargera de
la visibilité.
Le groupe de réfugiés qui veulent se joindre à notre action augmente
rapidement (certains pensent que nous voulons les faire passer en Angleterre
et même passer avec eux...mais tous comprennent rapidement que nous sommes
dans le cadre d’une action symbolique)
En attendant les groupes qui sortent du hangar, nous nous mettons à chanter
"solidarité avec les réfugiés" et les migrants présents chantent avec nous .
Nous serons accompagnés d’environ 200 réfugiés...4km à pied jusqu’au pont de
Coquelle d’où l’entrée du tunnel est visible.
Des tentatives de conversation en anglais (qu’ils sont très minoritaires à
parler), frustration des problèmes de communication, sollicitation
permanente de l’unique traducteur, bonne humeur, arrivée d’une journaliste
de la voix du nord..les réfugiés en profitent pour dénoncer les conditions
dans lesquelles ils vivent sous le hangar géré par la croix rouge (des
puces, la gale, manque de couvertures et de vêtements), les incidents avec
les camioneurs (molestage d’une femme enceinte).Ils nous font part de leur
volonté d’entamer une grève de la faim, nous demandent si nous pouvons
revenir tous les jours...
Arrivés près du pont une partie déclare vouloir tenter le passage en
Angleterre . Ils s’éparpillent dans la nature..
Une partie rentre au centre avec nous (une vingtaine).
Nous organisons un système de navette de voitures pour ramener tout le monde
vers sangatte (on manque d’entrainement pour la marche ...) mais un groupe
d’irréductible rentrera à pied jusqu’au bout.
Quant à la police, elle se contentera de faire en sorte qu’aucun réfugié ne
montera dans une voiture (les personnes qui prennent des réfugiés en stop
sont accusée de servir de passeur....) Etant donné que tout s’était bien
passé nous n’avons pas cherché de provocation de ce coté pour cette fois.
Mais il est certain qu’une action devrait être entreprise pour dénoncer le
fait qu’un français ne peut prendre un migrant en stop sans se retrouver
avec la voiture immobilisée et emmené au poste.
Ce type d’action, impliquant les réfugiés sans se substituer à eux n’avait
jamais été mis en place à Sangatte. Tout fut plus ou moins improvisé mais
l’objectif d’une action politique de solidarité a été réussi malgré les
humanitaires du collectif qui ne voulaient pas d’implication directe des
réfugiés.
Aujourd’hui, les réfugiés savent qu’ils peuvent être soutenus.
D’ailleurs, ils prévoient prochainement d’organiser une manif pour dénoncer
leurs conditions de vie.
Quant à nous, nous savons maintenant que notre soutien symbolique les
intéresse , que les « hordes d’extrême droite » (annoncées par les RG) sont
invisibles mis à part quelques autocollants "dégage, tu nique la France",
que la police ne bouge pas face au nombre, que la barrière de la langue se
franchit, qu’on ne pourra compter que sur nous même pour diffuser des info,
que les humanitaires sont des peureux, que les migrants réclament notre
soutien, que leur condition de vie ne sont pas aussi bonne que la croix
rouge peut nous le laisser penser, qu’ils sont prèts à tout, QU’ON DOIT SE
MOBILISER AVEC EUX ...
Marie F
quand on peut faire un peu, ne rien faire est une grave erreur...
Voir en ligne : (tiré de la liste zpajol)