Place de l’eglise de Sangate, décision prise de rejoindre le centre à pied,
où étaient retournès quelques militants, puis débuter la marche.
A peine pris le départ, la camionnette de CRS qui nous surveillait de loin
depuis notre arrivée. s’avance jusqu’à notre hauteur, pour nous demander
nos intentions, puis nous dépasse...
Alors que nous sommes à quelques centaines de metres du centre, nous y
entendons de nombreux cris. Inquiétude : Les flics y sont-ils entrés
pour empécher les réfugiés de nous rejoindre ? Quelques instants plus
tard, les cris se transforment en clameur. Perplexité...
Alors que nous arrivons à l’entrée, nous nos craintes se dissipent en
voyant des dizaines d’ombres suivant les quelques militants présents
dans le centre. :-)
Négociation rapide avec les flics, qui nous accordent l’autorisation
de marcher vers Eurotunel. Seule condition : qu’un de leurs véhicules
nous précède... N’ayant pas vraiment envie d’avoir le décors de notre
marche entaché par ce genre de véhicule, nous proposons que ce soit un
de nos véhicule qui fasse le travail. Proposition accordée..
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à plus de 250 à marcher en
pleine nuit :-)
Nous marchons donc dans la nuit noire, mais dans une ambiance de fête,
en criant les slogans habituels. Mais en faisant tout de même attention aux
voitures qui nous croisent.
Petite indécision en arrivant à un rond-point, juste avant l’arriivée du
but annonce (un pont juste à coté du site, oq nous avions garré des
voitures pour notre retour). Nous continuons cependant tous ensemble
(enfin presque, j’ai l’impression qu’il y avait un peu moins de monde
qu’un peu plus tôt.. ;-) )
Arrivés presque à notre but, nous nous arrretons pour discuter de la
suite des evènements. Evidement, c’est ici que se pose la question : que
veulent faire les réfugiés ? Retourner à Sangate, ou tenter leur chance.
Et que devons nous faire nous-mêmes ?
Pendant que nous discutons, deux flics (un civil et un en uniforme de la
PAF) nous rejoignent, et demandent nos intentions. Certains réfugiés
demandent à ce que les flics les rapatrient à Sangate. Les flics
refusent : vous n’ètes pas encore dans la zone interdite...
Le temps que nous discutons, les sans-papiers montre leur décision :
une grande partie d’entre eux s’avance vers le pont !
Les flics les laissent passer...
Nous restons là, à les regarder tenter leur chance (passage de frontière
ou rapatriement automobile à Sangate, allez savoir ! )
Une autre partie des réfugiés décide de rentrer à pied à Sangate.
Afin d’éviter qu’ils ne marchent trop, nous organisons des navettes
automobiles. La route du retour est très encombrèe : Des réfugiés
marchant dans les deux sens. Lors de mon passage en voiture devant le
centre, nous voyons un véhicule de la police débarquant un groupe de
réfugiés. Faisaient-ils partie des marcheurs, où etait-ce des personnes
ayant tenté leur chance en dehors de nos activités ?
Dans tous les cas, J’ai l’impression que les CRS ne vont pas beaucoup
dormir cette nuit... :-)
Place de l’eglise de Sangate, décision prise de rejoindre le centre à pied,
où étaient retournès quelques militants, puis débuter la marche.
A peine pris le départ, la camionnette de CRS qui nous surveillait de loin
depuis notre arrivée. s’avance jusqu’à notre hauteur, pour nous demander
nos intentions, puis nous dépasse...
Alors que nous sommes à quelques centaines de metres du centre, nous y
entendons de nombreux cris. Inquiétude : Les flics y sont-ils entrés
pour empécher les réfugiés de nous rejoindre ? Quelques instants plus
tard, les cris se transforment en clameur. Perplexité...
Alors que nous arrivons à l’entrée, nous nos craintes se dissipent en
voyant des dizaines d’ombres suivant les quelques militants présents
dans le centre. :-)
Négociation rapide avec les flics, qui nous accordent l’autorisation
de marcher vers Eurotunel. Seule condition : qu’un de leurs véhicules
nous précède... N’ayant pas vraiment envie d’avoir le décors de notre
marche entaché par ce genre de véhicule, nous proposons que ce soit un
de nos véhicule qui fasse le travail. Proposition accordée..
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à plus de 250 à marcher en
pleine nuit :-)
Nous marchons donc dans la nuit noire, mais dans une ambiance de fête,
en criant les slogans habituels. Mais en faisant tout de même attention aux
voitures qui nous croisent.
Petite indécision en arrivant à un rond-point, juste avant l’arriivée du
but annonce (un pont juste à coté du site, oq nous avions garré des
voitures pour notre retour). Nous continuons cependant tous ensemble
(enfin presque, j’ai l’impression qu’il y avait un peu moins de monde
qu’un peu plus tôt.. ;-) )
Arrivés presque à notre but, nous nous arrretons pour discuter de la
suite des evènements. Evidement, c’est ici que se pose la question : que
veulent faire les réfugiés ? Retourner à Sangate, ou tenter leur chance.
Et que devons nous faire nous-mêmes ?
Pendant que nous discutons, deux flics (un civil et un en uniforme de la
PAF) nous rejoignent, et demandent nos intentions. Certains réfugiés
demandent à ce que les flics les rapatrient à Sangate. Les flics
refusent : vous n’ètes pas encore dans la zone interdite...
Le temps que nous discutons, les sans-papiers montre leur décision :
une grande partie d’entre eux s’avance vers le pont !
Les flics les laissent passer...
Nous restons là, à les regarder tenter leur chance (passage de frontière)
ou rapatriement automobile à Sangate, allez savoir !
Une autre partie des réfugiés décide de rentrer à pied à Sangate.
Afin d’éviter qu’ils ne marchent trop, nous organisons des navettes
automobiles. La route du retour est très encombrèe : Des réfugiés
marchant dans les deux sens. Lors de mon passage en voiture devant le
centre, nous voyons un véhicule de la police débarquant un groupe de
réfugiés. Faisaient-ils partie des marcheurs, où etait-ce des personnes
ayant tenté leur chance en dehors de nos activités ?
Dans tous les cas, J’ai l’impression que les CRS ne vont pas beaucoup
dormir cette nuit... :-)
A+ Jacques.
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